<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519</id><updated>2011-04-21T22:38:45.264-04:00</updated><category term='Impressions...'/><category term='Mots à part...'/><category term='En chair et en os'/><category term='Au jour le jour'/><category term='Journal de bord'/><category term='Le retour'/><category term='Contributions des professeurs'/><category term='Critiques du jury'/><category term='Le voyage'/><title type='text'>Le prix Goncourt des lycéens</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>81</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3862415727493857987</id><published>2009-02-05T20:31:00.002-05:00</published><updated>2009-02-05T20:35:05.496-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mots à part...'/><title type='text'>Lettre de Catherine Cusset</title><content type='html'>Chers lycéens, chères lycéennes,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci. Un grand, grand merci. Je ne saurais vous dire quel honneur vous me faites en élisant Un brillant avenir comme lauréat du XXIème Goncourt des Lycéens. Je ne m’y attendais pas du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous venons de vivre, ensemble et séparément, pendant deux mois, une fantastique aventure. À la mi-septembre, parce que votre professeur de français s’était porté volontaire, vous vous êtes retrouvés avec quinze livres de la rentrée littéraire choisis par vos aînés, les jurés du Prix Goncourt. Vous avez dû, de ces quinze livres, en lire quatre, cinq, six ou davantage, pour en discuter ensuite avec vos camarades. Certains d’entre vous n’avaient encore jamais lu de romans. Beaucoup ignoraient tout de la littérature contemporaine, de la rentrée littéraire, des enjeux de la course aux prix, qui donnent à une maison d’édition une chance de survie et à un écrivain la liberté de vivre de sa plume. Au début, peut-être certains d’entre vous ont-ils été rebutés par l’ampleur de la tâche, la taille ou le sujet de certains livres à lire. Mais peu à peu vous vous êtes pris au jeu. Vous avez compris que vous aviez le pouvoir d’agir sur le réel, et vous avez découvert les rouages de la démocratie, le vote, le pouvoir de la rhétorique et la loi de la majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon côté, vivant en Amérique depuis dix-huit ans, j’ignorais presque tout du Goncourt des Lycéens. Quand j’ai appris qu’il y aurait des rencontres avec les lycéens dans plusieurs régions de France, j’ai accepté de me prêter au jeu. Je dois avouer que j’ai d’abord été désarçonnée. Placée sur une estrade à côtés d’autres écrivains dont certains étaient accueillis par vous comme des stars, j’ai parfois eu l’impression de me retrouver dans une sorte de marché où il fallait vendre son livre comme une marchandise. Quand une main se levait dans la salle et que la question était inévitablement pour un autre écrivain, remontaient en moi de vieux complexes enfouis depuis les années de lycée: ceux de la fille qui voudrait tant être “sympa,” “cool”, et populaire, mais qui reste dans son coin et que ses camarades croient hautaine et méprisante parce qu’elle est timide et peu sûre d’elle. J’ai quarante-cinq ans, vous en avez entre quatorze et dix-huit. Le corps vieillit, mais vous verrez qu’on a toujours quinze ans dans son coeur. Face à vous, j’avais conscience de cela, du vieillissement du corps, car votre jeunesse nous renvoie en miroir notre âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, au cours de ces deux mois, moi aussi je me suis prise au jeu. J’ai apprécié de retrouver vos jeunes visages, d’entendre vos questions qui devenaient plus précises et subtiles à mesure que vous lisiez les livres, et de partager avec mes petits camarades une solidarité rarement donnée au romancier, car écrire est un métier solitaire. Même sans avoir aucune chance de remporter ce prix, j’étais heureuse d’avoir vécu avec vous une aventure qui me semblait symboliser l’exception culturelle française. J’avais l’impression que quelque chose d’important s’était passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous imaginez donc ma surprise, et ma joie, quand j’ai reçu l’appel de Rennes le 12 novembre. Que vous ayiez pu choisir un roman racontant sur un demi-siècle l’histoire d’une Roumaine émigrée aux États-Unis, et racontant en parallèle le rapport conflictuel, compliqué, entre cette belle-mère roumaine et sa belle-fille française, me paraît encore incroyable et me touche profondément. Certains d’entre vous m’ont interrogée sur la structure de ce livre. Comme j’ai répondu lors des rencontres, j’ai longtemps hésité . Je craignais de gâcher la belle histoire d’Elena et de Jacob en y mêlant une autre histoire, moins épique et plus psychologique. Finalement j’ai compris que je n’avais pas le choix car le sujet du livre, c’était le rapport entre le passé et le présent. entre le rêve d’avenir, et ce qu’était devenu ce rêve. Mon roman serait peut-être trop difficile à lire ainsi et ne rencontrerait aucun succès, mais tant pis: il n’y avait que sous cette forme qu’il était cohérent avec son projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous, les plus jeunes, me dites aujourd’hui: c’est justement cette forme que nous avons aimée. Vous n’avez pas été rebutés par l’apparente difficulté. Toucher votre public, je ne pouvais espérer de plus grand succès. Si j’écris, c’est avant tout parce que j’aime lire, parce que je ne peux envisager de journée où je ne retrouve le soir, au coucher, un roman qui sera mon compagnon d’endormissement. J’ai besoin d’un vrai compagnon: d’un roman où je me sente bien, dont “existent” les personnages—grâce à une écriture sans complaisance où chaque mot est nécessaire. Je désire écrire des livres que mes lecteurs aient envie de retrouver le soir. Quand vous me dites que mes personnages sont restés avec vous une fois le livre refermé, vous me redonnez espoir. Cela veut dire que nous sommes pareils, qu’il n’y a pas de fossé de génération entre nous. Moi qui crains tant d’être un dinosaure dans un monde où plus personne ne lit et où l’image l’emporte sur le mot, je peux donc voir en vous de petits dinosaures qui vont grandir et peupler le monde d’autres bébés dinosaures?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaite que cette aventure vous ait donné le goût de retrouver le soir un compagnon de mots, et que votre curiosité vous aiguille vers les immenses espaces de la littérature, où vous guidera votre instinct. Il est difficile de donner des conseils, car deux personnes n’aiment pas les mêmes livres, ce que vous avez compris en débattant dans vos classes pendant deux mois. Mais on ne peut s’empêcher de vous suggérer d’aller voir du côté des Russes, Tolstoï et Dostoïevski, d’Edith Wharton et de Salinger par delà l’Atlantique, de Balzac et de Flaubert par chez nous. Entre autres, entre très nombreux autres. Juste un commencement…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec toute mon amitié,&lt;br /&gt;Catherine&lt;br /&gt;&lt;a href="mailto:catherinecusset@yahoo.com"&gt;catherinecusset@yahoo.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cettre lettre a été publiée sur le blog de la Fnac &lt;a href="http://www.fnaclive.com/blogs/prix-goncourt-des-lyceens-2008/un-petit-mot-de-catherine-cusset-rien-que-pour-nous"&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3862415727493857987?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3862415727493857987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3862415727493857987' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3862415727493857987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3862415727493857987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2009/02/lettre-de-catherine-cusset.html' title='Lettre de Catherine Cusset'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-9101315506511115202</id><published>2008-12-02T23:18:00.003-05:00</published><updated>2008-12-06T22:55:16.373-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le jeudi 13 novembre (la dernière journée, mais non la moindre)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Comme convenu la veille, aujourd’hui, ce sera le musée de l’histoire de Paris : le musée Carnavalet. Lever énergique, déjeuner nourrissant, regard vif, carte d’étudiant et plan de Paris au poing, nous comptons sur cette journée pour clore avec succès notre séjour dans la capitale française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite à une agréable marche dans les rues et une traversée guillerette de l’Île-Saint-Louis, le musée Carnavalet nous salue et nous ouvre gratuitement ses portes. Ouvrons une parenthèse sur ce qu’en dit le petit Larousse illustré : « Carnavalet, musée historique de la Ville de Paris, au Marais. Il occupe l’ancien hôtel Carnavalet des XVIe et XVIIe siècle et d’autres bâtiments qui lui ont été adjoints. Les collections comprennent des reconstitutions d’intérieurs parisiens, des peintures, documents graphiques et objets. Important fonds de l’époque révolutionnaire; souvenirs de Mme de Sévigné, qui y habita. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une telle description, il va sans dire que nous avions sous-estimé le musée en planifiant n’y consacrer que deux heures… En effet, c’est au pas de course (la crinière au vent pour certaines) que nous avons traversé près de 1000 ans d’histoire. Pourtant, notre incroyable mémoire-éponge, développée par plus d’une semaine à arpenter les musées, nous a permis d’en retenir des bribes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes maintenant à même de distinguer haut-relief, bas-relief et rond-de-bosse par exemple. Nous avons aussi parfaitement en tête la ville de Paris telle qu’elle se présentait au Moyen Âge et nous comprenons maintenant pourquoi les Français ont eu mille fois raison de se révolter contre l’opulence démesurée des monarques et des aristocrates au XVIIIe siècle. J’ajouterais même que c’est dans ce musée que j’ai appris à lire correctement les panneaux présentant les objets (et les peintures!) exposés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l’exaltante visite, direction la rue du Bourg-Tibourg pour calmer nos estomacs affamés. En fait, plusieurs se sentent « faiblots » et votent pour une soupe à l’oignon. Après quelques grognements, un consensus se fait pour aller manger au Feriol, restaurant espagnol (!) présentant un menu pour tous les goûts et tous les appétits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fromage fondu et quelques croûtons plus tard, on se laisse pour l’après-midi. La plupart se dirigent vers les magasins pour leurs achats de dernière minute, d’autres vagabondent à la recherche de chocolat ou de crêpes, d’autres encore n’en n’ont pas eu assez avec le Carnavalet : il leur faut un autre musée. C’est mon cas, car j’aurais été très déçue de quitter Paris sans avoir vu le musée exposant les œuvres de Pablo Picasso. J’y passe donc une partie de l’après-midi avec ma mère qui est elle aussi à Paris pour un court laps de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15h30 : il est l’heure de rentrer à l’hôtel pour ensuite repartir vers la FNAC. Nous devons y rencontrer personnellement Catherine Cusset. Monsieur Hottote et Mme Gariépy ne viennent pas, mais nous nous donnons rendez-vous à une bouche de métro qui, aux dires de Michel-André, est facilement reconnaissable. Soit, nous nous séparons donc. Arrivés à la FNAC, nous réalisons que Catherine Cusset ne nous sera pas présentée officiellement, contrairement à ce qui était prévu (légère déception pour certains). Nous attendons quand même avec impatience la conférence de presse qui nous la fera connaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine Cusset nous apparaît comme quelqu’un d’enjoué, rigolo et plutôt sympathique. Se qualifiant elle-même de narcissique, elle nous surprend tous en avouant qu’elle avait d’abord écrit l’histoire de Marie (la belle-fille de du personnage principal &lt;em&gt;d’Un brillant avenir&lt;/em&gt;), mais qu’on lui avait fortement conseillé de consacrer ses énergies sur Elena. « Dans le roman, c’est moi Marie, s’exclame Catherine Cusset, et ça a été extrêmement difficile de couper autant dans ma propre histoire ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tendance verbo-motrice de l’auteure et séance de signatures obligent, nous quittons la FNAC avec beaucoup de retard au programme. C’est donc d’un pas militaire que nous courons vers le point de rendez-vous. Malheureusement, saint Hottote ne veillant pas sur nous ce soir, les dieux sont contre nous. Après moult pirouettes et contre–salto (« T’es sûre ? C’est par là ?), nous nous extirpons du métro et trouvons tant bien que mal notre chemin en direction de cette fameuse « porte Berger » qu’aucun Parisien ne connaît par son petit nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, le retard d’une heure a été plus que suffisant pour que nous manquions le rendez-vous avec Michel-André et Chantal. Appel à l’hôtel, tour d’horizon dans les cafés du coin… Ils finissent par apparaître (un peu bleus) et nous amènent au restaurant l’Entrecôte. Personne n’ose revenir sur le léger incident du retard, et c’est tant mieux comme ça : qui voudrait être responsable de tensions lors de notre dernière soirée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’entrée du restaurant, le garçon nous propose d’aller au sous-sol, pour profiter de plus d’espace. J’entends encore Meggie : « Un autre sous-sol ? Jamais deux sans trois, moi, je ne le trust pas ! ». Aussitôt attablé, chacun commande son repas. C’est à cause de l’entrée d’Anne-Sophie et de celle de maman Joanne (qui nous a accompagnés du musée Picasso jusqu’ici) que des doutes commencent à planer. En effet, elles réagissent bizarrement à la coriace vinaigrette qui inonde leur salade fanée : picotement et enflure des lèvres... La soupe de poisson déçoit, mais sans plus, nous attendons avec impatience les plats. Enfin, les assiettes principales. Quelle tristesse de voir arriver le saumon béarnaise accompagné d’une sauce figée, gélatineuse type Knorr, et de frites à moitié cuites ! Quelle frustration de devoir renvoyer quatre assiettes parce que leur contenu est froid ! Non, décidément, le restaurant l’Entrecôte n’aura pas d’étoile Michelin, pas la moindre petite fourchette dans le moindre petit guide...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terminant nos plats, discutant de la médiocrité du restaurant, je tourne innocemment mon regard vers l’assiette de ma mère et aperçoit, ô surprise, la jolie tête d’une ravissante chenille (?) verte qui termine courageusement l’ascension du restant de saumon. Les cris de panique de Florence et la colère de Mme Garet suffisent à attirer l’attention sur notre groupe. Le sympathique gérant, après toutes nos plaintes, consent à venir nous voir à notre table, mais sans jamais admettre la pertinence de nos commentaires. Il fera tout de même cadeau de son repas à ma mère et le groupe payera onze repas sur douze.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même, quelle rigolade ! Nous avons ri jusqu’à nous en faire exploser la rate ce soir-là ! Le retour à l’hôtel se fait rapidement, demain nous devons nous lever tôt. Rêverons-nous de limaces géantes prenant d’assaut les murs de Paris ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le vendredi 14 novembre 2008 : départ pour Montréal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lever à l’aube pour tous : le départ de l’hôtel s’effectuera à 6h30 précises. Les yeux petits comme des raisins sec (!), nous grignotons pour la dernière fois les pains briochés et les croissants de l’hôtel le Clément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une pointe de nostalgie, nous chargeons les bagages dans l’autobus à l’heure dite et partons vers l’aéroport Charles-de-Gaulle. Adieu Paris ! ou plutôt : À la prochaine ! quartier Saint-Germain, butte Montmartre, Île-Saint-Louis et j’en passe! Même le « périph » nous semble, à ce point-ci du voyage, d’une beauté particulière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’aéroport, à la pesée des bagages, chacun attend avec anxiété le verdict : ma valise est-elle ou n’est-elle pas trop lourde ? Tout le monde y va de ses spéculations et Gregory est déclaré grand gagnant : son bagage est définitivement le moins lourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avion décollant avec une heure de retard sur l’horaire, nous nous occupons comme nous pouvons, qui au magasin hors-taxes, qui en replongeant dans ses études scolaires, qui en dormant. L’appel des voyageurs finit par se faire entendre et nous embrassons du regard une dernière fois le sol qui nous a accueillis ces derniers dix jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc quitté la France la tête pleine de culture, le cœur rempli de souvenirs (et les valises combles de chocolat !) avec l’espoir d’y revenir bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anabel Cossette-Civitella&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-9101315506511115202?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/9101315506511115202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=9101315506511115202' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/9101315506511115202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/9101315506511115202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-jeudi-13-novembre-la-dernire-journe.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1467212098156500138</id><published>2008-12-02T23:15:00.003-05:00</published><updated>2008-12-06T22:56:29.821-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le mercredi 12 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première (et seule) grasse matinée du voyage ! Tout le monde en a profité sauf Anne-Sophie et Mme Garet qui devaient se rendre aux délibérations nationales du prix Goncourt des Lycéens. Une matinée sans gros évènements, sauf une entrevue avec Maxence Bilodeau pour un reportage qui allait faire la joie des familles restées au Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Anne-Sophie Voyer délibère et Mme Garet revient à l’hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 11h30, tout le monde se dirige vers &lt;em&gt;La Chope&lt;/em&gt;, où sera annoncé le roman lauréat du prix Goncourt des Lycéens. L’annonce se fait attendre alors que tout le monde se tait et regarde la télévision chaque fois que le Goncourt est mentionné, seulement pour comprendre qu’il faut attendre encore une demi-heure. Les lois du direct obligent : en effet, la nouvelle est diffusée sur le réseau national français !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, ça y est : on parle du prix. Une clameur monte de notre table alors que l’on apprend qu’Anne-Sophie a été élue présidente du jury. Elle annonce que le roman &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; de Catherine Cusset a remporté le prix Goncourt des Lycéens 2008. Puis elle descend donner des interviews. Et d’autres interviews. Et encore plus d’interviews. La nouvelle star nationale du Québec finit par se libérer, et nous nous dirigeons d’un pas guilleret vers l’Hôtel de Ville. Puis nous le faisons une deuxième fois pour Mr Bilodeau qui veut d’autres images pour son reportage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde s’entasse dans la salle de réception (c’est beau), des gens parlent (c’est long), Anne-Sophie parle aussi (nous sommes heureux). Après le petit buffet, Anne-Sophie et Mme Garet repartent par train de presse pendant que le reste du groupe visite une exposition sur le roi Arthur. C’est décevant et un peu infantile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Point fort de la visite : huit jeunes adultes assis en demi-cercle devant une télévision qui écoutent religieusement des extraits de &lt;em&gt;Monty Python and the Holy Grail&lt;/em&gt;. Tout le monde garde en tête de louer le film au retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On mange sur le pouce (tout est fermé ! Pourquoi tout est fermé ? Parce que l’heure du repas est passée, tout simplement !) et on prend le TGV pour retourner à Paris. On est fatigués et la plupart des gens dorment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour, on félicite encore une fois Anne-Sophie et elle nous raconte comment elle est devenue une grande amie de la fille de Catherine Cusset pendant la réception chez Gallimard à laquelle elle a assisté avec Mme Garet. On est épuisés, on mange (Janie s’extasie encore sur un dessert) et on va se coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gregory Sternthal-Ouimet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1467212098156500138?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1467212098156500138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1467212098156500138' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1467212098156500138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1467212098156500138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-mercredi-12-novembre-2008-premire-et.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1634767330162499051</id><published>2008-12-02T23:11:00.003-05:00</published><updated>2008-12-02T23:24:59.471-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le mardi 11 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, on va dire bonjour au quartier Montmartre, dans le 18e arrondissement. Sortie, station des Abbesses; on chante Aznavour en grimpant les nombreuses marches menant au sommet de la butte. &lt;em&gt;Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, Montmartre en ce temps-là accrochait ses lilas...&lt;/em&gt; Là-haut nous attendent la basilique du Sacré-Cœur et une superbe vue sur Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a de la vie à Montmartre ! Il y a un monde fou en cette matinée ensoleillée, ce qui encourage le violoniste de rue à pousser ses chansons populaires. &lt;em&gt;Belle, c’est un nom qu’on dirait inventé pour elle&lt;/em&gt;. « Anabel, emprunte-lui son instrument et fais-nous un numéro ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir visité le Sacré-Cœur, on entame une promenade aux alentours. À gauche, le café de la Bohème : &lt;em&gt;On était jeunes, on était fous&lt;/em&gt;. À droite, des reproductions d’affiches anciennes : Joséphine Baker et sa jupe de bananes. Nous voilà place du Tertre, où les nombreux peintres et caricaturistes ont de charmantes (et réalistes !) tactiques d’approche : « Je te dessine sans tes boutons pour 15 euros ! » Plus loin, le musée Salvador Dali, mais pas le temps de s’y attarder aujourd’hui. On s’arrête quelques minutes devant le curieux Bateau-Lavoir (un étage rue Ravignan, trois rue Garreau…) avant jeter un coup d’œil à la fontaine Wallace. Notre promenade continue : à gauche, une chanteuse des rues nous interprète du Jacques Dutronc : &lt;em&gt;Il est cinq&lt;/em&gt; &lt;em&gt;heures, Paris s’éveille&lt;/em&gt;. À droite, le fameux café des Deux-Moulins. &lt;em&gt;Aujourd’hui, Amélie vous&lt;/em&gt; &lt;em&gt;propose sa soupe de marrons pour 9,90 euros&lt;/em&gt;. Arrivés à Pigalle, on est déçu devant le célébrissime Moulin-Rouge et son environnement…&lt;em&gt;pittoresque&lt;/em&gt; ! Il n’y a plus grand chose à voir ici, hop, on s’engouffre dans le métro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au menu ce midi, jambon-beurre et café-crème à l’étage du café de la Mairie, place St-Sulpice. Retour à l’hôtel où l’on s’empare des mini-bagages en prévision de notre nuit à Rennes. Arrivés à la gare, on composte les billets, avant de s’installer dans la voiture 9 du TGV 08029, Rennes sans arrêt : « Merci de voyager avec la SNCF ». Il faut compter deux heures de trajet pendant lesquelles on lit le &lt;em&gt;Canard enchaîné&lt;/em&gt; si on ne dort pas. On étudie ou on regarde le paysage défiler derrière la fenêtre, en écoutant de la musique. Anne-Sophie doit être un peu plus nerveuse que nous qui profitons pleinement de ce moment de répit : demain matin, elle sera sur la sellette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peine le temps de fermer les paupières et l’on se retrouve en Bretagne. Le temps pluvieux nous fiche le cafard, et c’est d’un pas lourd que nous nous rendons à l’hôtel Anne–de-Bretagne. Qu’il est revigorant de prendre une bonne douche chaude ! Nous voilà pomponnées, prêtes à rencontrer les délégués français. Au cinq à sept prévu à l’hôtel de Nemours, le caviar de lump et le kir royal nous redonnent des forces. C’est la course aux tomates-cerises dans le bol de hors-d’œuvre. On est en manque de légumes !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le groupe migre vers un restaurant à proximité, le repas du soir a lieu chez nul autre que Léon le Cochon! Ça nous fait bien rire ! On rencontre Maxence Bilodeau, sympathique journaliste montréalais, travaillant en France pour la télévision de Radio-Canada. Il partage généreusement avec nous son expérience de journaliste en poste en France. Ça fait chaud au cœur d’entendre du québécois; on a une petite pensée pour notre chez nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence Paquin-Mallette&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1634767330162499051?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1634767330162499051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1634767330162499051' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1634767330162499051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1634767330162499051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/ce-matin-on-va-dire-bonjour-au-quartier.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-782444901090896109</id><published>2008-12-02T23:09:00.001-05:00</published><updated>2008-12-02T23:09:57.814-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'>La journée d'Anabel</title><content type='html'>Le lundi 10 novembre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’épargnerai au lecteur éventuel les détails de cette matinée blême. En effet, MOI, en bonne élève studieuse, JE suis restée à l’hôtel pour étudier, pensant que les autres allaient visiter Versailles. C’est ainsi que, s’écoulant au gré des systèmes d’interférence de Young et des variables aléatoires conjointes, les minutes se sont transformées en heure et j’ai vu la fin de cette MERVEILLEUSE journée en m’endormant la face dans mon Kokis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surprise! Marianne et les autres reviennent en m’avouant qu’ils ont visité MON musée puisque Versailles était fermé et que, décidément, j’avais manqué quelque chose. Quelle joie ! Je me dirige donc, plus ou moins guillerette, vers le restaurant désigné par maître queux Hottote avec le reste de la meute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous apprécions un souper dans l’intimité et la tranquillité (« GASPAAAAAAARD, deux sans résa, DEUX !!!») et partageons une bonne petite bouteille de vin… question de faire passer le morceau de la journée manquée. Mais que dis-je, journée manquée, mais pas du tout, car elle ne fait que commencer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 21h00, nous sommes attendus au Saint-Jean pour prendre un verre avec Julien-celui-qui-est-le-neveu-et-pas-l’autre-qui-ne-l’est-pas et profiter d’un spectacle de jazz manouche. Accoudés au bar, sirotant un pastis à la mode parisienne, nous nous sentons soudainement en vacances. Avec une subtilité exceptionnelle, toutefois, un jeune homme (ô combien sexy) trouble ma quiétude en renversant la totalité de sa bière sur mon bras innocent… et en profite pour entamer la conversation (qu’il a savante, d’ailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière étape de la soirée, et non la moindre, l’appartement de Julien et Julien où nous rencontrons des jeunes « vraiment sympa, alors du coup, ce sont des oufs! ». L’atmosphère emboucanée ne nous trouble plus autant, l’accent ne nous déstabilise plus aussi fortement : après plusieurs soirs de veille, nous sommes des vrais de vrais! Cette nuit-là sera la plus longue toutefois. Retour au bercail : 5h00 du matin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-782444901090896109?