vendredi 21 novembre 2008

Choc! L'éducation

À première vue, Paris semble très près de l’idée que je m’en étais fait. En effet, après avoir visité la ville à travers maintes lectures et grâce à un voyage antérieur, je l’avais imaginée de manière assez conforme à la réalité. Certes, le paysage urbain est pittoresque, et l’architecture impressionnante, mais je m’y attendais un peu. Je savais d’ores et déjà que Paris était une ville d’une grande beauté, et c’est avec plaisir que je me perds dans les rues de la capitale.

Le choc culturel qui m’attendait ne viendra que plus tard. Ayant la chance de côtoyer d’« authentiques » Français, j’en profite pour discuter politique et éducation avec eux. Ils m’expliquent patiemment le système gouvernemental français et me renseignent sur la vision de l’éducation du pays. Que de différences ! J’écoute avec attention, tente de comprendre le point de vue des Français quant à la politique et à l’éducation.

L’éducation semble être une priorité en France, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’un enfant dont les parents ne paieraient pas les frais universitaires alors qu’ils en ont les moyens pourrait poursuivre ceux-ci ! Par ailleurs, le gouvernement accorde diverses subventions selon la situation familiales des étudiants afin de leur permettre d’accéder à la fac. Les étudiants en fac n’ont donc pas à travailler afin d’acquitter leurs frais scolaires, et peuvent se concentrer sur leurs études. On accorde une place de choix à l’éducation, et si j’ai bien saisi, il est plus aisé pour des étudiants de divers milieux sociaux de poursuivre leurs études supérieures quand ils ont obtenu de bons résultats avant.

C’est donc un choc pour moi de découvrir tous ces faits. Bien entendu, nous sommes privilégiés au Québec de pouvoir accéder à l’université à moindre coût si on compare nos frais universitaires avec ceux d’autres pays tels les États-Unis, mais j’ai l’impression que nous prenons ce droit à l’éducation comme étant acquis, alors qu’en France l’histoire fait en sorte qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Ce n’est qu’une hypothèse, et peu importe la raison pour laquelle notre vision de l’éducation diffère, je crois que notre système d’éducation gagnerait à s’inspirer du système français.

« Savoir, c’est pouvoir », et je crois que c’est en donnant la chance au plus grand nombre de gens d’accéder à une éducation supérieure que la France parvient à concrétiser sa devise : « Liberté, Fraternité et Égalité ».


Marianne Deschênes

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