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/782444901090896109/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=782444901090896109' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/782444901090896109'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/782444901090896109'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/la-journe-danabel.html' title='La journée d&apos;Anabel'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1627250603090844363</id><published>2008-12-02T23:02:00.004-05:00</published><updated>2008-12-02T23:25:34.181-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le lundi 10 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lundi matin, le téléphone sonne, le reveil fait de même trois secondes plus tard. Il est 7h30 et la journée débute. Anne-Sophie me demande si je vais suivre le groupe à Versailles, je ne le sais pas encore… Après dix minutes de réflexions, je me dis que je ferais mieux de suivre le groupe, même si personnellement, je ne tiens pas tant que ça à y aller : je ne veux pas rester seule. Tout le groupe est vraiment enthousiaste, nous allons voir le château de Versailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peine avons-nous quitté l’hôtel, que Claude, l’adorable sœur de Mme Garet, sort en courant, en pyjama. Elle ne veut pas nous quitter sans nous dire au revoir. Elle rentre à La Rochelle ce soir et elle passera la journée avec Mme Garet. Nous la remercions de sa présence et lui disons d’aller à l’intérieur, il fait froid et elle n’a pas de manteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi la fête d’Anabel, elle décide de rester à l’hôtel pour étudier et voir sa mère au courant de la journée. Nous allons nous retrouver avant le souper. Nous lui souhaitons une bonne journée d’anniversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde part en direction du métro pour se rendre en RER au château. Et j’oubliais ! les Français font le pont, car mardi est férié. Cela veut dire que beaucoup de commerces sont fermés (ce que nous oublierons un peu plus tard). Nous arrivons au comptoir où on se procure les billets, vingt minutes plus tard, M. Hottote demande onze billets en direction du château de Versailles. Le jeune homme très aimable (nous étions tombés sur une bonne étoile, le guide, notre inénarrable guide de l’OFQJ n’était plus avec nous) nous annonce que le château est fermé pour la journée; en fait, il est fermé tous les lundis. M. Hottote est très content que le garçon nous ait avertis et que nous n’ayons pas eu à faire le voyage pour rien. Le reste du groupe est vraiment déçu, car Versailles, c’était aujourd’hui ou jamais, moi je me sens un peu coupable parce que je ne suis pas très triste, et même plutôt soulagée... Nous avons donc d’autres décisions à prendre; qu’allons-nous faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première étape : rappeler à l’hôtel dans le but d’avertir Victor (le copain de Julien) que nous allons à Beaubourg aujourd’hui et non jeudi comme prévu, mais comme à Paris la majorité des téléphones publics ne fonctionnent qu’avec une carte d’appels, nous ne réussissons pas à utilier la cabine. Plusieurs mentionnent qu’Anabel voulait voir précisément cette expo-là; la réponse tombe : « Elle a décidé de ne pas suivre, c’était sa décision ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore vingt minutes (toujours vingt minutes !) et nous y sommes. Juste avant d’arriver, nous passons devant une boutique très sympa. Plusieurs y font des achats : cadre d’Audrey Hepburn pour Alexandra, tasse Barbapapa pour Anne-Sophie, cartes postales en quantité industrielle pour Caroline et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant rien ne semble vouloir fonctionner aujourd’hui : le centre Georges-Pompidou n’ouvre que dans cinquante minutes. On convient d’un point de rencontre au pied de la sculpture préférée de Chantal : un immense pot de fleurs, sans fleurs. Le groupe se sépare, je pars avec un sous-groupe magasiner. Premier arrêt Miss Coquine, boutique de vêtements, accessoires et souliers. Ici encore des achats. Le sous-groupe se subdivise encore, Anne-Sophie, Caroline et moi partons vers une autre destination shopping. Que c’est agréable de magasiner ensemble !&lt;br /&gt;De retour au point de rencontre, carte d’étudiant en arts à la main, nous rentrons assez facilement. Nous déposons sacs et manteaux au vestiaire et la visite commence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Futuristes : une exposition basée sur le Manifeste du Futurisme de Filippo Tommaso Marinetti .Michel-André explique certains tableaux. L’expo est vraiment réussie. Certains adorent, d’autres moins. Nous avons visité deux expositions sur l’art moderne en deux jours et certains n’aiment vraiment pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la visite d’une première partie du centre Pompidou, nous allons manger. La température n’est pas très clémente, mais nous trouvons un sympathique casse-croûte. Sandwiches et crêpes au Nutella pour dessert combleront notre petit creux jusqu’à l’heure du souper.&lt;br /&gt;Le groupe se sépare à la fin du repas : Chantal retourne au Louvre, d’autres au centre Pompidou et d’autre décident de faire autre chose. Temps interminable pour déposer nos manteaux, séparément cette fois, car chacun a des projets différents pour l’après-midi libre. Nous visitons alors l’exposition permanente, qui n’est pas à la portée de tout-un-chacun : elle est très moderne et pas toujours facilement accessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, Janie, Alexandra et moi nous dirigeons vers la rue Mouffetard. Cette fois c’est plutôt deux fois vingt minutes qu’il nous faut pour arriver à destination, même à un rythme de marche très rapide. DÉCEPTION : presque tout est fermé le lundi en France, même à Paris. (Nous l’avions oublié). Tout de même nous profitons des quelques boutiques ouvertes. Janie était tombé en amour avec des pantalons style jupe, donc un essayage s’impose… Résultat : la jupe-culotte est trop petite. Deuxième arrêt pour l’essayage d’une tunique avec des chats pour moi, l’essayage s’impose encore… Résultat : j’ai l’air d’une tapisserie, d’une nappe ou d’un rideau, ça ne me va vraiment pas bien. Encore une déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de retourner à l’hôtel, mais comme aucune ne possède un sens de l’orientation très développé, nous faisons un arrêt obligatoire dans une librairie, un jeune homme très sympathique nous expliquera le chemin plusieurs fois avant de comprendre que nous avons besoin d’un plan !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction Le Clément, vingt minutes, forcément. Brève préparation dans la chambre avant de repartir souper. Entre temps, Anne-Sophie apprend qu’elle aura une entrevuee téléphonique avec une journaliste de radio-Canada; le stress augmente, mais elle excellera comme toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Direction La Taverne, qui est à dix minutes (oui, dix !) de notre hôtel. Petit resto aimable, cependant quelques-uns ont le vent dans le dos : quand on ouvre la porte, ils sont en plein courant d’air. La nourriture est très bonne. Je me risque à manger un tartare de bœuf; surprise du goût, j’adore, mais je suis incapable d’en manger plus de la moitié : c’est beaucoup trop copieux. Les desserts sont aussi réussis, Janie est encore et toujours en extase, son retour au Québec sera peut-être difficile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus grande partie du groupe se dirige ensuite vers un bar, où un groupe de jazz manouche se produit, pour retrouver Julien. Nous faisons aussi la rencontre de quatre très beaux garçons dont l’un échappe VOLONTAIREMENT son verre de bière sur Anabel ! C’est vraiment drôle. Nous voudrions bien rester, mais nous sommes attendues à l’appartement des Juliens pour souligner l’anniversaire d’Anabel. Soirée vraiment super. C’est agréable d’avoir la chance de parler avec les gens de l’appart (où tout le monde est le bienvenu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure du matin, c’est l’heure de faire dodo, la nuit sera courte et, c’est le départ pour Rennes demain après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meggie-Laurence Vincent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1627250603090844363?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1627250603090844363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1627250603090844363' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1627250603090844363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1627250603090844363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-lundi-10-novembre-2008-lundi-matin.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7505222366450761904</id><published>2008-12-02T22:59:00.001-05:00</published><updated>2008-12-02T23:25:53.205-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le dimanche 9 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche matin, je me réveille avant le radio-réveil et l’appel téléphonique du « gentil » réceptionniste. Et que je suis contente! Je passe ma tête dans notre porte-fenêtre, à la fois pour faire lever Meggie (enfouie sous toutes les couvertures qu’il y avait dans notre penderie), mais aussi pour regarder le temps qu’il fait, et oh ! surprise ! le soleil brille ! « Meggie, il fait beau ! » « Pour vrai ?!?! » Oui, pour vrai. Pas un lever très difficile, donc. C’est avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles que nous descendons « petit-déjeuner ». Tout le monde est prêt ? On part ! Marche légère – vingt minutes à peine – (hi hi ! cette fois, c’est vrai !) jusqu’au jardin du Luxembourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, la bouche pleine de « oh ! » et de « ah ! » ou de toute autre onomatopée qui semble s’appliquer à l’appréciation béate, on commence la visite des jardins. Que c’est beau ! Madame Garet nous présente toutes les espèces de fleurs qui sont, oui, encore en pleine floraison. Nous marchons jusqu’au petit étang au centre, où font halte quelques canards délurés qui osent s’approcher des heureux promeneurs qui ont apporté du pain dans l’espoir d’attraper un bout de baguette. Caroline et Anabel, qui sont tellement subjuguées par la beauté de l’endroit, partent dans une joyeuse course vers nulle part, et reviennent, le rouge aux joues et le sourire aux lèvres. Claude nous bombarde de quelques flashes qui feront des clichés superbes. On voit la maquette de la statue de la liberté, les statues des reines, et on s’extasie devant tout ce que l’on voit. Une petite marche santé dans le parc, et on met le cap sur le musée du Luxembourg pour l’exposition &lt;em&gt;de Miro à Warhol&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis bouche bée. Le futurisme, quand tu ne comprends rien, c’est moche, mais quand Michel-André vient t’éclairer de sa lanterne érudite, toute la beauté des œuvres s’offre à toi. Des peintures magnifiques, des sculptures étranges et… bruyantes, une exposition fantastique! Mon coup de cœur? Les &lt;em&gt;Ten-Foot Flowers&lt;/em&gt; de Warhol ! En tapisser les quatre murs de ma chambre au retour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sort du musée, un peu à contre cœur pour certaines, qui auraient bien voulu continuer leur magasinage dans la superbe boutique. Et on marche, encore et toujours, cette fois vers le Panthéon. Une fois sur place, on se questionne sur le pendule géant qui prouve la rotation de la terre – oui, c’est bien le pendule de Foucault, éponyme du roman d’Umberto Eco –, on plonge dans les sous-sols pour trouver les tombes des Grands de ce monde : en France, les écrivains en font partie. On salue Voltaire, Hugo, Dumas et quelques autres, et on remonte rejoindre Madame Garet et Madame Gariépy, qui, momentanément éclopées toutes les deux, ont évité les quatre-vingt-quinze marches vers la crypte et les tombeaux. Choix judicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois sortis du Panthéon, on marche (quelle surprise, vous allez dire !) vers la rue Mouffetard, et on recommence avec nos « oh! » et nos « ah! » ahuris. Une vraie fourmilière !!! Des boutiques, un marché des deux côtés de cette petite rue sympathique et très pentue. Une fois en bas, imaginez notre surprise quand on surprend un bal en plein air. En bons touristes que nous sommes, on rit et on chante en chœur et à pleins poumons avec les musiciens, les danseurs et les spectateurs, photos à l’appui. « Eh, tout le monde, est-ce que ça vous dit, un pique-nique ? » Réponse unanime en faveur du pique-nique ! Alors, bravant le froid et les pigeons voraces, nous dégustons des baguettes chaudes, avec des fromages et du saucisson. C’est vraiment très bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le groupe se scinde. Madame Gariépy et Claude nous quittent, et les onze derniers aventuriers partent vers le château de Vincennes. Et encore des « oh! » et des « ah! » époustouflés par toute la majesté de ce château-fort. On monte les six étages du donjon qui vient d’être rouvert au public, puis, du chemin de ronde, on fait des grands signes à ceux qui sont restés en bas, on rit comme des gamins qu’on amène au parc pour la première fois de l’année, après le dégel. Est-ce que la fatigue commence à frapper ? Je crois bien que oui. Un petit tour de métro et hop, à l’hôtel pour se changer pour le dîner. Grand questionnement, comme c’est toujours le cas lorsqu’on nous offre un choix. Où irons-nous ? Voilà les choix : fruits de mer, pâtes ou brasserie. Florence tente de régler le problème : « Y’a des pâtes aux fruits de mer dans les brasseries ! ». Pour mettre tout le monde d’accord, on vote ! On se retrouve dans une des plus belles brasseries parisiennes, sur le boulevard St-Germain : le Vagenende, un magnifique restaurent Art-Déco plein de miroirs (&lt;a href="http://www.vagenende.fr/p2.html"&gt;http://www.vagenende.fr/p2.html&lt;/a&gt;). Un service à l’ancienne, pas à l’assiette, mais au plat, par un serveur qui se paie gentiment notre tête. Qu’importe : c’est délicieux ! Je manque par trois fois de m’endormir dans mon verre d’eau, je suis crevée, mais pas assez pour passer à côté du dessert, ni de la réaction de Janie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite pointe de nostalgie, c’est une autre superbe journée qui se termine, et la dernière avec Claude, qui a su rendre notre séjour parisien d’autant plus agréable le temps qu’elle était là, merci!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7505222366450761904?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7505222366450761904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7505222366450761904' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7505222366450761904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7505222366450761904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-dimanche-9-novembre-2008-dimanche.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1068780969150029121</id><published>2008-12-02T22:54:00.001-05:00</published><updated>2008-12-02T23:26:16.041-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le samedi 8 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Wow! En ce samedi matin, le soleil nous fait le plaisir d’être au rendez-vous ! On commence donc la journée du bon pied ! Parlant de pieds... Aujourd’hui, ils nous seront encore très utiles pour parcourir la ville, puisque le programme de la journée se déroule en grande partie sur l’Île-de-la-Cité, qui se situe à vingt petites minutes de marche (oui, oui !) de notre hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guidés par Michel-André, nous nous rendons place Dauphine, qui a été construite sous Henri IV en l’honneur du dauphin, le futur Louis XIII. Nous en apprenons davantage sur l’histoire de cette place publique, sacrée patrimoine historique, et qui doit, pour cette raison, conserver intacts les deux seuls pavillons originaux qui subsistent sur les trente-deux qui avaient alors été construits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous traversons ensuite le marché des fleurs qui, depuis 1808, année de sa création, a conservé tout son cachet. L’endroit est magnifique, et c’est avec un plaisir enfantin que nous nous promenons entre les allées, humant l’arôme des fleurs et appréciant la belle journée. Demain, le marché aux fleurs deviendra le marché aux oiseaux, comme chaque dimanche !&lt;br /&gt;Prochain arrêt ? La Sainte-Chapelle ! Édifiée par le roi Louis IX (saint Louis) au XIIIe siècle, elle était destinée à accueillir la Couronne d’épines de la Passion du Christ. Bel exemple de l’architecture gothique rayonnante, la Sainte-Chapelle est somme toute très impressionnante dans son ensemble, mais c’est au deuxième étage que l’on apprécie véritablement le chef-d’œuvre. En effet, l’étage de la Sainte-Chapelle, autrefois réservé aux offices religieux pour la famille royale et les grands officiers, est à couper le souffle. Le plafond semble immensément haut, et les vitraux des quinze verrières se substituent à la pierre. Grâce au soleil qui brille en cette magnifique matinée, nous sommes à même de profiter de ces vitraux dans toute leur splendeur. J’apprécie tout particulièrement les jeux de lumière et les couleurs, c’est « divin » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois de la journée, nous traversons la Seine, ce grand fleuve..., pour nous rendre sur l’Île-de-la-Cité où nous avons la chance d’observer pour la première fois, pour la majorité d’entre nous, la façade de Notre-Dame-de-Paris. J’avais déjà visité la cathédrale au cours d’un voyage précédent, mais la façade était alors en cours de ravalement, et je suis donc enchantée de pouvoir l’observer à ma guise sous le soleil. Après avoir amplement profité de la vue, nous pénétrons dans l’église et nous la visitons à notre gré. Le gigantisme et la beauté de la cathédrale ne peuvent laisser personne indifférent, et je tente de mémoriser les moindres détails. L’exercice requiert plus de concentration et de temps que ne le permet la visite en groupe, et je quitte donc Notre-Dame avant d’avoir pu compléter la tâche. Dommage ! Ce sera pour une prochaine fois... Je suis désormais obligée de revenir à Paris !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux bruits bizarres de nos estomacs, je crois que l’heure de casser la croûte est arrivée ! C’est aussi l’heure de retrouver Mme Garet, Claude (sa sœur) et Alexandra, qui sont restées à l’hôtel pour attendre le médecin. Alexandra, souffrant d’un mal de gorge et toussant depuis son arrivée dans la capitale française, a dû être soignée. Le lieu du rendez-vous me plaît énormément, le nom ne pouvant pas faire autrement que de me faire sourire. En effet, l’endroit où nous mangerons se trouve rue du Bourg-Tibourg, et ça me fait rire, sans que je ne sache trop pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après maintes délibérations sur le restaurant qui aurait l’honneur de nous accueillir pour le lunch, nous fixons notre choix sur un coquet petit salon de thé-boulangerie. Le deuxième étage me plaît vraiment, avec sa carpette rose et ses fauteuils dans les mêmes teintes. Le groupe se sépare pour occuper de petites tables, et nous nous sustentons grâce à des sandwichs et des &lt;em&gt;foccacias&lt;/em&gt;. Sans que ce soit de la gastronomie, j’apprécie beaucoup ce dîner pour l’ambiance très &lt;em&gt;Sex and the City&lt;/em&gt; de la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer le dîner sur une note sucrée, plusieurs se rendent dans une chocolaterie pas très loin. Le chocolat est délicieux et réchauffe nos cœurs et nos corps, qui ne disent pas non à un petit remontant, car si la journée est ensoleillée, elle est aussi très froide, le vent qui souffle n’aidant pas au bien-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sourire aux lèvres et les dents pleines de chocolat, nous nous rendons place des Vosges, anciennement place Royale, construite au tout début du XVIIe siècle. C’est de toute beauté, et j’ai un faible pour les fontaines situées aux quatre coins de la place. Le groupe se sépare, et sous les arcades, nous sommes plusieurs à apprécier du spectacle d’un orchestre classique. Emportées par la musique, nous profitons de ce moment magique, observant le décor pittoresque. Tous nos sens sont sollicités en cet instant, et je ressens un profond contentement. Quel moment de grâce!&lt;br /&gt;J’adore ma journée jusqu’à présent, et après cet intermède musical, je suis encore plus excitée. La prochaine activité, soit la visite de la maison Victor-Hugo, est au choix. Plusieurs « decquistes » songent à reprendre le chemin de l’hôtel pour aller étudier un peu, car bien qu’il soit difficile de le croire, le monde ne s’est pas arrêté de tourner aux frontières de Paris, et la vie poursuit son cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, il est hors de question en cet instant de songer aux études, et je tiens à profiter de mon après-midi au maximum. Le musée de Victor-Hugo m’intéresse tout particulièrement, et l’exposition en cours, sur &lt;em&gt;Les Misérables&lt;/em&gt;, encore plus. Cette œuvre a complètement changé ma vision de la littérature et de la vie, et c’est donc un pur bonheur pour moi que de la redécouvrir grâce à l’exposition. On découvre à l’intérieur du musée le processus de création de l’auteur dans la collection permanente, et on revit littéralement, grâce à l’exposition, les thèmes de l’œuvre. C’est encore une fois un moment magique, et tant d’émotions me font monter les larmes aux yeux. Je quitte donc la maison de Victor Hugo fort émue, encore un peu ébranlée d’avoir ressenti dans un si court laps de temps plusieurs des sentiments que m’avait fait vivre le roman génial que sont &lt;em&gt;Les Misérables&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors du musée épuisée, sans savoir si c’est le fait du décalage horaire ou de l’exposition. Vidée, je n’ai pas envie de faire de lèche-vitrines et décide donc de rentrer seule à l’hôtel, afin de pouvoir m’y rendre à mon rythme de marche, habituellement très rapide. En marchant à cette cadence vers l’hôtel, je profite de ce premier instant de solitude depuis le début du voyage. J’adore me promener seule, car je peux ainsi enregistrer les détails de ma promenade sans être distraite par une conversation. Tous mes sens sont dès lors en éveil, et je me trouve dans un état second de pur bonheur. C’est dans cet état que je reprends le chemin de l’hôtel, heureuse à l’idée que je suis seule dans Paris mais aussi enchantée de bientôt retrouver mon lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est cependant pas ce qui arriva... En effet, emportée par ma cadence soutenue, je me réveille peu à peu, et je ne peux m’empêcher de faire un peu de lèche-vitrines, ou tout simplement de poursuivre ma promenade. Impossible pour moi de songer à rentrer à l’hôtel alors que je suis à Paris, un samedi après-midi ! Je dormirai de retour à la maison... Je veux vivre le rythme de la vie, découvrir le pas des Parisiens, me laisser emporter par la foule ! Mes pas me guident vers la rue de Rivoli, qui devient vite ma préférée ! Sans entrer dans les magasins, je mémorise leur nom, admire la présentation des vitrines, observe les concepts des boutiques. Je m’imprègne des tendances et de l’ambiance, et je profite de chaque instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai un coup de cœur pour la ville, et j’adore me perdre dans les petites rues au cachet pittoresque. En regardant l’heure, je réalise que je dois malheureusement rentrer, et je traverse la Seine pour rejoindre la rive gauche alors que le soleil est déjà couché. À reculons, je rentre à l’hôtel, choisissant le chemin le plus long afin de vivre encore l’extase de la promenade du samedi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour au Clément, je m’effondre sur mon lit, plus que satisfaite de mon après-midi que je résume à Anabel, avec qui je partage une chambre. Je fais une courte sieste de quinze minutes avant de redescendre rejoindre le groupe. Ensemble, nous nous dirigeons vers le restaurant italien qui nous reçoit ce soir, nous racontant nos péripéties de la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après toute la délicieuse cuisine française, je trouve la cuisine italienne rafraîchissante. Je crois que tout le monde apprécie beaucoup, d’autant que nous sommes tombés sur un restaurant de grande qualité; la cuisine est délicieuse, et le serveur assez comique. À l’heure du dessert, le tiramisu fait jaser. Anabel, après mûre réflexion (les desserts étaient déjà servis quand, après avoir goûté au tiramisu, elle en commande un elle aussi !), fait part de son choix au serveur, qui lui amène un gâteau décoré d’un cœur, l’assaut final d’une joute de séduction qui a commencé au début du repas. Toute la table éclate de rire, et c’est le cœur léger et le ventre bien rempli que l’on quitte le restaurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est samedi soir, ne l’oublions pas. Après avoir laissé les professeurs à l’hôtel, nous (les étudiants) acceptons l’invitation du neveu de Mme Garet qui nous avait gentiment conviés à une soirée entre amis. Nous suivons Victor, un ami de Julien qui nous avait rejoints au restaurant, et c’est avec plaisir que nous découvrons un appartement parisien, qui m’impressionne encore par son architecture étonnante (hauteur des plafonds, taille des fenêtres, moulures, etc.) et qui aurait une valeur historique selon les standards américains. Cette superbe journée se termine donc en beauté chez Julien et ses colocataires, et nous rentrons à l’hôtel au petit matin; pour ma part, je suis comblée par cette magnifique journée que je n’oublierai pas de sitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marianne Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1068780969150029121?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1068780969150029121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1068780969150029121' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1068780969150029121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1068780969150029121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-samedi-8-novembre-2008-wow-en-ce.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-5231627159373502354</id><published>2008-12-02T22:52:00.001-05:00</published><updated>2008-12-02T23:26:41.326-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le vendredi 7 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le vendredi le 7 novembre est, selon moi, la journée touristique la plus productive. Pour ma part, je la commence très tôt. Je chausse mes « baskets » et explore, au pas de course, Paris, alors que la ville peine à se réveiller. J’ai l’intention d’aller voir la tour Eiffel au lever du soleil, mais, incapable de me rendre (voir Choc! Tous les chemins mènent à Rome), j’abandonne et décide de suivre d’autres coureurs. Impossible ! Ils m’emmènent courir dans les jardins du Luxembourg ! J’ai déjà fait ma journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à l’hôtel, je croise Anne-Sophie, toute nerveuse parce qu’elle se rend aux délibérations parisiennes, mais aussi parce que son réveil n’a pas sonné (Meggie a « meggilisé » l’hôtel la veille). Après quelques mots d’encouragements, je vais réveiller Florence. Je m’empresse de prendre ma douche, à tel point que, quand je sors de la salle de bain, Florence a seulement enfilé ses chaussettes et elle me regarde avec un air « où-tu-prends-ton-énergie-à-cette-heure-matinale ? » « C’est une belle journée, n’est-ce pas? » Il pleut…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, le programme de la journée m’enthousiasme. D’abord, pendant qu’Anne-Sophie nous représente dans les locaux de la FNAC, le reste du groupe visite le musée de Cluny (Clooney pour les intimes), un musée médiéval de petite envergure qui a de quoi plaire grandement. Avant d’entrer, on passe devant le jardin réservé aux simples, où toutes les plantes médicinales sont méticuleusement nommées. Je gagnerais à m’en inspirer. À l’intérieur du bâtiment, on s’exclame devant les collections de tapisseries, de sculptures, de vitraux, d’enluminures et d’orfèvreries : « Dans ce temps là, les gens avaient le souci du détail. Aujourd’hui, on recherche l’efficacité. Ce n’était pas mieux à l’époque, c’était comme ça. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saturés d’information, quoi de mieux qu’une bonne petite marche ? On n’a pas le choix, on a rendez-vous à la FNAC pour le buffet et pour retrouver notre déléguée. On prend le métro pour les Champs-Élysées, on descend à la station Charles-de-Gaulle-Étoile, on monte les escaliers vers l’extérieur et… « No way ?! Comment ont-ils pu… ? » Chapeau à Napoléon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le salon de la FNAC, on est anxieux. On oublie qu’on vient de passer à côté de l’Arc de Triomphe parce que celui qui nous intéresse le plus en ce moment, il est plus moderne, plus petit; c’est la porte qui nous sépare des jurés parisiens. On discute avec des professeurs français qui essaient autant que nous de deviner le tiercé gagnant. La porte s’ouvre, pauvre Anne-So, on la bombarde de questions. Elle n’ose pas trop répondre, enfin, pas entre ces quatre murs. On apprend qu’elle est la déléguée pour les écoles étrangères, c’est l’euphorie (numéro 1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les bouchées du buffet ne nous ont pas rassasiés, alors on décide d’aller dans un petit bistro dans le Sentier où on mange à la bonne franquette : croque-monsieur, croque-madame (!) et MÉGA hot-dog (ceux qu’on trouve dans Central Park font pitié comparés à celui-ci). Puis, quoi ? Libres ? Qui ? Nous ! Cet après-midi ? Chouette ! Du coup (hi hi !), Marianne, Anabel et Florence optent pour le « shopping », alors qu’Anne-So, Alex, Meggie, Greg, Janie et moi-même, on décide de profiter du rayon de soleil pour prendre des photos sur l’île de la Cité. Les bêtises fusent : photos inusités et faces de raisins secs. Dommage, la noirceur nous ramène à l’ordre, on doit rejoindre les autres, car la journée est loin d’être terminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE LOUVRE ! Ça sonne tellement Paris ! On est tous hyper excités. On se perd un peu en s’y rendant. « On se rejoint devant la pyramide du Louvres ! ». La dernière fois que j’ai vérifié, une pyramide, ça avait quatre côtés, et cette pyramide, elle est énorme. Comble du bonheur, on aperçoit Claude et Anabel qui papotent devant l’entrée. Les autres arrivent au compte-gouttes. On entre ; moment solennel. On va chercher des billets; oups, pas besoin de billets avec nos cartes-magiques-d’étudiants-en-arts. De toute façon, le vendredi à partir de 18 heures, le Louvre, c’est gratuit ! Le XIXe siècle est d’abord à l’honneur, puis, on met le cap sur la Joconde et la fameuse victoire de Samothrace; Janie en perd ses mots. Les decquistes s’exclament : « C’est notre cours d’histoire de l’art !!! », Meggie, ébaubie, y va d’exclamations de bonheur, Anne-So bloque l’entrée du salon d’Apollon sans s’en rendre compte parce qu’elle est ravie et béate d’admiration pour le plafond, et les autres visiteurs s’arrêtent pour écouter avidement, autant que nous en fait, les explications de M. Hottote. Tout le monde y trouve son compte, et personne n’est étonné du fait que l’on puisse passer trois jours à visiter le même musée sans jamais refaire les mêmes ailes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant du musée, je suis bien la seule à sauter partout. Il se fait tard, on est « raqué » et on a faim. On a prévu de manger sur la rue Mouffetard, au Piano Muet, avec le fils de Claude, Julien (le neveu de Mme Garet, donc), et quelques-uns de ses amis. Le souper est un délice. La nouvelle compagnie est agréable bien qu’on ne soit pas trop jasant, par gêne peut-être un peu, mais plutôt parce qu’il aurait fallu crier pour qu’ils nous entendent à l’autre bout de la table. Constatez : neuf étudiants plus trois profs plus Claude plus Julien plus trois amis de Julien (Victor et Charlie, et un autre Julien)… dix-sept à table !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Florence, Marianne, Anabel et moi, la soirée s’est continuée à l’appartement des « Juliens ». Disons-le, leur appartement est G-É-N-I-A-L. La décoration éclatante, les plafonds moulurés, l’ambiance décontractée, les gars accueillants, mais « ça pue la cigarette! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à la chambre, pour Florence et moi, c’est l’unisson : on a adoré notre journée. Sous les couvertures, la lumière éteinte, on revient sur ce qu’on a fait; bref, on parle beaucoup trop. Zut ! Le réveil est prévu dans moins de quatre heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline St-Pierre et Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-5231627159373502354?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/5231627159373502354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=5231627159373502354' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5231627159373502354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5231627159373502354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-vendredi-7-novembre-2008-le-vendredi.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2640915116334422472</id><published>2008-12-02T22:49:00.001-05:00</published><updated>2008-12-02T23:27:00.123-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le jeudi 6 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et voilà notre deuxième journée en France! Nous commencions tranquillement à nous habituer au rythme de Paris. Le matin venu, nous avons quitté l’OFQJ en autobus en compagnie de notre « guide » et du chauffeur. (Et avec une auto-stoppeuse !) Plan au programme : tour de ville. Mais l’autobus s’est mis à effectuer des méandres hasardeux dans les dédales des rues secondaires, tournant en rond, zigzagant, usant de confusion et de détours au gré des sinuosités… Mais n’empêche que nous l’avons vu de près, la vraie, la célèbre tour Eiffel. Nous avons eu le loisir de marcher dessous. Et nous sommes aussi allés sur la fameuse place de l’Étoile que redoutent « les conducteurs provinciaux et les touristes », aux dires de Mme Garet. Quittant l’Arc-de-Triomphe, nous avons encore tourné en rond juste un petit peu. Mais nous sommes arrivés sains et saufs au cimetière du Père-Lachaise. Enfin, nous avons marché dans les sentiers et les ruelles que forme cet étrange amas de tombes hétéroclites. Sous un ciel gris, survolés de corneilles croassant quelque oraison funèbre, au milieu de toutes ces pierres abandonnées par le temps, certains parmi nous pouvaient bien sans rougir avoir froid dans le dos… Après une recherche ardue, nous les avons enfin trouvés, Molière et Jean de La Fontaine y étaient (ils étaient d’ailleurs fort bavards…), comme plusieurs autres célébrités de tous les genres… personnages célèbres que nous n’avons pas forcément trouvés. En effet, les pierres tombales et les caveaux familiaux de gens modestes se mêlent d’une façon très hétéroclite à ceux des gens plus connus, voire très célèbres. N’empêche qu’il fallait y aller ne serait-ce que pour cette inscription sur la tombe de Kellermann : « Concession à perpétuité nº 666 ». Qu’il repose en paix et au chaud là où il se trouve…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus nous a heureusement laissés devant l’hôtel Le Clément où nous avons rapidement pris possession de nos chambres. Certains avaient une cour intérieure, d’autres avaient une vue sur les toits de Paris et sur Saint-Germain-des-Prés et d’autres étaient au cinquième étage. Ceux-là ont fait de l’exercice. Prendre note que j’étais au cinquième étage. Le dîner (ou déjeuner) fut pris dans un curieux petit lieu appelé « Bar à soupe et quenelles ».&lt;br /&gt;« C’est quoi une quenelle ?&lt;br /&gt;– Difficile à expliquer Janie… une sorte de farce préparée avec de la farine et un corps gras, pas appétissant quand on le raconte… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun professeur n’étant en mesure de nous décrire une quenelle (!), nous avons donc attendu pour le constater. Et ça ressemble à quoi finalement ? À une mousse très, très ferme, brune, parfumée très subtilement… ou quelque chose comme ça. Bilan : une quenelle est un truc mystérieux et inexplicable. Enfin, beaucoup plus difficile à expliquer que la photosynthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons ensuite continué tranquillement dans Saint-Germain-des-Prés où nous sommes entrés pour visiter le célèbre monument religieux établi à l’emplacement même où un irréductible Gaulois (Camulogène) a tenu tête aux armée romaines en 52 après JC. C’est Childebert, fils de Clovis, qui fit commencer les travaux de la basilique en 543. C’était quand même un peu impressionnant. Ce fut ensuite au tour du musée d’Orsay de nous accueillir. Musée magnifique, à couper le souffle. Il s’agit d’une ancienne gare transformée en musée d’art. M. Hottote, professeur d’histoire de l’art de son état, s’est révélé un guide génial. Mais alors que nous admirions &lt;em&gt;Le déjeuner sur l’herbe&lt;/em&gt; de Manet, nous nous sommes fait sortir hors de la salle d’exposition. Nous avons alors appris qu’en France, il existe un droit de parole dans les musées : pour faire la visite avec son propre guide, on doit réserver un droit de parole; sinon on doit faire la visite seul, sans commentateur, ou avec un guide agréé par le musée. Ah ! bon… Mais il faut le dire, c’était magnifique. L’architecture, les tableaux, la fameuse horloge, les sculptures, tout était superbe. Et nous venions quand même de voir pour vrai les tableaux de ce fameux Manet dont parle &lt;em&gt;Un chasseur de lion&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons par la suite soupé (ou dîné – « souper », c’est les mamies qui disent ça, aux dires des Français-) dans un petit restaurant où nous avons mangé (médiocrement) dans le sous-sol, ce qui a permis à certaines personnes d’établir une étrange corrélation entre la qualité du souper et le palier où on le prenait. Plus on est haut, mieux c’est, selon certains.) Mais du dessert reste du dessert, et il y avait des plats très bons, il faut le souligner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatigués, nous sommes tous rentrés dans nos chambres respectives, pour sombrer tranquillement dans les bras de Morphée, rêvant à la tour Eiffel, à Molière, aux quenelles et à Manet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2640915116334422472?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2640915116334422472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2640915116334422472' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2640915116334422472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2640915116334422472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-jeudi-6-novembre-2008-et-voil-notre.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1804065304529360870</id><published>2008-12-02T22:48:00.001-05:00</published><updated>2008-12-02T23:27:22.756-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Au jour le jour'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le mardi 4 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Enfin à l’aéroport !Le grand jour est arrivé ! J’y retrouve avec plaisir mes collègues « lycéens », aussi fébriles et excités que moi-même. Nous avons tous hâte de partir. Petit pépin à l’enregistrement des bagages : mon bagage à main est apparemment trop gros ! Paniquée, je réussis tout de même à faire tenir le strict nécessaire dans mon minuscule sac à dos. Après environ quatre heures d’attente (l’avion a du retard), nous embarquons finalement. Huit heures, une escale à Québec et un repas infect plus tard, nous débarquons à l’aéroport Charles-de-Gaulle, où nous sommes accueillis par deux représentants de l’O.F.Q.J.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le mercredi 5 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu fripés par le voyage, c’est avec soulagement et excitation que nous montons dans l’autobus de l’O.F.Q.J qui nous amène au centre Kellerman où nous dégustons avec plaisir un léger déjeuner accompagné d’une bonne tasse de café français bien fort. Par la suite, nous suivons le guide qui nous a accueilli à l’aéroport. La promenade s’avère décevante. Le jeune homme ne semble pas connaître la ville et nous emmène au hasard, un peu n’importe où.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aboutissons finalement au Jardin des Plantes où notre guide est visiblement soulagé de nous abandonner et où nous visitons le musée. La quantité des squelettes est vraiment impressionnante ! Pendant notre visite, deux de nos accompagnateurs essaient de trouver un guichet afin de retirer de l’argent. Pas de chance ! Les quelques guichets ou banques autour du musée sont fermés ou n’acceptent pas les cartes étrangères. Fatigués, nous nous arrêtons dans un café où un bon chocolat nous remet sur pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous dirigeons ensuite vers la Seine et nous décidons de prendre le bateau-bus. Nous nous extasions devant les bâtiments illuminés et les divers ponts, quand soudain apparaît devant nous la tour Eiffel. Grande, mince, illuminée (toutes les heures seulement, pour économiser l’électricité, elle se met à briller de tous ses feux et à clignoter), elle est vraiment magnifique ! Avant d’entreprendre l’exploration du quartier Saint-André-des-Arts, nous nous arrêtons à une terrasse chauffée où j’expérimente pour la première fois la consommation d’un grog !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, notre journée se termine par un souper au Pied de Fouet où nous nous régalons avant de retourner au centre Kellerman. En route, un incident survient : Mme Garet se tord la cheville, mais nous arrivons néanmoins tous sains et saufs. Avant d’aller me coucher, j’apporte de l’alcool à friction à Mme Garet. Finalement, ma bouteille de 450 ml n’aura pas traversé l’océan en vain ! Janie et moi avons décidé de ne pas prendre de douche. En effet, la minuscule cabine qui nous sert de salle de bain et un tout-en-un : on y trouve le lavabo, une très légère dénivellation dans le sol où est censée s’écouler l’eau de la douche et la toilette. Assise sur les toilettes, on a les pieds dans la douche… Nous décidons donc d’un commun accord de ne pas nous aventurer à en comprendre le fonctionnement et d’attendre d’être installées à l’hôtel le Clément pour prendre une vraie douche. Nous sommes trop épuisées pour une potentielle et très probable inondation ! Nous nous contentons donc de nous effondrer dans notre lit (enfin un vrai lit !) où le sommeil nous gagne immédiatement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandra Saucan&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1804065304529360870?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1804065304529360870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1804065304529360870' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1804065304529360870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1804065304529360870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/12/le-mardi-4-novembre-2008-enfin-laroport.html' title=''/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1310541276461143368</id><published>2008-11-29T22:53:00.000-05:00</published><updated>2008-11-29T22:54:03.506-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc ! La présence de l’Histoire</title><content type='html'>Avant de partir en voyage, j’avais déjà entendu dire que les Français accordaient une très grande importance à leur histoire; cependant je ne pouvais m’imaginer que l’immersion débutait aussi tôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tous les musées que nous avons visités, sans exception, il y avait des jeunes accompagnés de professeurs qui leur expliquaient les œuvres et les sensibilisaient à l’art. C’est au musée de Cluny et après une discussion avec Mme Garet que j’ai vraiment compris que c’était tout à fait normal en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée de notre visite, des enfants d’environ trois ans vivaient la même expérience que nous dans ce musée formidable du Moyen Âge. Plusieurs d’entre eux avaient un biberon ou leur « doudou’ » ; certains étaient installés en cercle, avec leur mère, et je pense des éducatrices. D’autres marchaient en admirant l’exposition ou étaient portés par un adulte. Jamais nous n’avons entendu des cris ou des pleurs. Ils savaient déjà se comporter convenablement dans les lieux comme celui-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, pour tenter de diminuer l’écart entre les enfants de divers milieux sociaux, le système scolaire et les garderies font beaucoup de sorties culturelles. De ce fait, les enfants ont la même base d’éducation, la même chance ainsi de pouvoir peut être accéder plus tard à la fac de leur choix. Les moins bien nantis ne seront pas ignorants, et les mieux nantis ne seront pas les seuls cultivés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici à Montréal, l’épicerie est un lieu mouvementé… et dans les musées on entend souvent les adultes essayant de contrôler les jeunes : « ne touche pas à ça, reste ici, parle moins fort, ne cours pas », etc. Je suis heureuse d’avoir vu qu’ailleurs, c’était différent. Je me suis dit aussi qu’ils étaient chanceux comparativement à certains enfants de quartiers défavorisés de Montréal et d’ailleurs qui n’ont pas encore, selon moi, cette opportunité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meggie-Laurence Vincent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1310541276461143368?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1310541276461143368/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1310541276461143368' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1310541276461143368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1310541276461143368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-la-prsence-de-lhistoire.html' title='Choc ! La présence de l’Histoire'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3676533862779362551</id><published>2008-11-29T22:52:00.000-05:00</published><updated>2008-11-29T22:53:19.005-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! La surprise culinaire</title><content type='html'>La France, c’est beau. Il y a le Louvre qui regorge d’œuvres d’art magnifiques, il y a le musée d’Orsay qui est splendide en lui-même, sans compter toutes les superbes avenues, les monuments imposants et l’architecture remarquable. Donc, la France c’est beau, mais surtout, c’est bon, c’est délicieux ! Que dis-je, c’est délicieux… la France, c’est porter le plaisir de manger à son paroxysme ! Ah ciel, si vous saviez les délices que nous avons mangés ! À vous raconter cela, j’ai les papilles gustatives qui s’agitent encore en soupirant. Le premier souper a été comme une révélation je dois l’avouer. Canard confit aux cerises comme plat principal et moelleux aux poires en dessert. Tout simplement divin. Le paradis en bouche. Et c’est là que j’ai goûté pour la première fois à de la tarte Tatin et à encore d’autres assortiments variés de sucre, de farine, de crème, de fruits, de chocolat qui, combinés ensembles, donnent les plus exquis et ravissants desserts. C’était tellement bon ! J’ai commencé à attendre avec délectation le repas du soir. Le menu était en français, pourtant, nous n’y comprenions rien. Heureusement, nos accompagnateurs étaient de fins connaisseurs et nous nous sommes la plupart du temps régalés. J’ai bien dit la plupart du temps… Mais ma vie venait de changer. J’ai commencé à parler desserts, à lire desserts, à rêver desserts. Je venais de découvrir ce que signifiait réellement le plaisir de se sustenter. Je suis donc arrivée au Canada avec un livre de recettes acheté outre-atlantique (mon nouveau livre de chevet) afin de pouvoir à nouveau goûter  à de la crème brûlée, du canard, des sandwichs au fromage de chèvre, de la terrine de campagne, de l’agneau, du fondant au chocolat, du cabillaud, du fromage bleu, des baguettes de pain moelleuses, des macarons multicolores, des choux à la crème, de la soupe à l’oignon gratinée, des escargots, des milles-feuilles, des chocolats fourrés à toutes sortes de préparations et encore mille et une petites choses délicieuses qui pourront continuer à me ravir. En espérant seulement que j’arrête de tout faire brûler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3676533862779362551?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3676533862779362551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3676533862779362551' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3676533862779362551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3676533862779362551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-la-surprise-culinaire.html' title='Choc! La surprise culinaire'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6884274507817590632</id><published>2008-11-29T22:49:00.002-05:00</published><updated>2008-11-29T22:52:05.154-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! Montréal – Paris : qwerty – azerty</title><content type='html'>Quand Québécois et Français se rencontrent, la première erreur qu’ils font, c’est de comparer…..pour ensuite juger ! On compare tout : ses expressions, son pain, sa voiture, ses fringues, ses fleuves et ses idoles. « Ah ! Ils sont comme ça vos fils électriques, EN FRANCE, ils sont sous les trottoirs !» et de répondre «Oui mais, AU QUÉBEC, les chanteuses ont, comment dire, plus de voix !». Il est important de se rappeler que mis à part la langue, Français et Québécois ont très peu en commun au niveau culturel. Alors attention à ces jugements spontanés. Pour comprendre nos différences, il faut se souvenir… Faisons l’exercice aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je me souviens » des premières nations, avant l’arrivée des Européens. Puis de cette Nouvelle-France, il y a de cela 400 ans. Je me souviens de la conquête britannique de 1760, de l’Acte constitutionnel de 1791 et de la fédération canadienne en 1867. Je me souviens de la Révolution tranquille, de l’immigration, de la Crise d’octobre en 1970 et des référendums. « Gens du pays, c’est votre tour, de vous laisser parler d’amour » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me souviens pas des hommes préhistoriques, 2 millions d’années, ça fait beaucoup. Par contre, je me souviens de la Gaule romaine, 2000 ans, ça va, et des invasions barbares. Du Moyen-âge, de la guerre de Cent Ans et de la Peste noire. Je me souviens de la Renaissance, « Liberté, Égalité, Fraternité », scandait le peuple sous la Révolution en 1789, je me souviens des colonies, « Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, deux histoires bien différentes, deux continents, deux climats, deux monnaies, deux drapeaux distincts. Oui, deux on-ne-sait-pas-trop-quoi pas pareils, mais une vie qui continue, sur une planète qu’on partage. Alors vivement ces rencontres interculturelles, qui nous sortent de notre nombrilisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence Paquin-Malette&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6884274507817590632?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6884274507817590632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6884274507817590632' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6884274507817590632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6884274507817590632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-montral-paris-qwerty-azerty.html' title='Choc! Montréal – Paris : qwerty – azerty'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2859983434555212686</id><published>2008-11-29T22:45:00.000-05:00</published><updated>2008-11-29T22:47:21.249-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! L'air pollué de Paris</title><content type='html'>Lorsque j’ai reçu les dépliants que l’O.F.Q.J. nous avait envoyés pour notre voyage, j’étais en extase! La tour Eiffel, les Champs-Élysées, Notre-Dame-de-Paris, le musée d’Orsay, tant d’endroits à visiter, une magnifique ville à découvrir! Évidemment, ce que les guides ne mentionnaient pas, c’était la pollution omniprésente dans  la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réalité n’aurait pourtant pas dû me surprendre. Paris est une grande ville, une bonne partie de la population se déplace en automobile, les bouchons de circulation abondent aux heures de pointe. Mais il y avait autre chose. Je me suis alors mise à observer autour de moi et je me suis rendu compte que ce qui avait d’abord frappé mes narines (et mes poumons par la même occasion), ce n’était pas seulement l’odeur de la pollution, mais plutôt celle de la cigarette. Partout dans Paris on fumait : sur les trottoirs, aux arrêts d’autobus, sur les terrasses chauffées. Jeunes et moins jeunes (mais surtout jeunes) menaient leur train-train quotidien cigarette à la main, accessoire apparemment indispensable dans cette métropole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai constaté le même phénomène à deux reprises lorsque j’ai été invitée à des soirées organisées par le neveu de madame Garet. Un peu auberge espagnole, l’appartement était bondé d’amis de Julien et de ses colocataires. Des gens extrêmement sympathiques, cultivés, intéressants, venant de différentes régions ou même de différents pays avec qui j’ai conversé pendant quelques heures, mais qui, malheureusement, fumaient clope sur clope, paquet après paquet. N’en pouvant plus, le premier soir je me suis approchée de la fenêtre et je l’ai ouverte toute grande afin d’y prendre une bonne bouffée… d’air pollué de Paris ! En rentrant à l’hôtel ce soir-là, je me suis demandé comment ces jeunes adultes, pourtant bien éduqués quant aux effets néfastes de la cigarette, pouvaient continuer tout de même à ruiner leur santé. J’en suis venue à la conclusion que, malgré les avertissements, les Parisiens ne sont pas suffisamment sensibilisés sur les conséquences qu’entraîne une consommation excessive de cigarettes, et encore moins sur celles qu’entraîne la fumée secondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paris est une ville magnifique et je comprends aujourd’hui pourquoi on la surnomme, à juste titre, la Ville lumière. Dommage qu’elle soit également la ville de la cigarette…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandra Saucan&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2859983434555212686?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2859983434555212686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2859983434555212686' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2859983434555212686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2859983434555212686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-lair-pollu-de-paris.html' title='Choc! L&apos;air pollué de Paris'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1651138920416257258</id><published>2008-11-24T10:10:00.001-05:00</published><updated>2008-11-24T10:11:40.762-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! Le regard des autres</title><content type='html'>Ce qui étonne le plus en voyage (et la réflexion s’applique que vous alliez en France ou au Burkina Faso), c’est le regard que l’on porte sur vous, l’étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que vous allez en voyage pour voir les splendeurs que vantent les guides touristiques, le résident du pays visité, lui, vous trouve si chanceux de provenir d’où vous venez!&lt;br /&gt;«Tu viens de Montréal? Super!&lt;br /&gt;-Qu’aimes-tu de Montréal?&lt;br /&gt;-Mais c’est une ville quasiment souterraine, c’est génial!&lt;br /&gt;-Ah oui? Ma ville est souterraine?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, alors que vous croyez débarquer au pays des merveilles (et que, subitement, votre pays d’origine baisse dans votre estime), on vous rassure aussitôt en soulignant les points forts, mais aussi les points faibles de la contrée d’accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discuter avec les gens permet en effet de démystifier et de rendre réel le sol que vous foulez. « Ne vous bercez pas d’illusions, vous dit-on, ici aussi on vit la même chose! » En résulte ainsi une meilleure acceptation de ce que vous êtes et de l’endroit d’où vous venez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En définitive, voyager permet de découvrir à la fois le pays étranger et les lieux que vous côtoyiez depuis toujours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anabel Cossette Civitella&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1651138920416257258?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1651138920416257258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1651138920416257258' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1651138920416257258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1651138920416257258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-le-regard-des-autres.html' title='Choc! Le regard des autres'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2285451020354203311</id><published>2008-11-21T20:02:00.000-05:00</published><updated>2008-11-21T20:04:01.491-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! Les jeunes parisiens...</title><content type='html'>Oh, mon Dieu, Seigneur ! Nous y sommes enfin. Après des dizaines d’heures de lecture, après avoir travaillé d’arrache-pied non seulement pour le Prix Goncourt des Lycéens mais aussi dans toutes les autres matières en vue de ne pas mettre en danger notre session, nous y sommes enfin. Paris, prends garde à toi ! les collégiens de Bois-de-Boulogne arrivent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sitôt débarquée de l’avion, je ne peux m’empêcher de commencer à zieuter les Parisiens. Quelle classe ils ont ! L’hiver parisien, plus doux, semble permettre à ces jeunes hommes de revêtir d’élégants manteaux de laine qui s’agencent à merveille avec leur écharpe colorée. Ici, l’« habit de neige » tel qu’on le connaît n’a pas sa place. Pas un seul anorak sport en vue ! Mes yeux se régalent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas si c’est l’exaltation du voyage ou le charme des Parisiens qui me fait autant d’effet, mais je ne peux m’empêcher d’admirer le look fort chic des hommes de la ville. La fashionista en moi se réveille, et je m’émerveille devant tant de classe. Polos rayés, vestons bien coupés, jeans foncés, tout s’agence dans un savant amalgame qui, à première vue, peut même paraître négligé. En effet, si les hommes sont bien vêtus, ils ne semblent pas s’en préoccuper outre_mesure, et c’est ce qui ajoute au charme européen. Ils possèdent cette grâce naturelle qui me fait totalement succomber, ce petit je-ne-sais-quoi qui fait en sorte que peu importe ce qu’ils portent, ils le font avec classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ravie, j’observe tout au long du voyage avec un plaisir renouvelé le style des Parisiens. De la tête aux pieds, je décortique l’agencement effectué, le sourire aux lèvres. De la tête aux pieds, en effet, car l’homme ici semble se trouver devant un plus grand éventail de chaussures qu’en Amérique, tel que j’ai pu l’observer lors de mes séances de lèche-vitrine. Fan de souliers, j’en ai profité pour jeter un coup d’œil au rayon des hommes. Alors que notre côté de l’océan, les femmes se trouvent bien souvent généralement devant un choix assez impressionnant, l’homme est souvent en reste lorsque vient le temps de trouver chaussure à son pied. Ce n’est pas le cas à Paris, et on peut très certainement faire le lien entre le vaste choix en magasin et le look très classe des Parisiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À peine de retour depuis quelques jours, et déjà je m’ennuie du style sophistiqué des Parisiens. À quand le prochain voyage?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marianne Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2285451020354203311?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2285451020354203311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2285451020354203311' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2285451020354203311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2285451020354203311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-les-jeunes-parisiens.html' title='Choc! Les jeunes parisiens...'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8808551955541059924</id><published>2008-11-21T19:48:00.001-05:00</published><updated>2008-11-21T19:49:58.916-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! Les gens sont toujours pressés à Paris!</title><content type='html'>Les gens disent que les Occidentaux, surtout les Nord-Américains, ne savent pas profiter de la vie et vivent au pas de course.  Malgré ça, en toute bonne Nord-Américaine que je suis, j’ai été particulièrement étonnée de voir à quel point les gens semblent pressés à Paris.  Il y a quelques années, j’avais fait un voyage en Europe (Sud de la France et Espagne) et il m’avait alors semblé que nous avions beaucoup à apprendre de nos cousins méditerranéens pour ralentir notre rythme de vie effréné.  Les Espagnols font la siesta et les provençaux ont une approche si «zen» de la vie que ça m’avait fait envie.  Laissez-moi vous raconter ma surprise quand j’ai vu que c’était tout le contraire à Paris ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Paris, on ne marche pas, on court.  De la voiture à l’immeuble, de RER au métro, du métro au bato-bus… Bref, on court tout le temps, bousculant au passage les pauvres touristes (ça, c’est nous) qui essaient de s’y retrouver dans les dédales du métro parisien.  Les gens sont pressés, même les jeunes enfants trottinent à un pas excessivement plus rapide que le nôtre à côté de leurs parents. Les femmes marchent, ou plutôt courent sur des talons aiguilles, et ne trébuchent pas ; on court en dévalant les innombrables escaliers des métros, des rues, et ce, en parlant sur son portable, en lisant son journal ou en farfouillant dans son sac à main.   C’est très impressionnant, et en même temps, tellement triste !  Moi qui croyais que la vie «en accéléré» avait atteint son paroxysme chez les cégépiens canadiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus encore, les gens pressés ne regardent pas devant, mais dans le vide, comme s’ils étaient absorbés dans une bulle qui les coupait des gens autour.  Peut-être est-ce la jeune banlieusarde en moi qui s’étonne, mais par chez nous, même si on ne se connaît pas personnellement, quand on marche sur le trottoir et que l’on croise quelqu’un, on le salue, ou du moins on le gratifie d’un sourire même si c’est par pure politesse. Ne vous y attendez pas à Paris ! J’ai souris à une dame sur le trottoir du boulevard St-Michel, et elle m’a dévisagée comme si je venais de Mars. Non, madame, juste de Châteauguay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, avec tous ces gens pressés qui foulent les trottoirs parisiens, on ne s’étonne pas que pour se rendre du point A au point B, à Paris, peu importe le point de départ ou d’arrivée, ça ne prenne que vingt minutes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8808551955541059924?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8808551955541059924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8808551955541059924' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8808551955541059924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8808551955541059924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-les-gens-sont-toujours-presss.html' title='Choc! Les gens sont toujours pressés à Paris!'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-431524530747775704</id><published>2008-11-21T19:45:00.002-05:00</published><updated>2008-11-21T19:47:58.589-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! L'éducation</title><content type='html'>À première vue, Paris semble très près de l’idée que je m’en étais fait. En effet, après avoir visité la ville à travers maintes lectures et grâce à un voyage antérieur, je l’avais imaginée de manière assez conforme à la réalité. Certes, le paysage urbain est pittoresque, et l’architecture impressionnante, mais je m’y attendais un peu. Je savais d’ores et déjà que Paris était une ville d’une grande beauté, et c’est avec plaisir que je me perds dans les rues de la capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choc culturel qui m’attendait ne viendra que plus tard. Ayant la chance de côtoyer d’« authentiques » Français, j’en profite pour discuter politique et éducation avec eux. Ils m’expliquent patiemment le système gouvernemental français et me renseignent sur la vision de l’éducation du pays. Que de différences !  J’écoute avec attention, tente de comprendre le point de vue des Français quant à la politique et à l’éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éducation semble être une priorité en France, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’un enfant dont les parents ne paieraient pas les frais universitaires alors qu’ils en ont les moyens pourrait poursuivre ceux-ci ! Par ailleurs, le gouvernement accorde diverses subventions selon la situation familiales des étudiants afin de leur permettre d’accéder à la fac. Les étudiants en fac n’ont donc pas à travailler afin d’acquitter leurs frais scolaires, et peuvent se concentrer sur leurs études. On accorde une place de choix à l’éducation, et si j’ai bien saisi, il est plus aisé pour des étudiants de divers milieux sociaux de poursuivre leurs études supérieures quand ils ont obtenu de bons résultats avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc un choc pour moi de découvrir tous ces faits. Bien entendu, nous sommes privilégiés au Québec de pouvoir accéder à l’université à moindre coût si on compare nos frais universitaires avec ceux d’autres pays tels les États-Unis, mais j’ai l’impression que nous prenons ce droit à l’éducation comme étant acquis, alors qu’en France l’histoire fait en sorte qu’il n’en a pas toujours été ainsi. Ce n’est qu’une hypothèse, et peu importe la raison pour laquelle notre vision de l’éducation diffère, je crois que notre système d’éducation gagnerait à s’inspirer du système français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Savoir, c’est pouvoir », et je crois que c’est en donnant la chance au plus grand nombre de gens d’accéder à une éducation supérieure que la France parvient à concrétiser sa devise : « Liberté, Fraternité et Égalité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marianne Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-431524530747775704?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/431524530747775704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=431524530747775704' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/431524530747775704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/431524530747775704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-lducation.html' title='Choc! L&apos;éducation'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6546278379626800262</id><published>2008-11-21T19:43:00.001-05:00</published><updated>2008-11-21T19:45:06.085-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Choc! Tous les chemins mènent à Rome</title><content type='html'>Quand je cours, c’est rare que je m’attarde aux cartes géographiques pour me situer. Je préfère y aller d’instinct, même si je n’ai pas un très bon sens de l’orientation. À Montréal, c’est impossible de se perdre, car la ville est rectangulaire, c’est-à-dire que les rues sont soit perpendiculaires soit parallèles. En Nouvelle-Zélande, j’habitais à la campagne et il n’y avait que deux grandes routes; donc, encore une fois, c’était impossible de se perdre. À Brisbane, en Australie, j’avoue que je me suis perdue en faisant un jogging matinal alors que la ville est presque aussi rectiligne que Montréal. J’avais oublié de prendre en note l’adresse de l’endroit où je demeurais... Heureusement, j’avais le numéro de téléphone. Or, à Paris, choc, les rues vont dans tous les sens ! N’essayez pas d’aller vers le nord en prenant qu’une seule rue, car elles vont plutôt vers le nord-est, le nord-ouest; bref, partout ailleurs qu’en ligne droite vers le nord. À la sortie du métro, on devait toujours se réorienter à l’aide d’une carte, surtout quand M. Hottote n’était pas avec nous. À la fin d’une longue journée épuisante, où la patience et l’énergie commençaient à manquer, on était content de rencontrer d’aimables Parisiens, qui semblent bien assumer la complexité de leur ville, pour nous indiquer le chemin. Enfin, c’est sans surprise que je me suis perdue le matin où je suis allée courir. Les bons côtés : on a découvert des ruelles plus jolies que les artères commerciales et tous les chemins nous ont menés à destination.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6546278379626800262?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6546278379626800262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6546278379626800262' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6546278379626800262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6546278379626800262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/choc-tous-les-chemins-mnent-rome.html' title='Choc! Tous les chemins mènent à Rome'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3868599490961241073</id><published>2008-11-21T19:40:00.001-05:00</published><updated>2008-11-21T19:43:24.576-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Visite matinale de Rennes</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mercredi 12 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;J’aurais pu rester couchée ce matin-là, pour une fois qu’on en avait la chance ! J’aurais aussi pu étudier, mais non. J’ai préféré m’évader et, pourquoi pas, découvrir Rennes, la ville mère de la Bretagne et des crêperies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, après un petit tour à la Chope avec Anne-Sophie et Mme Garet, après un bon « p’tit dèj’ »et après m’être équipée du nécessaire pour une balade réussie (une caméra, un ipod, une bouteille d’eau et un sourire), je suis partie, décidée de profiter au maximum de ce moment de liberté. Ma première découverte… la cité judiciaire. C’est énorme, impressionnant, mais pas vraiment l’endroit idéal pour flâner. Je suis retournée sur mes pas et, par hasard, je suis arrivée au canal. C’est à ce moment que j’ai sorti la caméra pour ne plus la serrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, clic, j’ai remarqué un pêcheur et son fils qui installaient non pas une canne à pêche, mais une dizaine de cannes à pêche. Puis, j’ai aperçu la Chapelle de Saint-Yves, une œuvre gothique, évidemment (!). Ornée de belles grandes plantes à l’entrée; elle m’a charmée, clic. Je suis entrée, j’ai éteint ma musique et je me suis assise dans le silence, le temps de réaliser l’expérience que je vivais grâce au prix Goncourt des lycéens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m’y suis pas attardée trop longtemps : la prière, ce n’est pas mon truc. Mon truc, c’est ce que j’ai vu sur la carte de la ville, un beau grand espace vert. Alors, j’ai commencé à me diriger vers le parc Thabor en passant par des ruelles, clic, aux odeurs de crêpes et… de savon ! Tout le contraire des odeurs d’urine de Paris ! Saviez-vous qu’à Rennes, ils nettoient le pavé ? À un moment, j’ai dû me coller à un mur de pierres, les orteils vers le ciel, en équilibre sur les talons, afin d’éviter les jets d’eau savonneuse que me lançait le lave-pavé sur quatre roues. Ils devraient mettre des affiches « Nettoyage en cours » pour nous avertir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, toujours en route vers le fameux parc, j’ai croisé de grands édifices à l’architecture superbee comme l’Hôtel de ville à la façade encore fleurie, clic, le Palais de St-Georges et son jardin de palmiers (en pots), clic, et le Palais des commerces qui est tout simplement gigantesque, clic. J’aurais voulu voir l’Opéra, apparemment magnifique, mais je commençais à manquer de temps et je tenais davantage à aller m’oxygéner au parc Thabor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un parc, c’est fantastique! On en retrouve dans tous les pays du monde et, comme ils sont accessibles à tous, toutes les générations s’y rencontrent, et c’est précisément ce que j’ai aimé observer au parc Thabor. Une grand-maman qui tient la main de sa petite fille, clic, des écoliers, des coureurs, des jardiniers, des chiens heureux d’avoir leur propre aménagement; bref, le quotidien des Bretons qui, contrairement à ce que Darwin avait relevé, ressemble beaucoup au notre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, sur le chemin du retour, je suis passée par les petites boutiques, mais comme c’était encore tôt, presque tout était fermé. Quand je suis arrivée à l’hôtel, on s’est empressé de me dire que j’avais manqué l’entrevue avec le journaliste français. Bien. Moi, j’ai passé deux superbes heures de marche et je pourrai dire que j’ai réellement vu Rennes. D’ailleurs, si, pour une prochaine visite, on me donnait le choix entre Paris et Rennes, je choisirais Rennes d’emblée.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline St-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3868599490961241073?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3868599490961241073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3868599490961241073' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3868599490961241073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3868599490961241073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/visite-matinale-de-rennes.html' title='Visite matinale de Rennes'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6874968544584151633</id><published>2008-11-21T19:39:00.000-05:00</published><updated>2008-11-21T19:40:28.798-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>C'était notre terre</title><content type='html'>Pour comprendre ce récit, j’ai fait une brève recherche historique. L’Algérie, colonie française depuis 1830, a obtenu son indépendance en 1962 après une guerre qui a fait plus d’un million de morts et pendant laquelle ont été commises des atrocités inimaginables. Cela me laisse croire que ce récit aurait pu être vrai s’il n’était pas présenté comme un roman. C’est plausible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai aimé la façon dont l’auteur a structuré son roman. À chaque chapitre, il nous place carrément dans la tête d’un personnage. Il nous donne ses impressions, ses émotions, ses aspirations, ses ambivalences, etc. Cela permet de dresser le portrait psychologique de chacun d’eux. Cela permet aussi de les différencier de façon claire, nette et précise. C’est du grand art que de pouvoir faire ressentir le personnage à ce point; c’est sans doute l’apanage du monologue intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un plan plus sociologique, l’auteur réussit à nous démontrer comment la haine engendre la haine, le mépris engendre le mépris. Il nous démontre comment la colonisation se fait au détriment des peuples autochtones. Il nous démontre aussi comment le racisme conduit aux pires perversions. Il nous démontre encore comment l’appropriation de la richesse engendre la peur de perdre, entraine à rationaliser sa supériorité et à s’activer à détruire la menace. Notre Dieu est meilleur que le tien. Nous savons travailler la terre. Vous ne savez pas, vous êtes fainéants. Notre civilisation est meilleure que la vôtre, etc. Ces comportements sont tellement ancrés au plus profond des individus que les deux filles, Marie-Claire et Claudia, près de 50 ans plus tard, à la fin de leur vie, adoptent la même attitude, les mêmes certitudes de leur supériorité, de racisme et de mépris à l’égard de leur aide ménagère. L’auteur en arrive à nous démontrer que le racisme peut se rationnaliser mais qu’il ne se raisonne pas. Encore ici, c’est du grand art : jamais de thèse pour la démonstration, seulement le regard forcément biaisé qu’un personnage pose sur les faits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, disons que l’auteur a une connaissance pointue de la psychologie humaine et de la sociologie du colonialisme. Sa plume est d’une finesse et d’une force qui nous fait tressaillir tout au long du roman. Bien qu’il soit très dur, c’est un beau livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie St-Pierre-Clément&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6874968544584151633?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6874968544584151633/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6874968544584151633' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6874968544584151633'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6874968544584151633'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/ctait-notre-terre_286.html' title='C&apos;était notre terre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8572380300584473155</id><published>2008-11-21T19:38:00.000-05:00</published><updated>2008-11-21T19:39:35.662-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>C'était notre terre</title><content type='html'>Le livre de Mathieu Belezi se présente comme une chronique à la fois de la famille Saint-André, propriétaire du domaine agricole de Montaigne, au village de Cassagne et, en toile de fond, de l’Algérie durant la décennie qui précéda l’indépendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages représentent bien les acteurs qui ont marqué cette période troublée et marquante de l’histoire de l’Algérie et de la France. Du côté des colons , on retrouve celles et ceux qui sont durs avec leurs ouvriers et employés indigènes qu’ils n’admettent que comme des serviteurs soumis et corvéables (Henri, Ernest, Hortense), celui qui est conscient de l’injustice flagrante faite aux indigènes et qui n’hésite pas à se sacrifier pour leur cause (Antoine), celle qui ne s’est jamais sentie à l’aise dans ce pays ni d’ailleurs dans son corps et qui, ressentant un profond malaise, finit par entrer au couvent (Marie-Claire), et plusieurs seconds rôles tenants de l’ordre colonial (l’abbé Blondel, divers propriétaires de domaines coloniaux, des militaires, etc.). De l’autre côté, on retrouve la grande masse miséreuse des Algériens indigènes qui sont les bêtes de somme ayant permis aux colons de transformer des terres sauvages en vastes domaines florissants. De Fatima, l’ancienne prostituée devenue femme de ménage dévouée jusqu’à la fin à sa patronne qui pourtant ne la ménage guère, à Kaddour, l’ouvrier agricole exploité qui finit par rejoindre le parti de la révolte contre l’ordre colonial, en passant par Bouzina, le tenancier de bordel opportuniste de la dernière heure, qui annonce le sort qui sera réservé à l’Algérie.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;Prenant tour à tour la parole à travers la plume de l’auteur, six personnages livrent leur histoire et permettent ainsi d’écrire une version humaine et plus accessible des multiples désordres qui ont marqués la fin de l’ordre colonial en Algérie. On assiste ainsi à la désagrégation d’une famille de colons, celle des Saint-André, dont les membres sont soit exilés en France, soit morts dans la lutte sanglante qui a marqué cette période ou encore, comme Ernest, mort victime de ses propres abus. C’est aussi la fin d’un village ou d’une certaine vie du village de Cassagne qui, à l’indépendance, est rebaptisé. C’est enfin la fin d’un ordre colonial qui n’avait aucune chance de perdurer (symbolisé par le refus d’Hortense de quitter « sa » terre), car le fossé entre les communautés était grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Page après page j’ai été envoutée par le style de l’écriture qui m’a surprise et enchantée. L’auteur omet de mettre des points et des majuscules par moment, mais en gardant les respirations imposées par la ponctuation habituelle, ce qui le rend le rythme très original. On peut difficilement cesser la lecture : l’absence de point crée une accélération qui rend la pause problématique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, j’ai énormément apprécié la lecture de ce roman, car pour une fois, j’ai pu avoir un petit aperçu de la colonisation française en Algérie vue aussi par les colons. Ce livre est chargé en émotions à chaque page et m’a énormément marquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assirem Boumati&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8572380300584473155?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8572380300584473155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8572380300584473155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8572380300584473155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8572380300584473155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/ctait-notre-terre_21.html' title='C&apos;était notre terre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1743537873568127240</id><published>2008-11-21T12:50:00.000-05:00</published><updated>2008-11-21T12:54:28.688-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mots à part...'/><title type='text'>Un petit mot de Claude...</title><content type='html'>Un petit mot pour vous dire à toutes (pardon, à tous) combien j’ai été ravie de vous connaître. J’ai apprécié de faire partie de votre petit groupe pendant ces quelques jours. Merci pour votre accueil fort sympathique, j’avais un peu peur de tomber comme une chenille dans le potage alors que je me suis sentie tout à fait à l’aise. La gentillesse de vos accompagnateurs ainsi que le fait de voir ma sœur dans des circonstances différentes ont contribué au plaisir de ce petit voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que la rencontre de mon fils Julien et de ses amis ont été un plus pour certaines d’entre vous et que vous ne vous êtes pas trop « encanaillés »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviendrai avec émotion de vous tous avec une mention spéciale pour Meggie qui devrait décidément faire électricité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré un petit rhume en revenant chez moi, je n’ai pas trouvé d’alcool à friction dans la pharmacie familiale et j’ai bien regretté le sac aux trésors d’Alexandra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En souhaitant que ce voyage vous laisse des souvenirs plein la tête et pour longtemps, je vous dis au revoir à tous et bonne continuation pour cette année un peu extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1743537873568127240?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1743537873568127240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1743537873568127240' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1743537873568127240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1743537873568127240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/un-petit-mot-de-claude.html' title='Un petit mot de Claude...'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6336943681913188858</id><published>2008-11-21T12:48:00.001-05:00</published><updated>2008-11-21T12:50:24.633-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le retour'/><title type='text'>Le retour...</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le mardi 18 novembre 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, nous sommes rentrés, prêts à replonger dans la routine. Je ne dis pas le train-train, puisque, pour tous ceux qui ont fait le voyage à Paris, la semaine de retour devra être menée à un train d’enfer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant toute chose, je veux vous présenter mes excuses, que vous ayez fait partie du voyage ou que vous soyez restés ici; à tous ceux qui font partie du cercle de lecture, à tous les parents et aux familles des étudiants, à leurs amis, à tous les habitués qui consultent le blogue régulièrement, à tous ceux qui nous suivent et qui nous encouragent depuis le début, je voudrais demander pardon de ne pas avoir tenu ma promesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, vous n’avez eu aucune nouvelle de nous (ou si peu) pendant ce voyage, contrairement à ce que j’avais annoncé ! J’en suis désolée, sincèrement désolée. Si j’ai attendu aujourd’hui pour en parler dans ce lieu, c’est que ma colère n’est toujours pas retombée ! Pour faire court, voici ce qui s’est passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis partie à Paris avec un ordinateur portatif (6,4 kg avec l’étui…) qui m’aurait, malgré son poids, parfaitement satisfaite s’il m’avait permis de naviguer sur Internet en France et de rester ainsi en contact avec vous. On avait doté l’appareil d’un long fil muni à chaque extrémité de prises du même type que les prises téléphoniques nord-américaines. Seulement voilà, partout où nous sommes allés, c’est le système Wifi qui est utilisé, et mon long fil encombrant était inutilisable. Je ne sais pas si ce type de fil a déjà été utilisé en France; ce que je sais, c’est que, contrairement à ce qu’on m’a affirmé avant de partir, cette technologie est aujourd’hui désuète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc dû nous rabattre sur l’ordinateur de l’hôtel qui fonctionnait avec des cartes Wifi payantes, ce qui comportait pas mal d’aléas : de nombreux clients voulaient l’utiliser, à commencer par les étudiants, bien sûr; la connexion n’était pas toujours fiable (j’ai perdu ainsi plusieurs messages laborieusement tapés sur un clavier français). Par ailleurs, on aurait dit que l’hôtel avait conçu l’installation la plus inconfortable qui soit pour que personne ne s’attarde ! De plus, le rythme soutenu que nous avons mené du début à la fin du voyage ne nous a pas permis de ménager des pauses dans des cybercafés. Attendez de voir les résumés de chaque journée (pas avant le 28 novembre sur notre blogue), vous comprendrez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop. Je suis consciente de vous avoir déçus et, je vous présente, encore une fois, mes excuses les plus sincères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous remercie de votre compréhension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicole Garet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6336943681913188858?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6336943681913188858/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6336943681913188858' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6336943681913188858'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6336943681913188858'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/le-retour.html' title='Le retour...'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-421991061986356690</id><published>2008-11-18T11:52:00.002-05:00</published><updated>2008-11-18T11:56:54.516-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Délibérations finales du Prix Goncourt des Lycéens 2008</title><content type='html'>Mercredi 12 novembre 2008&lt;br /&gt;Rennes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rendez-vous est donné à 9h précises à La Chope, une brasserie de Rennes. Même si les organisateurs ont été assez cléments pour nous permettre une bonne nuit de sommeil après le souper-rencontre de la veille, vous pensez bien que mon sommeil à moi a été quelque peu tourmenté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que mon réveil était prévu pour 7h30, je suis déjà bien éveillée à 5h30.  Les arguments me défilent dans la tête sans arrêt depuis la veille; bref, la fébrilité est au rendez-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame Garet, Caroline (l’éclaireuse et la seule qui ait vraiment visité Rennes) et moi-même partons vers la Chope. Nous sommes en avance. Les autres délégués (dix autres filles et seulement deux garçons) arrivent un par un; la tension monte pour tout le monde.  Une fois tous les jurés arrivés, nous sommes informés des formalités de la rencontre, de l’attitude à adopter avec les journalistes (ma pression monte en flèche), puis les organisateurs réitèrent les explications sur notre rôle et la manière de le tenir. Ensuite, contre toute attente, ils nous laissent sans supervision directe, et les débats enflammés commencent. D’abord particulièrement troublée, je me rends bien vite compte que si je veux réussir à placer un mot autre que « mais » ou « excusez-moi », je dois passer outre mon malaise et couper la parole aux gens, hausser le ton, bref, aller contre ma nature. Après deux heures de débats épuisants, nous procédons à un vote secret pour notre tiercé gagnant personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats sont ensuite évalués de la façon suivante : on fait le compte des nominations pour chaque livre, indépendamment de sa position. Les livres ayant obtenus une majorité absolue passent donc à l’étape suivante : le pointage.  Chaque première place vaut trois points, chaque seconde place en vaut deux, et chaque troisième place n’en vaut qu’un.  Après un calcul exhaustif des points, le tiercé de tête et le roman gagnant ressortent. Il y a alors une vérification (et d’autres argumentations…) pour s’assurer que chacun est d’accord avec le résultat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde est épuisé et bien content du travail accompli, mais il reste une étape cruciale, celle de l’élection du président ou de la présidente de la délégation. Après deux tours, mon nom est retenu, et je reste comme figée, dans un état second, entre l’appréhension et le désir de bien faire. Je récite plusieurs fois le texte de l’annonce pour que l’on commente le débit et la force de ma voix, puis je me fais « brancher » pour le direct. Je voudrais bien aller annoncer à tous mes amis qui m’attendent sagement à l’étage d’en-dessous que j’ai survécu, mais les responsables m’expliquent que ce ne sera pas possible : je vais passer à l’édition de midi du journal télévisé français... J’entends le décompte final du direct dans mon oreille droite où un gentil monsieur me répète de ne pas oublier de respirer (bon point, Monsieur, merci). Je fais l’annonce, je souris aux caméras et aux dizaines d’appareils photo qui m’envoient leurs flashes dans les yeux. Je compte les secondes entre les entrevues que les journalistes réclament et le moment où j’irai rejoindre mon groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’en suivra la rencontre à la mairie de Rennes, avec journalistes et personnalités diverses (le maire de Rennes, un académicien Goncourt, des représentants de la Fnac et de l’association Bruit de lire, etc.) À cause de ma nomination comme présidente du jury, nous sommes invitées, Mme Garet et moi-même, à rentrer à Paris dans le train de presse. Nous sommes conviées à un apéritif chez Gallimard où a lieu une rencontre avec la lauréate : Catherine Cusset. La rencontre ne s’éternisera pas puisque Catherine Cusset doit, évidemment, passer à l’édition du soir du journal télévisé. Nous la reverrons le lendemain, à la Fnac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, une journée riche en rebondissements qui m’a donné, à la fin, la sensation bien réelle d’avoir couru mon premier (et probablement dernier) marathon.  Pour les autres, je les laisse à Caroline…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-421991061986356690?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/421991061986356690/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=421991061986356690' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/421991061986356690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/421991061986356690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/dlibrations-finales-du-prix-goncourt.html' title='Délibérations finales du Prix Goncourt des Lycéens 2008'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-5281170857360341033</id><published>2008-11-16T16:30:00.001-05:00</published><updated>2008-11-21T12:48:08.631-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contributions des professeurs'/><title type='text'>C'était notre terre</title><content type='html'>Le dernier roman de Belezi a tout pour perdre le lecteur, et pourtant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec &lt;em&gt;C’était notre terre&lt;/em&gt;, Belezi propose une véritable saga tragique, qui a pour cadre une famille de colons, les Saint-André, propriétaires du domaine algérien de Montaigne, le lieu principal de l’action.  Le roman devient le récit de la décolonisation et de ses impacts, en offrant des angles et des points de vue multiples. Cette histoire de l’indépendance algérienne ne se limite pas au début des années soixante : elle fera une courte incursion au XIXe siècle et explorera le sort des Pieds Noirs, jusqu’à nos jours. Six voix nous livrent leur témoignage : Hortense et son mari, Ernest, leurs enfants (Claudia, Marie-Claire et Antoine), et leur servante kabyle, Fatima.&lt;br /&gt;Le roman polyphonique développe plusieurs thèmes contrastants : l’aveuglement et la lucidité, l’aliénation et l’affirmation, la domination et la soumission… Puis il y a des thèmes, dont le versant opposé n’est pas (ou très peu) exposé. Par exemple, la vengeance domine, aucun personnage n’est apaisé par le pardon. De l’ancêtre, Jules, jusqu’aux filles Claudia et Marie-Claire : il y a peu de place pour le pardon, les plaies restent vives, et le lecteur en ressent le malaise, en voit l’engrenage infernal, absurde, inéluctable… Le trouble naît de cette absence d’issue, propre à la tragédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas l’Histoire qui bouleverse, mais les histoires, les destins individuels, le style envoûtant. Pourtant, ce roman semble tout conçu pour perdre le lecteur : six voix narratives, six monologues intérieurs, absence de ponctuation forte (le point final n’apparaît qu’à la fin), multiplication des situations d’énonciation, chronologie non linéaire, etc. Mais la plume élégante de Belezi guide la lecture.&lt;br /&gt;Sur le plan de la structure, le roman se divise en deux grandes parties, que sépare l’unique chapitre attribué à la voix de Fatima. De façon systématique, chaque chapitre commence par une indication de lieu qui indique quel narrateur occupera ce segment : Claudia, la benjamine, parle de Saint-Gabriel (France), puis Hortense parle de Montaigne (Algérie), qui nous apprend la mort de son mari, Ernest et de son fils, Antoine; le troisième chapitre commence par une croix, qui indique que le narrateur est mort au moment de l’énonciation principale, et ce défunt est Ernest ; le quatrième chapitre est le produit de Marie-Claire, l’ainée, de Kernogan (France); le cinquième est laissé au défunt Antoine. Dès la page 95, on reprend cette même séquence, dans le même ordre. À la page 170, l’auteur semble vouloir amorcer un troisième cycle, mais après Claudia et Hortense, on reste à Montaigne, et c’est Fatima qui met fin à ce cycle. Après son discours, plus rien ne sera pareil : l’ordre est bouleversé. Mais, au final, on constate l’équilibre : six chapitres pour Claudia, six chapitres pour Hortense, quatre chapitres pour chacun des autres membres de la famille (Ernest, Marie-Claire et Antoine), et un seul pour Fatima. La place qu’occupe cette dernière voix devrait suffire à donner un statut particulier à la servante. Belezi lui accorde aussi autant de pages qu’il en a réservé à Hortense et à Claudia. Ainsi, ces trois femmes sont les pierres d’assise structurant le roman.&lt;br /&gt;C’était notre terre n’a pourtant remporté aucun prix… Le mystère est grand !  Le dernier Belezi répond pourtant très bien aux critères fixés au départ par les frères Goncourt. Par exemple, sur le plan de l’originalité, tant la structure que le propos sont singuliers et réussis. J’ai bien hâte de lire le Cusset pour découvrir en quoi &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; surpasse &lt;em&gt;C’était notre terre&lt;/em&gt; sur le plan de l’originalité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simon Fortin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-5281170857360341033?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/5281170857360341033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=5281170857360341033' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5281170857360341033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5281170857360341033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/ctait-notre-terre.html' title='C&apos;était notre terre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7013637514918542936</id><published>2008-11-14T00:36:00.004-05:00</published><updated>2008-11-14T00:40:58.578-05:00</updated><title type='text'>Un peu du parcours</title><content type='html'>Maxence Bilodeau suit le fil du Goncourt des Lycéens:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2008/RDI2/TelejournalSurRDI21H200811122100_11.asx&amp;amp;epr=true"&gt;Radio-Canada&lt;span style="font-size:130%;color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7013637514918542936?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7013637514918542936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7013637514918542936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7013637514918542936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7013637514918542936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/un-peu-du-parcours.html' title='Un peu du parcours'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8039674315606879046</id><published>2008-11-12T22:14:00.001-05:00</published><updated>2008-11-13T22:27:58.095-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Enfin...</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Après une matinée de délibérations, la présidente du jury – élève au collège Bois-de-Boulogne de Montréal – a annoncé le nom du 21e lauréat du prix Goncourt des lycéens.&lt;br /&gt;Le prix 2008 a été décerné à : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Catherine Cusset&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un brillant avenir (Gallimard)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.france-info.com/spip.php?article211124&amp;amp;theme=36&amp;amp;sous_theme=39"&gt;Pour en savoir plus&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/livres/2008/11/12/001-Goncourt-lyceens.asp"&gt;Et ici&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8039674315606879046?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8039674315606879046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8039674315606879046' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8039674315606879046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8039674315606879046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/aprs-une-matine-de-dlibrations-la.html' title='Enfin...'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1153271203226181177</id><published>2008-11-11T22:26:00.003-05:00</published><updated>2008-11-18T11:57:24.859-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le voyage'/><title type='text'>Vendredi 7 novembre 2008</title><content type='html'>Délibérations pour la sélection du tiercé gagnant pour la région de l’île de France et les lycées étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 9h et tous les délégués des lycées de la grande région parisienne et ceux des pays étrangers (Québec et Maroc) ainsi que leurs accompagnateurs sont dans un corridor d’une FNAC. Les délégués entrent dans une salle de conférence et prennent leur étiquette d’identification. Un dernier regard vers la porte (les profs sont restés dans le couloir), et on se met au travail. La porte n’est pas encore fermée que tous commencent à discuter de leurs préférences personnelles; après tout, avant de représenter un groupe, on lit pour soi-même. La coordonatrice de la région parisienne, Madame Francine Weiler, fait son entrée, suivie par une représentante de la FNAC des Ternes qui accueille cette première délibération. Le débat peut enfin commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, on fait un tour de table plus formel où chacun (disons plutôt sept « chacunes » et un seul chacun pour le groupe) doit faire une présentation de lui-même, de son lycée, du mode de fonctionnement et de son année scolaire. On demande les âges… Coup de vieux pour la déléguée québécoise, tous les autres ont à peine quinze ans; ils sont en classe de seconde, ce qui équivaut à peu près à notre cinquième secondaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, nous nous informons des tiercés de chaque lycée, et, après, chaque livre est soumis aux arguments bien ficelés qui fusent de part et d’autre de la table. Après deux heures de débats, on procède à un vote en quatre tours pour élire le tiercé gagnant pour cette région, que les trois nouveaux délégués (deux pour Paris, un pour les lycées étrangers) devront défendre à Rennes le 12 novembre. Une fois ce tiercé établi, on passe au vote pour les délégués. Pour Paris, les deux délégués seront Saïda Abdullah et Lyna Faïd, et pour les lycées étrangers, je suis nommée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’annonce officielle aux journalistes et à nos amis lecteurs se fait dans une autre salle de cette FNAC, et malgré mon grand plaisir de revoir tout le monde, je dois taire l’ordre du tiercé : il doit demeurer secret. Les trois titres en lice sont &lt;em&gt;Une éducation libertine&lt;/em&gt; de Jean-Baptiste Del Amo, &lt;em&gt;Syngué Sabour&lt;/em&gt; d’Atiq Rahimi et &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; de Catherine Cusset. Ce tiercé ne correspond pas au nôtre, ce qui s’explique sans doute en partie par le fait que les participants québécois soient plus vieux que ceux des lycées parisiens. Peut-être est-ce que ce sera un peu différent dans le reste de la France… Une surprise : je me retrouve à devoir défendre mon livre préféré (&lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt;) qui avait été éliminé à Montréal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lentement mais sûrement, mes appréhensions vis-à-vis de la grande délibération finale s’effacent pour laisser place à un désir marqué de faire honneur à mes amis du jury. Vivement Rennes!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1153271203226181177?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1153271203226181177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1153271203226181177' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1153271203226181177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1153271203226181177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/vendredi-7-novembre-2008.html' title='Vendredi 7 novembre 2008'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7434804734040401773</id><published>2008-11-06T22:41:00.005-05:00</published><updated>2008-11-06T23:37:57.069-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Impressions...'/><title type='text'>De vos nouvelles...</title><content type='html'>Ce message est adressé à nos chers jurés qui sont maintenant à Paris. J'espère que vous avez eu un bon voyage et que le changement de fuseau horaire n'a pas été trop dur à encaisser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De notre côté, nous reprenons tranquillement nos habitudes. Pour moi, c'est bizarre de ne plus avoir à jongler avec trois livres par semaine et de ne plus vous voir le mercredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais trêve de nostalgie! &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Céline&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Bengle&lt;/span&gt; voulait vous dire quelques mots. Et elle n'est pas la seule, je crois. Alors ce message sera lieu de papotage entre vous et nous via les commentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous exigeons de tout savoir! Pas de cachotterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plaisir de lire rapidement vos petits mots, si possible bien sûr.&lt;br /&gt;Sinon, vous aurez nos salut à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7434804734040401773?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7434804734040401773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7434804734040401773' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7434804734040401773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7434804734040401773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/de-vos-nouvelles.html' title='De vos nouvelles...'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2675977588463713161</id><published>2008-11-02T17:21:00.000-05:00</published><updated>2008-11-02T17:22:55.077-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>La traversée du Mozambique par temps calme</title><content type='html'>Vu sous l’angle de l’analyse d’un roman, ce récit n’est qu’une aberration, un fantasme d’auteur à la recherche d’un style. Par contre, vu sous l’angle d’un conte, ce récit est d’un intérêt certain. Le conte permet à l’imaginaire de se faire valoir. Les faits se promènent de gauche à droite, de bas à haut dans les fantaisies les plus saugrenues. C’est là que ce récit prend toute sa richesse et toute son ampleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette perspective, Pluyette fait preuve d’une imagination débordante. Sa plume est drôle, sa phrase est souvent courte mais efficace. Il nous fait parfois sourire et même rire à gorge déployée par ses tournures de phrase et par ses réflexions inattendues. Par exemple, en parlant des chiens tirant le traineau : « la force de traction est équivalente à celle d’une Deux-chevaux en fin de vie » (p.155) ou encore en parlant de la jambe blessée d’Inyoudgito : « Ce n’est pas parce qu’on ne parle plus d’une jambe que la jambe va mieux » (p. 137) ou encore en parlant de l’ours polaire « attention donc à ne pas marcher sur des museaux quand vous avancez dans la neige » (p. 147), etc. Ce livre déborde de perles de ce genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit se rapproche de la bande dessinée avec ses imprévus inimaginables, ses solutions aux problèmes rencontrés qui bousculent l’entendement, et le caractère irréaliste de ses personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, &lt;em&gt;La traversée du Mozambique par temps calme&lt;/em&gt; est un de mes coups de cœur  littéraire. Bravo Monsieur Pluyette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie St-Pierre-Clément&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2675977588463713161?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2675977588463713161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2675977588463713161' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2675977588463713161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2675977588463713161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/la-traverse-du-mozambique-par-temps.html' title='La traversée du Mozambique par temps calme'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2340695131194840197</id><published>2008-11-02T17:18:00.001-05:00</published><updated>2008-11-02T17:21:16.829-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Syngué Sabour: Pierre de patience</title><content type='html'>À 46 ans, Atiq Rahimi signe son quatrième roman. Il porte le titre de Syngué sabour, qui signifie littéralement « pierre de patience ». Il s’agit là d’un roman riche en émotions qui suscite notre attention, et ce, dès les premières lignes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur met en scène une jeune femme qui est déchirée par l’état comateux de son époux, blessé lors d’une querelle futile. En Afghanistan ou ailleurs, comme le précise Rahimi, c’est la guerre. L’auteur réussit parfaitement à nous plonger dans un décor singulier et très réaliste. Depuis quelques semaines, cette femme s’occupe de son mari en lui fournissant des soins très rudimentaires, ce qui reflète la situation économique et sociale du pays durant cette période. L’essentiel du roman se déroule dans une petite pièce assez étroite où git le corps de l’époux inconscient, et c’est d’ailleurs une part de l’originalité du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, par ce biais, l’auteur donne une forme théâtrale à son roman. La femme est dans une chambre close et parle à son mari inconscient et le lecteur « entend » ce qu’elle dit. De plus, on s’aperçoit au fil du roman, que l’on n’a pas accès aux pensées du personnage, ce qui accentue le parti pris théâtral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme se remémore son enfance, son adolescence et ses quelques années de mariage dont elle garde des souvenirs amers qui lui écorchent le cœur. Tout au long du récit, elle se livre à des monologues qui lui permettent d’exprimer tout ce qu’elle n’a pu dire durant vingt-sept ans. Elle déverse des flots de souvenirs en pensant que son homme, qui devient sa pierre de patience, pourra tout absorber et ainsi la libérer de son mal-être. Ces brèves confidences la replongent dans des situations vécues qui parfois l’émeuvent douloureusement et qui mènent de plus en plus à sa destruction : elle ne se reconnait plus et a parfois même peur d’elle-même. Je pouvais parfaitement entendre ses cris stridents qui appellaient à l’aide. La défaillance qu’elle connait et sa vulnérabilité face à la situation m’ont rapprochée de cette jeune afghane; j’avais presque envie de la consoler pour tenter de rendre sa peine moins pénible. Parfois désirée, parfois délaissée, mais le plus souvent ignorée et mal aimée, la jeune femme possède les caractéristiques qui peuvent pousser le lecteur à poursuivre sa lecture. On remarquera plus tard qu’elle est aussi une personne très intelligente et extrêmement maligne, loin d’être aussi faible qu’elle pourrait le paraître au début du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le départ, l’auteur nous surprend par la manière dont il présente l’écoulement du temps. Celui-ci est rythmé par les souffles du comateux, par l’égrènement d’un précieux chapelet ainsi que par les prières de la jeune femme qui vont en se raréfiant. Le style de l’écriture est très simple et très accessible. Ces petites phrases de construction syntaxique élémentaire se révèlent suffisantes et assez profondes pour faire comprendre ce que nous transmet l’auteur. J’ai été transportée dans un vrai tourbillon dès les premières phrases. Ce rythme effréné m’a beaucoup plu, il m’a même permis de comprendre un peu plus la psychologie du personnage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À quelques reprises dans le roman, l’auteur évoque deux contes : d’abord celui de syngué sabour, la pierre de patience qui se charge des peines et des chagrins jusqu’à en exploser, et un conte transmis depuis des générations et digne des mille et une nuits! Je dois vous avouer que l’insertion de ces récits dans le récit m’a complètement charmée, c’était comme une trêve dans la succession des lamentations de la femme, et cela contribue, je crois, à équilibrer le fond et la forme du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bref, &lt;em&gt;Syngué Sabour&lt;/em&gt; est un livre qui surprend dès le départ et qui est très agréable à lire et parfaitement accessible. De plus, la fin, qui s’avère assez troublante, nous porte à réfléchir un peu plus sur l’évolution psychologique du personnage principal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assirem Amal Boumati&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2340695131194840197?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2340695131194840197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2340695131194840197' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2340695131194840197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2340695131194840197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/syngu-sabour-pierre-de-patience.html' title='Syngué Sabour: Pierre de patience'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7397724003888204542</id><published>2008-11-02T17:15:00.001-05:00</published><updated>2008-11-02T17:18:19.652-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Réunion du 29 octobre(après-midi)</title><content type='html'>Nous avons assisté aujourd’hui à notre dernière rencontre hebdomadaire avant que neuf participants ne partent délibérer en France afin de remettre le prix Goncourt des lycéens à l’auteur qui nous aura le plus emballés, intéressés, touchés. La rencontre d’aujourd’hui portait sur les deux derniers romans de la liste, le roman d’Alain Jaubert, &lt;em&gt;Une nuit à Pompéi&lt;/em&gt;, ainsi que le roman de Mathieu Belezi, &lt;em&gt;C’était notre terre&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire de nous laisser livrer nos impressions de lecture, Madame Garet a commencé par une petite mise au point. En effet, le voyage en France arrive à une vitesse folle, le départ est prévu le mardi le 4 novembre en soirée ! L’excitation est plutôt palpable auprès des gens qui partiront pour dix jours, car le voyage Goncourt de cette année est un peu prolongé à cause du congé férié du 11 novembre (jour du Souvenir au Canada et commémoration de l’Armistice qui a mis fin à la Première Guerre mondiale en France). Ensuite, ce fut le tour de Mme Bourgie de prendre la parole. À cause du lancement du prix des Collégiens qui aura lieu le 14 novembre à Montréal, elle ne pourra être présente cette année à Paris. Mme Bourgie a remis à tous les participants, ceux qui partent comme ceux qui restent, un chèque-cadeau de la librairie Monet, accompagné de petits chocolats d’Halloween ! Merci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les délibérations ont alors commencé, d’abord, nous nous sommes attaqués au roman d’Alain Jaubert. Le roman ne semble pas faire l’unanimité, mais tout le monde était d’accord pour dire que ce roman était plutôt léger mais qu’il a été bien reçu après les gros bouquins que nous avions à lire dernièrement. L’histoire est simple mais la légèreté du thème semble avoir plu et les descriptions érotiques, plutôt intellectualisés dit-on, étaient très intéressantes. Ce roman n’est pas un grand roman, mais il est évident que l’auteur manie habilement la plume. Ce livre serait un roman qui s’adresserait plus aux hommes, car les fantasmes, clichés diront certains, semblent avoir touché l’imaginaire masculin. Donc, bien que distrayant, agréable et… instructif, ce livre ne fera sans aucun doute pas partie de notre top 3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second roman, &lt;em&gt;C’était notre terre&lt;/em&gt;, a suscité beaucoup plus d’intérêt et semble même faire partie des favoris de plusieurs jurés. Ce roman traite de la guerre d’Algérie, un sujet encore relativement tabou auprès de nos cousins français. Les six personnages de ce roman choral ont vraiment charmé l’ensemble des lecteurs. Comme les points de vue étaient multiples tout au long du roman, il était possible de vraiment comprendre chaque personnage et sa situation par rapport aux autres. Même les personnages les plus détestables finissaient par susciter notre respect, car tous étaient profondément humains. La structure du roman a, pour sa part, déclenché des discussions ; en effet, le fait qu’il n’y ait qu’une seule phrase par chapitre (même quand celui-ci était plutôt long) plaisait autant à certains qu’il déplaisait à d’autres. Le rythme de lecture se voyait changé par rapport à d’autres romans et cette particularité a été diversement appréciée. La fin, très dure, a vraiment touché tout le monde, car elle fait le lien entre hier et aujourd’hui et pose la question de l’acceptation et de la compréhension générale de ce contexte socio-historique. Il est intéressant de savoir que l’auteur n’a jamais mis les pieds en Algérie, alors qu’il a été capable de si bien rendre une guerre qui semble avoir été très difficile, pour les Algériens et pour les pieds-noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons terminé la rencontre en tentant de choisir tous notre top 3 ; le choix est assez difficile et les points de vue ne sont pas tous concordants, mais disons que le Blas de Roblès, le Belezi, le Goby et le Rahimi partent en tête. La discussion devrait se prolonger à la réunion de ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La rencontre s’est terminée dans une atmosphère de fête ; en effet, tous les participants avaient concocté une petite surprise à Madame Garet : un joli bouquet de fleurs lui a été remis pour la remercier de tout ce qu’elle a fait durant ces semaines de marathon. Des cartes de remerciements ont aussi été remises à Madame Garet, Madame Bengle, Monsieur Hottote et Monsieur Fortin. Je profite de ce blogue pour remercier au nom de tout le groupe les autres enseignants qui nous ont accompagnés tout au long de ce projet, qui je le rappelle à ceux qui partent comme à ceux qui restent, n’est pas terminé. Merci donc à Éliane Brais, Roxane Couture, Richard Montour, Frédéric Morin, Sylvie Reault, Julie Sirois et Carole Turgeon, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, je souhaite un merveilleux voyage aux chanceux qui partent pour Paris et je les incite à en profiter pleinement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Camille Lachance Gaboury&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7397724003888204542?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7397724003888204542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7397724003888204542' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7397724003888204542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7397724003888204542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/runion-du-29-octobreaprs-midi.html' title='Réunion du 29 octobre(après-midi)'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-778829169943921815</id><published>2008-11-02T17:11:00.001-05:00</published><updated>2008-11-02T17:15:08.708-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Résumé du mardi 21 octobre( en soirée)</title><content type='html'>Il fait froid, vraiment très froid. À la pluie battante, le vent dans le capuchon, nous attendons l’autobus qui, évidemment n’arrive pas. Nous devons nous diriger vers la librairie Monet où l’avant dernière rencontre est organisée. Parents et amis sont invités à y assister. Nous arrivons enfin! Après un petit détour par IGA  où nous soupons (vive la bouffe!), nous rejoignons nos collègues à la librairie. La salle se remplit tranquillement, beaucoup de parents sont au rendez-vous de même que quelques amis et des membres du personnel de la bibliothèque. Est-il nécessaire de préciser que M. Barbe, notre cher parrain, brille encore et toujours par son absence?  Au menu du jour cette semaine : &lt;em&gt;Le silence de Mahomet&lt;/em&gt; de Salim Bachi et &lt;em&gt;Là où les tigres sont chez eux&lt;/em&gt; de Jean-Marie Blas de Roblès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des commentaires majoritairement négatifs ressortent de la conversation sur &lt;em&gt;Le silence de&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Mahomet&lt;/em&gt;. La retenue de l’auteur, les personnages froids et l’accumulation de noms arabes difficiles à prononcer et à retenir dérangent. Certains lecteurs ont eu l’impression d’avoir été soumis à un cours de religion poussé, une école du dimanche où l’on ne comprendrait pas vraiment la leçon. La chronologie difficile à suivre ainsi que la succession d’anecdotes et de faits sans liens rendent l’histoire redondante et compliquée. Un glossaire est bien placé au début du roman, mais certains termes manquent, et cela ne facilite pas la compréhension du récit. Le personnage de Mahomet est présenté comme un homme ordinaire, sans grand intérêt, alors que nous nous attendions à un personnage charismatique, influent. Bref, une lecture plutôt décevante, car contrairement à nos attentes, nous n’avons qu’effleuré la culture musulmane, alors que nous aurions grandement apprécié en savoir davantage sur ce monde qui est totalement inconnu pour la plupart d’entre nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une délicieuse surprise nous attend avec le roman de Blas de Roblès. Si on excepte les esperluettes qui ont déconcentré Gregory, le roman a été très apprécié par le groupe. Le personnage d’Eléazar capte notre attention, les différents univers qui s’entrecroisent nous intriguent, la découverte de la culture sud-américaine nous enchante, bref, ce roman est un parfait dosage d’humour, d’aventure, d’érudition et de passion, ce qui rend sa lecture extrêmement agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous attaquons maintenant à un exercice difficile, puisque nous devons faire ressortir les aspects positifs et négatifs de certains romans afin de nous préparer aux délibérations qui auront lieu en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sensibilité de l’écriture à caractère théâtral de &lt;em&gt;Pierre de patience&lt;/em&gt; nous séduit. La parole libérée et libératrice donnée à une femme musulmane nous surprend et nous séduit à la fois, puisqu’en bout de ligne, cette dernière exprime des émotions et des réflexions universelles. Certaines anecdotes insérées à travers le roman accentuent la touche orientale tandis que la présence de l’humour dans la tragédie réussit, très brièvement, à détendre l’atmosphère. La guerre vécue au quotidien par les personnages bouleverse les lecteurs. Certains d’entre nous (Simon surtout) n’ont toutefois pas apprécié ce roman, dont l’écriture leur a semblé froide. De plus, la finale nous laisse sur notre faim : est-ce une métaphore ? faut-il la prendre au pied de la lettre ? a-t-on suivi la femme dans sa folie ? mais il s’agit là d’un argument qui peut se transformer facilement de positif à négatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avis sont partagés en ce qui concerne &lt;em&gt;Une éducation libertine&lt;/em&gt;. La qualité de l’écriture est reconnue à l’unanimité, mais alors que certains jurés sont impressionnés par la richesse du vocabulaire, la profusion des figures de style, particulièrement des oxymores, d’autres affirment plutôt qu’il y a surenchère de métaphores, alourdissant ainsi la lecture du roman. L’évolution psychologique du personnage, le rythme lent et le niveau de langage impressionnent. Néanmoins, les réflexions longues et la densité du roman finissent par décourager. De plus, le déterminisme qui pèse lourdement sur le personnage finit par franchement nous taper sur les nerfs. Mais en bout de ligne, le clin d’œil permanent de l’auteur nous plait. Est-ce une grande œuvre ? Une relecture s’impose avant de trancher, mais il est évident que ce roman est à découvrir. Là-dessus, tout le monde semble, pour une fois, être d’accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème de la paternité traité avec brio par Fournier dans &lt;em&gt;Où on va papa?&lt;/em&gt; a séduit l’ensemble du groupe (moins une jurée). Le style simple et spontané, le côté provocateur ainsi que le naturel de l’auteur qui s’attaque à un sujet tabou donnent à ce roman un ton bien particulier. Fournier n’y va pas de main morte lorsqu’il s’attaque à la société, jouant avec le lecteur en lui faisant découvrir son quotidien avec deux enfants lourdement handicapés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, &lt;em&gt;La Beauté du monde&lt;/em&gt; nous impressionne par la qualité de ses descriptions qui nous entraînent autant dans les années folles de New York qu’au cœur du Kenya. Malheureusement, le regard contemporain des personnages contraste avec l’époque de l’histoire. L’écriture plutôt conventionnelle comporte des longueurs et la fin est plutôt décevante. Un roman agréable, sans plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réunion se termine, la fatigue se ressent parmi les participants. Avant de partir, Mme Garet nous distribue le journal du Goncourt des Lycéens que Marthe Francœur, responsable de la bibliothèque, vient de lui apporter. Elle distribue aussi des formulaires pour ceux d’entre nous qui partent à Paris. La dernière réunion officielle aura lieu mercredi prochain, le 29 octobre. L’aventure tire à sa fin. Même si la hâte de voyage est bien présente, une certaine nostalgie m’envahit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandra Saucan&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-778829169943921815?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/778829169943921815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=778829169943921815' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/778829169943921815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/778829169943921815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/rsum-du-mardi-21-octobre-en-soire.html' title='Résumé du mardi 21 octobre( en soirée)'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7553231942724313028</id><published>2008-11-02T17:10:00.000-05:00</published><updated>2008-11-02T17:11:01.385-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Le silence de Mahomet</title><content type='html'>Ce roman, portant sur la vie du prophète Mahomet, est le quatrième roman de Salim Bachi, un Algérien qui vit présentement à Paris. Cette histoire est composée des confessions des personnes qui ont côtoyé Mahomet tout au long de sa vie. L’histoire a d’abord piquée ma curiosité, car j’ai peu de connaissances sur la culture musulmane, et surtout, je trouvais intéressant d’en savoir plus sur un des piliers d’une des religions les plus répandues de la planète. Dans les premières pages, on trouve une carte de l’Arabie contemporaine au prophète, ainsi qu’un glossaire; je m’attendais donc à en apprendre plus, mais je fus rapidement déçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman est divisé en quatre parties : la première, qui, selon moi, est aussi la meilleure, nous était narrée par la première femme de Mahomet, celle qui a su le soutenir financièrement, Khadija. Son rôle de femme était bien illustré, et dans ce monde très masculin, avoir un avis féminin m’a semblé très édifiant. Le deuxième personnage qui nous est présenté est le meilleur ami du prophète, le calife Abou Bakr. Tout au long de cette partie, et dans celles qui suivent, les anecdotes du quotidien ainsi que des évènements plus ou moins semblables ne cessent de se répéter. À un point tel que parfois, on aurait préféré sauter quelques pages plutôt que d’entendre parler encore des mêmes thèmes récurrents (guerres fratricides et claniques). Le troisième narrateur est le général Khalid, un homme très centré sur la guerre, qui nous présente une religion intrinsèquement violente, voire choquante. La force semble être employée sans discernement et la perte de vies humaines ne paraît affecter personne. Finalement, le dernier personnage est Aïcha, une jeune fille que Mahomet a épousée alors qu’elle avait neuf ans. Ce personnage est celui qui m’a le plus troublée, d’abord par son âge et aussi par sa perception idolâtrique de Mahomet, qu’elle louange à tout moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m’a particulièrement déçue, c’est le peu de charisme que Mahomet dégage à travers le roman. Peut-être est-ce à cause de l’écriture simple et froide de l’auteur, mais je me suis demandé tout au long de ma lecture comment un tel homme avait pu rallier d’immenses foules et susciter une aussi grande quantité d’adeptes. Je trouve, en effet, que le personnage tel qu’il est dépeint n’a que peu d’envergure et semble même assez fade. Il faut dire que l’ensemble du roman manque d’émotions : aucune ne transcende le texte ni ne vient toucher le lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve aussi important de mentionner que le grand nombre de noms, très compliqués pour un lecteur occidental (Fakih ibn al-Moughîra, Khalid ibn al Walid, etc.), auxquels s’ajoutent les variations sur un même patronyme, a eu tendance à ralentir ma lecture et à rendre plus difficile l’accès aux divers personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, malgré quelques remarquables envolées quasi poétiques, ce roman n’est pas arrivé à me toucher, et les personnages étaient somme toute plutôt banals malgré l’importance religieuse qu’ils ont encore aujourd’hui. Les citations du Coran qui venaient ponctuer ma lecture m’ont plu, mais je crois que, pour apprécier davantage ce roman, il m’aurait fallu des connaissance supplémentaires sur l’Islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Camille Lachance Gaboury&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7553231942724313028?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7553231942724313028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7553231942724313028' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7553231942724313028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7553231942724313028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/11/le-silence-de-mahomet.html' title='Le silence de Mahomet'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1527221224821984006</id><published>2008-10-30T23:48:00.000-04:00</published><updated>2008-10-30T23:49:53.898-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mots à part...'/><title type='text'>Le Goncourt des lycéens vu par Céline Bengle du service aux étudiants</title><content type='html'>Qui dit que les jeunes ne lisent pas ? qu’ils ne sont plus capables de persévérance et d’effort ? et que rien ne les intéresse vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ceux qui pensent ainsi, je répondrais qu’ils n’ont pas eu la chance de côtoyer les  participants du prix Goncourt des lycéens pour véhiculer encore d’aussi insipides impressions sur les jeunes de la présente génération. Car moi, je les ai vus à l’œuvre, ces jeunes, je les ai vus s’acharner à lire les 15 romans en six semaines en plus de leur programme habituel, j’ai vu la qualité des critiques et des résumés de rencontre qu’ils ont rédigés, j’ai entendu le sérieux de leurs interventions tout au long du projet, je les ai vus s’emballer, s’emporter en défendant leurs opinions et je les ai trouvés beaux… intelligents, structurés, généreux, ouverts, curieux, au point de les admirer sincèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont, de plus, non seulement le mérite d’avoir tenu bon et d’avoir relevé le défi de répondre aux exigences du projet, mais ils ont aussi avant tout celui de s’être engagés volontairement dans le projet en devinant combien cela représenterait d’efforts et de ténacité. Ils l’ont fait pour le plaisir de l’aventure, par intérêt culturel, sans égard pour ce que cela leur en coûterait sur le plan de la gestion de leur temps et de leurs responsabilités personnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cette démarche, ils étaient vingt-deux à l’avoir entreprise, certains en sachant même fort bien dès le départ qu’ils ne pourraient pas, pour différentes raisons, profiter de l’ultime récompense : partir à Paris. Voilà bien la preuve de la générosité de leur engagement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les neuf participants qui ont été sélectionnés pour représenter le Collège ont démontré une rigueur, une persévérance et un engagement personnel hors du commun. Pour notre communauté, être représentée à l’étranger par un aussi beau groupe constitue, à mon avis, un vrai privilège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’ai senti le besoin de témoigner ainsi, c’est que le fait de suivre ces étudiants dans leurs démarches et de participer avec eux à l’exercice m’a procuré l’occasion d’apprécier une nouvelle fois la richesse de notre jeunesse, et d’établir un contact privilégié avec de jeunes adultes motivés, étonnamment mûrs et en qui nous pouvons fonder les plus grands espoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À tous ceux qui doutent encore du sérieux de la jeunesse actuelle, je souhaite le bonheur de connaître pareille expérience.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1527221224821984006?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1527221224821984006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1527221224821984006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1527221224821984006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1527221224821984006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/le-goncourt-des-lycens-vu-par-cline.html' title='Le Goncourt des lycéens vu par Céline Bengle du service aux étudiants'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-5294882415320740963</id><published>2008-10-30T23:42:00.001-04:00</published><updated>2008-10-30T23:46:58.798-04:00</updated><title type='text'>Le dévoilement</title><content type='html'>&lt;em&gt;Une histoire tristounette qui heureusement finit bien...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait que le Collège ait été sélectionné pour représenter le Québec dans le cadre du Prix Goncourt des lycéens étant en soi un bel honneur et des efforts particuliers ont été investis pour que le dévoilement des lauréats se fasse en grande pompe… à la hauteur du projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Collège était particulièrement fier que Mme Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et députée de l’Acadie, ait non seulement consenti à appuyer le projet, mais qu’elle ait accepté l’invitation de venir procéder elle-même à l’annonce officielle des noms des étudiants sélectionnés pour partir à Paris et Rennes participer à la dernière phase du projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’événement revêtait donc un caractère protocolaire et, pour s’assurer que la réception se déroule dans les meilleures conditions, il a été convenu d’organiser l’événement à la bibliothèque… endroit tout indiqué pour un concours littéraire! Il fallait sentir l’effervescence que les préparatifs ont engendrée dans ce lieu de quiétude et de silence! Le côté inhabituel de la tenue d’un événement dans ces espaces conférait déjà un caractère bien particulier au projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était beau, parfaitement en place quand ils sont arrivés, ces étudiants-jurés en lice pour le voyage et qu’ils sont entrés les uns après les autres et se sont nerveusement agglutinés ensemble autour du premier comptoir de livres, en réponse au réflexe spontané de se serrer les coudes dans l’attente du dévoilement des noms. J’étais parmi eux, j’ai pu sentir l’émotion du moment… toute la fébrilité de leur attente, de leurs espoirs, de leurs craintes. Certains avouaient n’avoir pas réussi à dormir, d’autres affirmaient avoir eu toutes les difficultés à se concentrer pendant leurs cours du matin, d’autres encore disaient flageoler sur leurs jambes. Il y avait dans ce petit groupe une telle anxiété que seuls quelques fous-rires nerveux parvenaient à détendre un tant soit peu l’atmosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi qui connaissais la sélection, l’expérience était éprouvante. C’était tellement triste de savoir que certaines d’entre eux qui espéraient tant être du voyage apprendraient dans quelques minutes qu’elles en seraient exclues et ce, tout simplement parce qu’il avait fallu tracer une ligne pour respecter le nombre de sept participants, et par conséquent, sacrifier la candidature de deux participantes qui avaient elles aussi rempli, à quelques dixièmes près, toutes les exigences du projet. L’émotion était grande pour tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la cérémonie a commencé, c’est encore en bloc qu’ils se sont déplacés pour aller s’asseoir, en groupe, bien collés les uns aux autres. Au moment de l’annonce des noms, je les voyais trépigner et, quand les sept sélectionnés se sont retrouvés sur la scène, je ne pouvais détacher mes yeux de ces deux étudiantes privées du voyage. L’une est demeurée figée, stoïque alors que l’autre s’est effondrée et pleurait à chaudes larmes, absolument inconsolable. Leur déception était telle qu’elle entachait le plaisir des lauréats et que personne n’osait vraiment se réjouir de son propre succès. Les étudiants sélectionnés étaient aussi très émus et ont spontanément bondi vers leurs collègues dès la fin de la prise des photos pour les entourer de leur amitié, négligeant un peu les félicitations qui leur étaient accordées. Cela a donné lieu à une ambiance trouble où le bonheur des uns était vraiment assombri pas le chagrin des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même Mme la Ministre s’est montrée sensible au désarroi des deux étudiantes et elle a tenu à s’informer des conditions de la sélection qui avait mené à une telle situation. Quand elle a appris que ce n’étaient finalement que d’infimes décimales qui avaient écarté les deux dernières participantes et une question pécuniaire qui limitait le nombre de participants au voyage à sept étudiants elle semblait sincèrement déplorer la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cérémonie qui se voulait joyeuse s’est donc terminée sur une note plutôt tristounette et chacun est retourné à ses occupations, un peu troublé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or qu’elle ne fut pas notre surprise quand nous avons appris que, aussitôt revenue à ses bureaux, Mme St-Pierre communiquait avec la Direction du Collège pour annoncer qu’elle assurerait un appui financier supplémentaire pour permettre aux deux candidates non sélectionnées de se joindre à leurs amis et de partir, elles aussi, vivre cette belle aventure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire la joie de ces deux jeunes est difficile tellement elle est empreinte d’émotion et de bonheur! Les larmes de chagrin se sont transformées en larmes de joie et ils étaient nombreux à s’éponger les yeux en apprenant la nouvelle. L’annonce de ce revirement a chamboulé non seulement ces deux participantes, mais aussi leurs collègues et tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué au projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être Mme la Ministre ne saura-t-elle jamais l’effet véritable de sa décision. Si elle en mesure bien toutes les dimensions, elle s’en enorgueillira certainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était si réconfortant de constater que nos hautes instances savaient être sensibles et désiraient aussi sincèrement contribuer à la cause des jeunes. Chapeau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Céline Bengle&lt;br /&gt;Conseillère à la vie étudiante&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-5294882415320740963?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/5294882415320740963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=5294882415320740963' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5294882415320740963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5294882415320740963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/le-dvoilement.html' title='Le dévoilement'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-4476471784195450994</id><published>2008-10-29T18:54:00.008-04:00</published><updated>2008-10-29T19:14:22.824-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En chair et en os'/><title type='text'>L'avant dernière rencontre</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjtl9D2VcI/AAAAAAAAAC0/Lwr25gCilqY/s1600-h/IMG_3191.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262717400884073922" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjtl9D2VcI/AAAAAAAAAC0/Lwr25gCilqY/s320/IMG_3191.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjsPQ9WXGI/AAAAAAAAACc/eQIR6li666c/s1600-h/IMG_3194.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262715911576902754" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjsPQ9WXGI/AAAAAAAAACc/eQIR6li666c/s320/IMG_3194.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjsVEk4IuI/AAAAAAAAACk/COTcn2nYQtY/s1600-h/IMG_3195.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262716011332248290" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjsVEk4IuI/AAAAAAAAACk/COTcn2nYQtY/s320/IMG_3195.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjsGaucHuI/AAAAAAAAACU/m8a7D_1dgGU/s1600-h/IMG_3193.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262715759579897570" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjsGaucHuI/AAAAAAAAACU/m8a7D_1dgGU/s320/IMG_3193.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjrstyZ0DI/AAAAAAAAACM/Y1mxNbUAkYY/s1600-h/IMG_3192.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262715318020198450" style="WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjrstyZ0DI/AAAAAAAAACM/Y1mxNbUAkYY/s320/IMG_3192.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjstNZQJqI/AAAAAAAAACs/OIeyltgH3io/s1600-h/IMG_3197.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5262716426016269986" style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjstNZQJqI/AAAAAAAAACs/OIeyltgH3io/s320/IMG_3197.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-4476471784195450994?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/4476471784195450994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=4476471784195450994' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4476471784195450994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4476471784195450994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/lavant-dernire-rencontre.html' title='L&apos;avant dernière rencontre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SQjtl9D2VcI/AAAAAAAAAC0/Lwr25gCilqY/s72-c/IMG_3191.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-4143088628934536367</id><published>2008-10-26T15:42:00.001-04:00</published><updated>2008-10-26T15:47:35.694-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Le silence de Mahomet</title><content type='html'>Avec &lt;em&gt;Le silence de Mahomet&lt;/em&gt;, c’est un voile qui se lève sur la naissance de &lt;em&gt;l’Islam&lt;/em&gt; et de son prophète orphelin et désargenté. C’est une histoire à quatre voix. Celle de Khadija, sa première épouse, sa confidente et son rempart. L’homme qu’il était sera esquissé par la voix d’Abou Bakr, son meilleur ami et successeur qui s’attirera la fidélité des uns et la haine des autres, dont Ali, le fils adoptif de Mahomet. Khalid, le bien nommé &lt;em&gt;Glaive de l’Islam&lt;/em&gt; prendra à son tour la parole dans un décor de luttes sanglantes, de conquêtes et de conversions. Et enfin, Aïcha, femme jalouse, femme aimante, se confesse. Sur ses genoux, Mahomet exhalera son dernier souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salim Bachi a imaginé de raconter la vie de Mahomet par les voix de ceux et celles qui partageaient sa cause, son exil, ses défaites et ses victoires. Ligne après ligne, Bachi tisse la vie du grand prophète sur le métier de chacun. Ils le connaissaient quand il n’était que l’orphelin qui se retirait plusieurs jours dans le désert. Il est devenu le mari respecté, le messager redouté, l’amant tant désiré, l’homme qui pour &lt;em&gt;Allah&lt;/em&gt; a tué et la légende qu’il est aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ces pages, tout tourne autour de la fidélité. Envers Dieu et la foi en Lui. Les hommes se battent, meurent, tuent pour une seule et unique raison. Admettre &lt;em&gt;Qu’il n’y a de dieu que Dieu&lt;/em&gt;. N’est-ce pas le propre de la plupart de nos religions? Une partie des contemporains de Mahomet ont cru en lui et en son message. Et certains de nos contemporains y croient toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lisant, à chaque début de chapitre, les extraits du Coran, je retournais en enfance. J’ai reconnu des parties de phrases, des manières de penser qu’on retrouve dans la Bible ou qu’on nous enseignait à la catéchèse. La Bible, je ne la lis plus. Mais ces mots m’ont rappelé pourquoi j’y croyais auparavant, mais aussi pourquoi je n’y crois plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre mérite d’être lu pour ce qu’il est : une sorte d’héritage. Pas seulement pour les musulmans, mais aussi pour nous. Que de merveilles il y a à apprendre les histoires des autres ! Rien ne nous oblige à être d’accord avec les coutumes qui nous sont étrangères, mais le respect leur est dû.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les mille et un noms qui se trouvent dans ces pages – mots que j’essayais maladroitement de prononcer – et qui rendent parfois la lecture fastidieuse, j’ai apprécié ce livre. Ces mots devenaient un pont entre moi et le désert d’Arabie. En revêtant le voile des mères des croyants, j’ai aimé ces voix qui me racontaient l’histoire de Mahomet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bravo à Salim Bachi qui nous entraîne sur les pas de Mahomet, dans son intimité, ses révélations et ses doutes. Après tout, ce n’était qu’un homme, qui a eu comme tout le monde, a subir son lot de malheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose Carine Henriquez&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-4143088628934536367?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/4143088628934536367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=4143088628934536367' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4143088628934536367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4143088628934536367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/le-silence-de-mahomet.html' title='Le silence de Mahomet'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6296512949393043108</id><published>2008-10-26T15:40:00.000-04:00</published><updated>2008-10-26T15:42:32.163-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Là où les tigres sont chez eux</title><content type='html'>Jean-Marie Blas de Roblès a réussi à créer un roman tout à fait magique où chacun des protagonistes est un passionné poursuivant une quête. En effet, le pseudo-héros Éléazard  von Wogau veut élucider le mystère Kircher, savant jésuite du XVIIe siècle. Élaine, son ex-épouse, veut trouver le fossile qui révolutionnerait la pensée sur l’évolution du monde. Moéma, sa fille, recherche le bonheur. Nelson veut venger son père. Et ainsi de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur a construit son livre comme si se suivaient plusieurs romans qu’on pourrait d’abord croire indépendants les uns des autres. Un narrateur omniscient raconte l’histoire de certains personnages (Éléazard, Élaine, Nelson, Zé, Mauro, Moéma, etc.) dans des sous-chapitres. Le fil de l’histoire se trouve continuellement interrompu par une biographie. En effet Éléazard se triture l’esprit à comprendre le récit que Caspar Schott (« Je », narrateur-témoin) a entrepris sur son maître Kircher. Cette façon de faire tend à placer le lecteur dans une frustration permanente. Il quitte l’action, le déroulement de l’histoire qui se passe dans le Brésil du XXe siècle, parce que le récit de Schott le ramène, au début de chaque chapitre, en plein XVIIe siècle, au cœur d’une pensée assez limitée. Cette dichotomie entre la pensée et l’action agace, mais force le lecteur à poursuivre sa lecture, impatient qu’il est de pouvoir établir le lien entre les deux époques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis parfois sentie agacée, énervée et même irritée, mais j’ai voulu savoir. L’auteur nous pousse à ressentir une profonde envie de lire, de savoir, de découvrir, et c’est là son tour de force, son incroyable originalité que le lecteur saura apprécier grandement, tout comme moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Blas de Roblès fait preuve d’une belle capacité descriptive et analytique. Nous sentons les personnages, nous vivons avec eux, nous nous identifions à eux. De plus, il démontre une solide érudition qui lui permet de nous faire comprendre une part du questionnement philosophique du XVIIe siècle. Nous suivons un certain cheminement de la pensée qui, en quelque sorte, perdure encore aujourd’hui en ce qui concerne la recherche de nos origines et celle de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman, cette quête de la vérité, se révèle assez pessimiste. Tous les protagonistes se perdent d’une façon ou d’une autre. Éléazard se sentant trahi par Caspar ou Kircher abandonne ses recherches, Élaine se perd dans la jungle malgré ses découvertes, Moéma tombe dans la drogue, Nelson accomplit sa vengeance et meurt, l’avenir de Loredana s’annonce bien sombre, etc. De plus, Éléazard, l’intellectuel, pris dans sa bulle Kircher, si on peut le dire ainsi, ne voit presque rien de la réalité qui l’entoure ni des drames vécus par les êtres qui lui sont chers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un roman à lire et à relire : il donne à réfléchir, mais permet de conserver, du début à la fin, le plaisir de lire… C’est rare !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie St-Pierre-Clément&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6296512949393043108?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6296512949393043108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6296512949393043108' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6296512949393043108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6296512949393043108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/l-o-les-tigres-sont-chez-eux.html' title='Là où les tigres sont chez eux'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8786970607206121337</id><published>2008-10-26T15:29:00.001-04:00</published><updated>2008-10-26T15:40:36.117-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Rencontre du 15 octobre</title><content type='html'>(Après-midi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On va bientôt savoir qui part la semaine prochaine… La tension est palpable!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame Garet confirme la présence d’olivier Rolin à la librairie Monet le dimanche 2 novembre et nous demande de nous préparer à cette rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On commence à parler des livres tout de suite, il va bientôt falloir choisir nos trois préférés. Le premier à être décortiqué est &lt;em&gt;Une éducation libertine&lt;/em&gt;. Tout le monde s’accorde pour dire que c’est merveilleusement bien écrit (&lt;em&gt;a fortiori&lt;/em&gt; pour un premier roman) et que les descriptions sont splendides. C’est l’effet sur leur santé de ces odeurs si bien racontées qui semble déplaire à certains. On relève vite la multitude de références intertextuelles, en passant du roman &lt;em&gt;Le Parfum&lt;/em&gt; à &lt;em&gt;Entrevue avec un vampire&lt;/em&gt; d’Anne Rice, sans oublier &lt;em&gt;L’Éducation sentimentale&lt;/em&gt;. Madame Garet nous fait remarquer de petits anachronismes volontaires dans le texte, comme les opéras (Carmen !) qui n’ont pas leur place dans le Paris de cette époque. Parlant de Paris, on veut tous toujours tout autant y aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe à &lt;em&gt;Jour de Souffrance&lt;/em&gt; de Catherine Millet. Entre les attaques sur la narratrice-auteure et les critiques au vitriol sur l’écriture, on comprend assez vite que le roman est condamné d’avance. Entre les «c’est le pire livre de ma vie » et les rires à chaque pique bien sentie, on prend une pause pour pousser un soupir de soulagement quand on se rappelle que le roman a été rayé de la liste des Académiciens Goncourt : Mme Millet n’aura pas « le » Goncourt; s’il n’en tient qu’à nous, elle n’aura pas non plus le Goncourt des lycéens....&lt;br /&gt;Bilan : Alexandra est traumatisée par la narratrice-personnage qu’elle croit capable d’être une tueuse psychopathe et Rose Carine, qui n’a pas encore lu ce roman, redoute le pire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On passe ensuite à &lt;em&gt;Syngué Sabour : Pierre de patience&lt;/em&gt;, qui a nettement plus séduit les jurés. Certains ont été craintifs en le commençant, mais ont fini par tomber sous son charme. Certains ont adoré le lieu clos, d’autres le personnage principal. On prend un moment pour faire une étude de l’instabilité psychologique grandissante de la femme et tenter d’expliquer la fin à ceux qui ne l’ont pas comprise. Ensuite on parle des « bibittes » (la mouche, les blattes, etc.) et on divague encore un peu. Tout le monde commence à comprendre pourquoi on n’a jamais le temps de choisir « le meilleur livre de la semaine ». On finit sur une étude des liens entre le livre et le théâtre de Wajdi Mouawad; Madame Garet compare l’écriture simpliste à la manière de s’exprimer d’un certain président américain et avoue que cette simplicité l’a dérangée au début, mais qu’elle a fini par y trouver du charme. Puis on tape sur &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt; encore un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La joyeuse réunion se termine par un tour de table où chacun doit nommer le livre qu’il aimerait éliminer. Anne-Sophie s’affole de voir Un brillant avenir plusieurs fois nommé. Le seul livre s’imposer comme une évidence pour l’élimination est &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour savoir qui fait quoi la semaine prochaine, reportez-vous au &lt;a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/142718525513385402/06_CR_15oct_BaT1.pdf"&gt;compte rendu&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gregory S.-Ouimet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8786970607206121337?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8786970607206121337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8786970607206121337' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8786970607206121337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8786970607206121337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/rencontre-du-15-octobre.html' title='Rencontre du 15 octobre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-4672659882220898598</id><published>2008-10-25T19:58:00.000-04:00</published><updated>2008-10-26T20:00:18.798-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>C'était notre terre</title><content type='html'>Quelque part dans le Dahra algérien, un domaine français s’étend six cent cinquante-trois hectares de terres nord-africaines. Ce domaine, c’est Montaigne, et ses propriétaires depuis plusieurs générations sont les De Saint-André. Quand, en 1962, l’Algérie entière se rebelle contre les colons qui se sont emparés des terres qui étaient les siennes, le monde des De Saint-André s’écroule et s’enlise dans la terreur. Dans&lt;em&gt; C’était notre terre&lt;/em&gt;, Mathieu Belezi fait valser sur les interpellations litaniques de ses personnages les derniers instants de l’Algérie française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;C’était notre terre&lt;/em&gt; est un roman où s’entrecroisent les voix de six personnages dont les destins sont liés de la plus marquante des manières. D’abord le père, Ernest Jacquemain, puis sa femme, Hortense Jacquemain, née de Saint-André. Viennent ensuite leurs trois enfants : Antoine, le fils aîné qui se ralliera aux révolutionnaires algériens, Marie-Claire, fille cadette et effacée, et Claudia, benjamine amoureuse de la terre qui l’a vue naître. Finalement, Fatima, la domestique kabyle qui a grandi en servant les Jacquemain et a élevé leurs enfants. Cette saga familiale et intergénérationnelle raconte la fin de l’emprise française sur l’Algérie. Pour la famille de riches colons déjà affaiblie par l’absence de vie familiale, la perte potentielle du patrimoine hérité de leurs ancêtres sera fatale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque narrateur raconte ses impressions et ses sentiments par rapport aux événements de son quotidien à la manière d’une divagation personnelle monologuée. Dans ces monologues, les narrateurs, chacun à leur tour, s’adressent à leurs absents ; le père décédé, le mari à l’état de légume, le frère disparu ou la sœur éloignée. Avec les répétions incantatoires d’interpellations et la quasi-absence de ponctuation, Mathieu Belezi nous fait entendre la triste musique de la guerre. Pour chaque chapitre, un seul point final, comme une page de plus qui se tourne et qui nous rapproche inévitablement de la fin de l’Algérie française. Seules sont présentes les interrogations désespérées et les exclamations de la déception, de la surprise ou de la colère. Bien que parfois difficile à suivre parce que certaines phrases s’étendent sur plus de 40 pages, l’histoire donne l’impression d’un témoignage cœur à vif des victimes d’une scission culturelle. Des chapitres sans titre, sans indications spécifiques, nous permettant d’identifier le narrateur, en dehors du lieu.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un roman difficile à lire à cause de sa charge émotionnelle importante, mais qui mérite certainement d’être lu, ne serait-ce que pour entrevoir la terreur qui a habité les cœurs des gens qui ont vécu cette guerre de race, de religion et de classe sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-4672659882220898598?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/4672659882220898598/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=4672659882220898598' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4672659882220898598'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4672659882220898598'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/ctait-notre-terre.html' title='C&apos;était notre terre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3053301216713903494</id><published>2008-10-21T23:16:00.003-04:00</published><updated>2008-10-21T23:29:43.408-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Contributions des professeurs'/><title type='text'>Le rêve de Machiavel</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;Quelques remarques sur l’ouvrage de Christophe Bataille,&lt;em&gt; Le rêve de Machiavel&lt;/em&gt;,&lt;br /&gt;et ce que j’ai pu en saisir… &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Ce roman me semble porter une charge considérable contre la naïveté des penseurs modernes, mais pis encore contre les désillusions de la société présente. Recourir à Machiavel me semble à la fois une illustration particulièrement suggestive pour traiter des espoirs prophétiques de la modernité comme celle de la présence de la peste nous renvoie à ce qu’il y a de plus éprouvant pour l’homme, la mort, et pour une société : voir sa population s’éteindre sous les feux de la peste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Machiavel est demeuré célèbre pour son ouvrage &lt;em&gt;Le Prince&lt;/em&gt; écrit en 1517, dédié à Laurent de Médicis, qui sera finalement publié quelques années plus tard. Il semble qu’il ait interrompu &lt;em&gt;Les discours sur la première décade de Tite-Live&lt;/em&gt; pour l’écrire. C’est dire que ce qui nourrit sa réflexion tire sa source des événements contemporains florentins et vénitiens, comme des périodes tout aussi mouvementées de l’Antiquité romaine. Il en tire un certain nombre de leçons qui ont fait de lui le fondateur de la science politique moderne. Partons des faits, laissons-les parler et tirons-en un enseignement propre à éduquer tant les princes que les peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui fait de Machiavel ce penseur typiquement moderne, c’est précisément son absence de propos moralisateurs pour traiter des matières aussi graves et sérieuses que l’action des dirigeants politiques et le bien-être des peuples. Ainsi Machiavel, dans &lt;em&gt;Le Prince&lt;/em&gt;, cite Tite-Live et nous rappelle que ce qui semble offensant dans son regard se trouvait déjà chez Tite-Live : « La guerre est juste pour ceux à qui elle est nécessaire, et saintes sont les armes quand il n’est plus d’espoir qu’en elles (Tite-Live) ». L’exemple vient de loin et l’observateur de Tite-Live a bien appris. À preuve : &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il n’est donc pas nécessaire à un prince de posséder toutes les vertus énumérées ci-haut; ce qu’il faut, c’est qu’il paraisse les avoir. Bien mieux : j’affirme que s’il les avait et les appliquait toujours, elles lui porteraient préjudice; mais si ce sont de simples apparences, il en tirera profit. Ainsi, tu peux sembler – et être réellement – pitoyable, fidèle, humain, intègre, religieux : fort bien, mais tu dois avoir entraîné ton cœur à être exactement l’opposé, &lt;strong&gt;si les circonstances&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;l’exigent&lt;/strong&gt;. Si bien qu’un prince doit comprendre, et spécialement un prince nouveau, qu’il ne peut pratiquer toutes ces vertus qui rendent les hommes dignes de louanges, puisqu’il lui faut souvent, s’il veut garder son pouvoir, agir contre la foi, contre la charité, contre l’humanité, contre la religion. Il doit disposer d’un esprit en mesure de tourner selon les vents de la fortune, selon les changements de situation. En somme, comme j’ai dit plus haut, &lt;strong&gt;qu’il reste dans le bien si la chose est possible; qu’il sache opter pour le mal, si cela est nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Combien il est louable à un prince de respecter ses promesses et de vivre avec intégrité, non dans les fourberies, chacun le conçoit clairement. Cependant, l’histoire de notre temps enseigne que seuls ont accompli de grandes choses les princes qui ont fait peu de cas de leur parole et su adroitement endormir la cervelle des gens; en fin de compte ils ont triomphé des honnêtes et des loyaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’envie de conquérir est assurément chose très ordinaire et très naturelle; et chaque fois que des hommes qui le peuvent s’y livreront, on les en louera, ou du moins ne les blâmera point. Mais lorsqu’ils se jettent dans les conquêtes sans en avoir les moyens, ils commettent une faute et méritent le blâme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Est-ce à dire que Machiavel serait un partisan de la ruse ? oui; du recours à la force ? certes; pire, qu’il fait montre de perfidie ? non. Il l’écrit en toute lettre : &lt;em&gt;La meilleure forteresse au monde est l’affection d’un peuple&lt;/em&gt;. Alors ? À nouveau recourons au &lt;em&gt;Prince&lt;/em&gt; pour tenter de l’expliquer : &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais la distance est si grande entre la manière dont on vit et celle dont on devrait vivre, que quiconque ferme les yeux sur ce qui est et ne veut voir que ce qui devrait être apprend plutôt à se perde qu’à se conserver, car si tu veux en tout et toujours faire profession d’hommes de bien parmi tant d’autres qui sont le contraire, ta perte est certaine. Si donc un prince veut conserver son trône, il doit apprendre à savoir être méchant, et recourir à cet art, ou non, selon les nécessités.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Machiavel refuse d’accorder quelque espace que ce soit aux bons sentiments, aux intentions nobles, car, prétend-il, ils ne savent rivaliser avec la froide lucidité, l’observation crue d’un monde lui-même impitoyable et cruel. On comprend pourquoi les valeurs d’honnêteté, de compassion ne font pas bon ménage avec les enseignements qu’il tire de l’histoire, tant celle du passé que celle qui lui est contemporaine. La Raison doit guider l’action du prince, et c’est pourquoi, à mon avis, Bataille choisit Machiavel pour traiter plus globalement du dernier millénaire que nos sociétés viennent de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Bataille, Machiavel contemple « le monde des hommes sous le monde de Dieu. Soudain on prononce les mots épidémie, peste, et tout est fini » (p.19). Et, si vous me permettez ce saut d’un demi-millénaire qu’effectuerait un observateur d’aujourd’hui : « Ce qui est neuf, c’est la mort partout. C’est de tuer avant de mourir à son tour (World Trade Center un certain 11 septembre et après). Mieux : tuer et ne pas vivre. Ce qui est neuf et irréversible, c’est la possibilité d’être pleinement homme, c’est-à-dire sans humanité » (p.25). Nous serions devenus plus consciemment autonomes que jamais à propos de l’emprise qu’a la société sur elle-même et par là plus inhumains que jamais !!! J’appelle ça une sacrée désillusion moi… pas vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est le spectacle qui s’offre sous les yeux de Machiavel ? Un monde où le rire a disparu (p.39), où tout s’est obscurci (p.40). Pourquoi ? Parce que depuis « l’esprit fait tout… jusqu’à l’oubli des dieux » (p.40). Pourquoi s’agirait-il d’une condamnation des temps modernes avec à son sommet, la Raison (la science, la technique) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est l’Évangile de notre temps ? Celui du Lion !!! « L’alliance ancienne puis nouvelle sont mortes. Ne croyez pas aux temps derniers. Nous sommes au commencement. L’origine est devant nous » (p.52). N’accordez plus d’importance aux traditions, aux valeurs anciennes, l’avenir nous appartient et il est radieux, comme dit Kundera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on avoir meilleur témoignage de notre temps que celui-ci : « La femme n’est plus la femme. L’homme n’est plus l’homme. L’enfant est une charge. Il n’y a plus d’humanité. […] La maladie n’est pas en ville, mais dans l’esprit de tous. » (p.55)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sinistre conseil qui amuserait la grosse femme : « Si tu peux tuer ton ennemi, fais-le, sinon fais-t’en un ami ». N’est-ce pas une maxime qui célèbre la guerre par d’autres moyens si chère à Adam Smith, la guerre économique ? Et Machiavel dans tout ça ? Il tient la chronique, sans distinction entre les grands et petits événements (p.57). Toute cette mort qui nous entoure, doit-on l’associer à l’esprit de l’homme nouveau (p.77) ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Oui, le lien avec la société contemporaine est bel et bien présent : « L’histoire de la peste est l’histoire de la pensée fouaillant la peste pour l’abolir » (p.64). Le monde n’a plus ni noyau, ni écorce, ni règles (p.135). « Il n’y a plus d’hommes et de femmes, il n’y a plus de conscience. Il n’y a plus qu’une foule invisible et craintive. Un ordre sans tête s’est établi » (p. 135). « L’innocence est partout […] Que les péchés soient abolis. Que l’espèce s’améliore. Beaucoup se cherchent des magies. Tous sont en armes. Quelques-uns, dévoués, passionnés, souvent idiots, brûlent les morts ». (p.135) « La course du monde est terminée. Il n’y aura plus d’éden, de rivières ondoyantes, il n’y aura plus de bûcher où se tordent la frère et la sœur, il n’y aura plus de prêtres, de mages, de sorciers. La mort triomphera, songe Machiavel. &lt;strong&gt;La technique sera partout&lt;/strong&gt;. La connaissance, les images. Bientôt, &lt;strong&gt;l’esprit chassera le corps et la nature&lt;/strong&gt;. Bientôt, l’esprit sera cette bête à six pattes, cet ombilic spirituel qui &lt;strong&gt;chassera même l’histoire &lt;/strong&gt;» (p.179). &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Je cherche la noblesse » (p. 214). Pas le rang social, je parierais, mais ce qui fait de l’individu un homme respectueux d’autrui et de la nature. Pourtant, n’y a-t-il aucune issue ? Si, il y en a lorsqu’on observe Machiavel et qu’on voit l’homme en lui (p. 216) et non le Machiavel qui tire des leçons et n’en a que pour la raison : il s’agit de restaurer un peu d’humanité entre nous. « Plus efficace, que la flatterie, moins fatiguant que la menace, il y a la douceur. La politesse nous fait propre, quand la séduction salit tout » (p. 44). Il faut l’opposer à ceux qui n’entendent pas, ne voient pas et se trouvent sans émotion, qui n’aiment rien, ni personne (p. 45). Machiavel soupire, lui qui n’a aimé que la raison ou mieux, la liberté. Il tremble de s’éveiller (p.46). Il faudrait s’aimer et c’est tout, il faudrait revenir au point où les hommes ne savent pas se tenir (p. 65-66) !!! Aujourd’hui, il voudrait ne pas être seul (p. 81) N’est-ce pas là le lot de nombre d’entre nous ? Car comme il l’écrit, que vaut un homme, quand tous meurent. Rien, alors pesez vos vies. Rangez vos armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est sa chronique de l’an deux mille, livrée entre Chine et Moïse comme l’écrit Bataille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Richard Montour&lt;br /&gt;Département de Sciences sociales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3053301216713903494?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3053301216713903494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3053301216713903494' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3053301216713903494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3053301216713903494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/le-rve-de-machiavel_21.html' title='Le rêve de Machiavel'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8980330004390060621</id><published>2008-10-20T22:02:00.007-04:00</published><updated>2008-10-20T22:24:58.632-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En chair et en os'/><title type='text'>Lors d'une de nos rencontres.</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SP084rqGQuI/AAAAAAAAAB0/6e23fZjjcPM/s1600-h/goncourt+1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259426884328243938" style="FLOAT: right; 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&lt;em&gt;sexuelle de Catherine M.,&lt;/em&gt; et ce deuxième roman, &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt;, semble être là pour profiter de la très grosse vague médiatique qui avait entouré ce précédent roman d’autofiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la veine utilisée pour le premier roman, Catherine Millet nous raconte, au « Je », ses nombreuses péripéties sexuelles et amoureuses. Dans ce roman-ci, elle est empreinte d’une forte jalousie envers son conjoint Jacques, et ce sentiment la rend totalement hystérique. Elle nous raconte donc cette période de sa vie où seules les amantes de Jacques lui importaient, et où elle devenait totalement folle en découvrant une simple note sur un bout de papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traitement du thème de la jalousie, surtout de la part d’une femme ayant une sexualité aussi ouverte, aurait pu être très intéressant. Malheureusement, le lecteur finit simplement blasé par tous ces comportements répétitifs, à commencer par ces nombreuses périodes masturbatoires qui laissent, à vrai dire, indifférent. Et qu’y a-t-il de pire que l’indifférence? Aucune réflexion nouvelle n’est amenée et aucun sentiment ne transcende le texte ; on n’a franchement pas envie de sympathiser avec le personnage ni d’ailleurs de ressentir une quelconque émotion envers elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écriture, malgré un style qui charme au premier abord par sa capacité quasi hypnotique de nous mener au cœur du propos, perd de sa séduction plus l’histoire avance; il m’a même été difficile de terminer le roman. Au tout début, on peut avoir envie de lire le précédent roman, mais cette impression nous quitte rapidement lorsqu’on constate que la vie de Catherine Millet, n’a que bien peu d’intérêt. L’auteure se sert-elle de l’écriture comme d’une rencontre chez le thérapeute ? Elle est parfois très détachée du propos qu’elle tient, alors qu’elle semble fortement impliquée émotionnellement et personnellement dans cette relation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman ne mérite assurément pas l’attention médiatique que le premier roman a reçu, car Jour de souffrance semble nous présenter du réchauffé sur une vie qui se voudrait hors normes, mais qui reste plutôt inintéressante. L’auteure n’a pas la capacité de rendre son propos universel et elle semble se borner à sa petite vie. Mieux vaut lire ses critiques d’art dans le magazine qu’elle a fondé, &lt;em&gt;Art Press&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Camille Lachance Gaboury&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6774207488741723751?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6774207488741723751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6774207488741723751' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6774207488741723751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6774207488741723751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/jour-de-souffrance_19.html' title='Jour de souffrance'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2193763606666198924</id><published>2008-10-19T17:33:00.000-04:00</published><updated>2008-10-19T17:35:12.165-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Syngué sabour : Pierre de patience</title><content type='html'>&lt;em&gt;Syngué sabour : Pierre de patience&lt;/em&gt;, le troisième roman d’Atiq Rahimi (né en1962), son tout dernier, est tout à fait fabuleux. Premièrement, le personnage principal, une femme voilée afghane, soigne son mari, blessé bêtement dans une bagarre, alors que le pays est en guerre. Cet homme, plongé dans le coma, est gardé en vie grâce aux soins que lui prodigue sa femme : elle renouvelle régulièrement le sachet du goutte-à-goutte rempli d’une solution aqueuse mi-sel, mi-sucre et lui met deux gouttes dans chaque œil pour les garder humides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages ne sont jamais nommés par des noms propres, ils deviennent donc universels; ils pourraient être n’importe qui, ils ne sont personne. Dès les premières pages, on croit connaître l’héroïne depuis toujours et on réussit à entrer dans sa peau peut-être en partie parce qu’elle n’a pas de nom, mais surtout parce qu’on a l’impression d’éprouver le même besoin de se livrer qu’elle. Cependant, durant la lecture de ce bref roman, le lecteur à davantage l’impression d’être derrière la caméra, figé, car jamais il n’entre dans la tête du personnage, toujours présenté en focalisation externe : il voit la femme agir et n’a accès qu’à ce qu’elle dit, pas à ce qu’elle pense. L’histoire se déroule dans une chambre close, ce qui se passe à l’extérieur de ce lieu est décrit à l’aide de sons, mais on ne le voit jamais; ce qui fait penser à une pièce de théâtre. De plus, le style d’écriture est très sobre, direct et efficace, des phrases très courtes et des mots du registre courant. De plus, c’est comme si le livre était le monologue de la femme du « condamné », ce qui rappelle l’atmosphère du théâtre et ce n’est un hasard : Atiq Rahimi a fait son doctorat en communication audiovisuelle à la Sorbonne et un de ses film a reçu plusieurs prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à l’écriture, elle est aussi très poétique et, comme les phrases sont courtes, le rythme de lecture est assez rapide. Deux autres éléments viennent créer le rythme, la femme compte chaque respiration de l’homme et elle égraine aussi son chapelet en répétant le nom de son dieu. Elle abandonnera cette pratique assez rapidement… Cesse-t-elle de croire en son dieu devant l’inutilité de ses prières ? Son dieu est-il impuissant à réveiller son mari ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus les pages défilent, plus l’héroïne se livre, plus on se rend compte qu’elle n’est pas saine d’esprit : elle crie de plus en plus souvent contre son mari comateux, elle le frappe; elle commence également à avoir des hallucinations. Cet aspect permettra de mieux comprendre la fin quelque peu nébuleuse qu’on ne doit en aucun cas prendre au premier degré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme issue d’une culture dans laquelle les femmes doivent entière soumission à leur mari, se confiera à lui et du fait même à nous; elle nous parlera de sa jeunesse, de sa vie de femme et de mère en dévoilant ses secrets, ses douleurs, ses malheurs, en se délivrant de l’assujettissement de la religion, des relations conjugales et sociales. Son mari sera sa « Syngué sabour », la pierre qui accumule tous les malheurs d’un être jusqu’à en exploser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d’autres mots, nous sommes spectateurs de l’émancipation d’une femme d’abord soumise et aimant son mari. La vision qui nous est donnée ici change de celle que nous proposent habituellement les médias : la parole libérée permet, sans doute de manière infiniment plus efficace, de prendre conscience de l’oppression que ces femmes subissent et de la souffrance que cet état des choses impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’insertion du conte de la « Syngué sabour » renoue avec la tradition orientale. L’histoire que raconte la grand-mère de la femme est aussi très intéressante et porte à réfléchir. J’ai adoré la solution que le beau-père trouve à l’histoire, dont le dénouement, rappelons-le, devrait amener une fin heureuse et préserver le protagoniste de tout malheur. Selon le beau-père, il est nécessaire de sacrifier trois choses : renoncer à l’amour de soi, à la loi du père et à la morale de la mère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que ce roman ne soit pas drôle, il y a une séquence qui m’a fait sourire : la femme prétend qu’elle est prostituée afin d’échapper à un viol. J’ai trouvé cela vraiment intelligent : « Pour les hommes comme lui, violer une pute, ce n’est pas un exploit […] en baisant une pute, vous ne dominez plus son corps. Vous êtes dans l’échange […] Souvent c’est elle qui vous domine. C’est elle qui vous baise. » (p. 99)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais terminer en répétant que ce livre, aux allures de pièce de théâtre, est un vrai petit bijou. Il est facile d’accès et impose par la suite un travail de réflexion sur soi-même et sur les autres; en ce sens, ce n’est pas une lecture « facile ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meggie-Laurence Vincent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2193763606666198924?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2193763606666198924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2193763606666198924' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2193763606666198924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2193763606666198924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/syngu-sabour-pierre-de-patience_19.html' title='Syngué sabour : Pierre de patience'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-87455638453842333</id><published>2008-10-18T16:57:00.000-04:00</published><updated>2008-10-18T16:58:19.584-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Rencontre du 15 octobre en soirée</title><content type='html'>Meggie avait raison. Aujourd’hui c’était une journée « Goncourt ». On avait une rencontre hebdomadaire cet après-midi et, ce soir, après un souper aussi à saveur de Goncourt puisque nous avons discuté des livres pendant tout le repas, la deuxième rencontre optionnelle. Au départ, celle-ci devait avoir lieu hier soir, mais c’était la journée électorale. Comme on est tous des étudiants et des professeurs engagés, c’était inconcevable de manquer à notre devoir de citoyens. Maintenant, je vous rassure, peuples du monde, Harper n’a pas gagné la majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je divague. En réalité, c’est ce qu’on a fait une bonne partie de la soirée : divaguer. Mme Garet disait quelque chose comme : « Vous savez, je sais que je me répète, mais il va falloir choisir trois œuvres… », et nous d’ajouter, « et sept étudiants! » De sorte qu’on a parlé de la sélection des étudiants à plusieurs reprises. Tellement que je pourrais maintenant vous décrire les professeurs du DEC intégré sans même les avoir rencontrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sérieusement, on a discuté des huit premiers livres qu’on a lus. Tout comme pendant la première rencontre en soirée, on a essayé de relever les arguments positifs et négatifs que nous avons rangés dans un tableau que Mme Garet distribuera à tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne m’attarderai pas à tous les livres, mais ce que je retiens principalement, c’est qu’Un chasseur de lions a les capacités de gagner le prix Goncourt, mais qu’il ne rejoint pas le public du prix Goncourt des lycéens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, plus tôt dans la journée, Un brillant avenir avait été rejeté par trois étudiants dont moi, mais cinq des étudiants présents ce soir l’ont particulièrement aimé et se sont fait un devoir de trouver trois fois plus de pour que de contre pour le livre de Catherine Cusset. Même Mme Garet était dans leur camp alors, j’avoue, je me sentais petite. Je ne l’ai pas détesté, je ne l’ai juste pas aimé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jour de souffrance est un livre dont on a beaucoup parlé. À mon avis, on aurait dû s’y attarder moins longtemps sachant qu’il était éliminé d’emblée. Il faut nous pardonner, on cherchait des points positifs. Il m’en vient justement un nouveau à l’esprit. Il nous a permis d’améliorer notre orthographe : « Oui, Alexandra, psychopathe prend un "h"… deux même ! Après le "c" et le "t" ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois mentionner que Mme Bengel nous a fait toute une surprise ! Elle a acheté une boîte de barres de chocolat ! Vous savez, la fameuse boîte rouge avec les Smarties, les Aéro,… Parce que, selon elle, c’est « du bonbon » venir à nos rencontres. Trop gentille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, c’est encourageant qu’on ait réussi à éliminer rapidement certains livres comme La traversée du Mozambique par temps calme, Le rêve de Machiavel, Un chasseur de lions, Jour de souffrance et La beauté du monde. On n’a pas pris le temps de revenir sur les livres dont on avait parlé à la réunion de l’après-midi, déjà qu’avec ces huit livres, on s’est quitté vers 9h30… Fatigués ! Mais il fallait bien aller commencer la deuxième brique du Goncourt, celle de Blas de Roblès que Mme Garet semble avoir aimé par-dessus tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline St-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-87455638453842333?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/87455638453842333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=87455638453842333' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/87455638453842333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/87455638453842333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/rencontre-du-15-octobre-en-soire.html' title='Rencontre du 15 octobre en soirée'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3385195799278121824</id><published>2008-10-18T16:54:00.002-04:00</published><updated>2008-10-18T16:55:38.212-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Syngué Sabour : Pierre de patience</title><content type='html'>Une femme follement attachante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je connais très peu la religion musulmane. Les gens d’origine arabe que je connais sont peu pratiquants, catholiques, agnostiques ou athées. Ici, les femmes que nous croisons semblent souvent aussi libres que les hommes. Or, j’ai toujours eu l’impression que, en « Afghanistan ou ailleurs », les musulmanes se contentaient d’être soumises aux hommes. Dans Syngué Sabour : Pierre de patience, on est témoin des confidences osées d’une femme voilée, dans une ville en état de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Témoin, c’est le cas de le dire, parce qu’Atiq Rahimi nous donne à voir la scène par l’œil d’une caméra qui serait fixée au coin d’une pièce possédant comme seul décor, un rideau vert et un lit sur lequel est étendu un homme devenu comateux à la suite d’une rixe stupide,. De là, on enregistre les va-et-vient ainsi que la déchéance de la femme du blessé. En effet, après dix années de mariage, celle-ci profite de la présence inconsciente de son mari pour lui dévoiler tout ce qu’elle s’est toujours gardée de lui dire. Devant lui seul, devant sa Syngué Sabour, cette pierre mythique qui aurait le pouvoir d’absorber tous les tourments, elle se défoule, dans l’espoir que la pierre éclate afin que, comme le veut la légende, elle soit délivrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès les premières lignes, je me suis réjouie de retrouver un style d’écriture simple, saccadé, frôlant la poésie, et malgré tout efficace; il me rappelait un peu celui de Jean-Louis Fournier, l’auteur de Où on va, papa ? Ce style d’écriture, on le découvre au fil de la lecture, révèle le caractère obsessif et délirant du protagoniste féminin. En effet, la répétition de mots tels que « Al-Qahhâr, Al-Qahhâr… » et celle d’actions formulées de la même façon, « Elle lui verse délicatement des gouttes dans les yeux. Une, deux. Une, deux […] », sont typiques des esprits obsessifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, contrairement à ce qui se passe dans Jour de souffrance où l’on conclut rapidement que le personnage de Catherine Millet est mentalement instable à cause des propos paranoïaques de la narratrice, ce sont les réflexions déraisonnées du personnage féminin de Rahimi, caractérisées, entre autres, par des points de suspension fréquents, qui traduisent la démence : « Ce n’est pas moi. Non, ce n’est pas moi qui parle… C’est quelqu’un d’autre qui parle à ma place… avec ma langue. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai, la narratrice de Jour de souffrance et le personnage de la musulmane sombrent dans la folie, mais loin de moi l’idée de les mettre dans le même bateau. Le personnage de Catherine M. m’insupporte alors que je peux m’identifier à la femme du mourant. Cette dernière aborde des thèmes universels comme la stérilité, le sang impur de la femme et l’amour, et ce, sous un angle de vue intéressant, celui d’une musulmane dont la parole est momentanément libérée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, un livre dérangeant, minimaliste, bref et touchant pour un lecteur plein d’empathie. En passant, à ce même lecteur, je déconseille fortement la lecture d’Un jour de souffrance…&lt;br /&gt; Caroline St-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3385195799278121824?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3385195799278121824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3385195799278121824' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3385195799278121824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3385195799278121824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/syngu-sabour-pierre-de-patience.html' title='Syngué Sabour : Pierre de patience'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3693773736921878817</id><published>2008-10-18T16:53:00.001-04:00</published><updated>2008-10-18T16:56:11.656-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Jour de souffrance</title><content type='html'>Quand je m’apprêtais à lire Jour de Souffrance de Catherine Millet, j’avais presque peur de ne pas comprendre toute la psychologie du «personnage», puisque que je n’avais pas lu La vie sexuelle de Catherine M. Curieusement, même si son dernier livre en est l’explication, je n’ai pas senti le besoin, encore moins l’envie, d’aller mettre le nez dans ce précédent ouvrage. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteure commence par résumer un peu sa vie avant son conjoint actuel, ce qui nous évite (heureusement) d’avoir à lire le «tome précédent» de la saga sexuelle de madame Millet. Puis elle nous raconte sa rencontre avec Jacques Henric, et le début de leur relation. En dépit de la grande liberté sexuelle au sein du couple, sans doute chèrement revendiquée, elle se surprend à éprouver une jalousie, d’abord bénigne, puis maladive, envers les écarts de conduite (en sont-ils vraiment ?) de son compagnon. La source de cette jalousie somme toute irrationnelle ? La découverte du journal de Jacques et sa lecture entraînent la révélation de liaisons extraconjugales de sa part. Surviennent alors les obsessions, et Catherine M. devient totalement imperméable à la raison. Dès lors, sa solitude s’exprime par la création de rêves éveillés où elle évolue dans des mondes imaginaires et «fantasmiques» qui donnent lieu à une autosatisfaction de son (apparemment) vaste appétit sexuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style vaguement discursif et l’évidente suffisance dans les propos m’ont aussi agacée. L’égocentrisme pédant de l’auteure m’a empêchée d’éprouver ne serait-ce qu’un soupçon d’empathie pour cette femme qui sombre dans la folie. L’écriture froide et distante m’a laissée, pardonnez le jeu de mot, de glace. Sans doute volontairement, l’auteure prend une distance face aux événements et à ses réactions, ce qui rend la lecture de son roman difficile, non pas à cause d’un vocabulaire trop riche ou de trop nombreuses référence à ses autres livres, mais bien à cause de l’insondable platitude de l’histoire. Son écriture m’a laissée dans l’indifférence la plus totale et ne m’a pas touchée une seule seconde. L’absence de passion, dans l’histoire de quelqu’un qui attache tant d’importance à la sexualité, n’est aucunement justifiable : les fantasmes et les rêves du « personnage » reflètent la même froideur distante. Des sentiments forts, comme la vulnérabilité, la fragilité, la jalousie, la colère et le chagrin sont tous recouvert du même voile, et exprimés dans la même écriture sèche, aride et impersonnelle. Lors de l’expression de la souffrance, l’écriture est toujours insensible et distante, ce qui m’a semblé étrange dans un texte qui se donne comme l’explication d’un cheminement émotif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis sentie flouée durant cette lecture. J’avais l’impression d’être une thérapeute qui écoute durant 264 pages les divagations obsessionnelles d’une patiente, mais sans être payée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, Jour de souffrance est pour moi un livre froid et monotone; il me laisse la même impression que si on m’avait obligée à regarder un vieux film tourné en plan fixe, sans action et sans trame sonore.&lt;br /&gt;L’écriture de ce roman (?) a dû être un exutoire thérapeutique pour Catherine Millet. Grand bien lui fasse ! Cependant, pour d’autres qu’elle, la lecture se révèle, soyons francs, pénible et exaspérante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3693773736921878817?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3693773736921878817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3693773736921878817' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3693773736921878817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3693773736921878817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/jour-de-souffrance_18.html' title='Jour de souffrance'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-5857575837257208782</id><published>2008-10-18T16:51:00.001-04:00</published><updated>2008-10-18T16:53:25.727-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Une éducation libertine</title><content type='html'>À vingt-six ans, Jean-Baptiste Del Amo en est à ses débuts de romancier avec Une éducation libertine. Une telle maîtrise de la plume lui promet assurément une place de choix dans les rangs des écrivains de talent de notre époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’adolescent de dix-neuf ans qui entre dans le Paris de 1760 ne sait trop ce qui l’attend; il erre d’abord sans but dans la capitale étouffée par la chaleur de l’été. Au gré de ses rencontres, Gaspard se transporte de la Seine à l’atelier d’un perruquier, des bordels jusqu’aux cercles fréquentés par les nobles, et tente de survivre à la ville et à ses intrigues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le laisse supposer le titre, Une éducation libertine est un roman d’apprentissage. Dans cette histoire en quatre actes, de la rive gauche à la rive droite avec un passage par le Fleuve, vous pouvez suivre, en effet, l’évolution psychologique d’un jeune homme en formation, celle d’un libertin en devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Membre de la plèbe, de la populace, il n’est rien ni personne à son arrivée dans la ville lumière. Son passé, qu’il tente vainement d’effacer de son esprit, le marque du trait grossier de la paysannerie. C’est sa rencontre avec le très attirant Étienne de V. qui le transforme et sème dans son esprit un goût de grandeur. Séduisant, mais surtout manipulateur, le comte de V. détruit Gaspard et fait naître un désir de vengeance dans l’esprit qu’il a lui-même corrompu. Le souvenir d’Étienne poursuit sans relâche le jeune homme et dicte impérieusement ses actions. De pauvre, il devient suffisamment fortuné pour s’asseoir aux tables de la petite noblesse. D’innocent, il devient dangereusement coupable. De méprisé, il devient méprisant. De Gaspard, il devient Étienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La transformation radicale de Gaspard me trouble profondément. N’est-ce pas là la marque du livre de qualité ? Impossible de rester neutre face à une telle métamorphose. L’esprit tordu qu’analyse avec brio Del Amo est suffisamment inquiétant pour rivaliser avec le fameux maître des parfums de Patrick Suskind. D’ailleurs, à un moment, on peut imaginer Grenouille dans l’atelier de son maître Baldini (p. 93) lorsque notre personnage principal travaille chez «Justin Billod, perruquier» (p. 86).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le style extrêmement riche se révèle très approprié pour décrire le Paris du XVIIIe siècle, un Paris sale et crasseux, exhalant l’odeur pitoyable de la pauvreté. Toute description est rapportée, de près ou de loin, à la chair, au corps, aux sens. Grâce à cette profusion d’allusions sensorielles, je ressentais la faim de Gaspard, ses désirs, je vivais sa folie, son évolution. Parmi les passages où fleurit la métaphore et règne la personnification, le plus remarquable réside peut-être en l’assimilation de la ville à la putain : « Paris dévoilait ses jupons de misère, son entrecuisse nocturne. Les maisons étaient de dentelle vérolée, dansaient dans la moiteur de l’air. Les rues tanguaient comme un bas de résille sur la jambe languissante de la capitale […] »(p.46).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaspard tente furieusement de se détacher de l’emprise de sa petite ville natale, mais les souvenirs rejaillissent : Quimper rouge, rubis, grenat, fauve… Un narrateur décrit et commente les faits et gestes du personnage. Les autres protagonistes prennent fréquemment la parole d’un ton docte et moralisateur pour mettre en garde Gaspard qui s’en trouve agacé (le lecteur aussi!). C’est à travers ses réflexions personnelles, mises en évidence par l’italique et l’utilisation du «Je», que le protagoniste recherche intensément son identité et le but de son existence. Par lui-même, donc rarement de la bonne manière, il analyse son propre comportement et l’interprète à sa façon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant sa montée fulgurante au rang des puissants, avec la manipulation et le mépris, puis dans la chute, Gaspard aura apporté au lecteur toute une gamme d’émotions, mais aussi un regard sur l’homosexualité de son époque. En cela réside peut-être une bonne part de l’originalité du roman de Del Amo, très réussi à bien des égards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anabel Cossette Civitella&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-5857575837257208782?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/5857575837257208782/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=5857575837257208782' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5857575837257208782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5857575837257208782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/une-ducation-libertine_18.html' title='Une éducation libertine'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6716787460783334855</id><published>2008-10-15T12:11:00.001-04:00</published><updated>2008-10-15T12:13:00.875-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Jour de souffrance</title><content type='html'>Attention, je préviens le lecteur, cette critique ne sera pas gentille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, puisqu’il faut débuter quelque part, qu’est-ce que ce livre fait dans la sélection du Goncourt? Ceci n’est pas un roman. Il s’agit de la longue plainte d’une femme (Catherine M., comprendre : l’auteure) qui raconte ses fantasmes, ses déceptions amoureuses, sa vie d’amante trompée, et ce, parce qu’elle s’est rendue compte qu’elle avait oublié de mettre certains détails dans un livre écrit de sa plume en 2001 : &lt;em&gt;La vie sexuelle de Catherine M.&lt;/em&gt; Elle a donc décidé de continuer à nous raconter des faits franchement dérangeants de sa vie. Le livre est autobiographique. Millet ne se gêne pas d’ailleurs pour parler au lecteur de ce récit qui a fait scandale il y a quelques années. Elle nous le dit clairement; le personnage, c’est elle : c’est l’auteure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine M. est terriblement imbue d’elle-même. Elle parle au « je », nous fait part de ses pensées, de ses fantasmes passés, présents et futurs. Elle nous parle d’elle, de ses amants, d’elle et encore et toujours d’elle-même. On a l’impression d’assister à une séance chez son psychologue (son sexologue, dans le cas présent, serait plus approprié) ! Mais voilà : elle énerve ! Pourquoi vouloir plonger le lecteur dans sa vie privée et lui imposer ses réflexions sur sa petite personne ? Millet se considère assez intéressante pour faire d’elle-même un personnage de roman. Ce n’est pas réussi. Ce livre est d’un ennui terrible. L’auteure, entre ses fantasmes masturbatoires et ses réflexions sur les aventures amoureuses de son conjoint (et sur les siennes d’ailleurs…), comble un vide évident par une tentative de retour sur elle-même, par des remarques sur sa petite vie à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a aucune originalité dans ce récit. Ce n’est que du réchauffé, une tentative de réveiller la vague de scandale qui avait accompagné &lt;em&gt;La vie sexuelle de Catherine M.&lt;/em&gt; Ce qui est digne d’intérêt dans ce livre ? Pas grand-chose, selon moi. Si j’avais décidé de rédiger une critique complaisante, je pourrais vous dire qu’il y a là matière à réflexion sur la société moderne, sur le rythme effréné qu’ont les relations amoureuses au XXIe siècle, sur la vie et sur la difficulté de concilier les plaisirs de la chair et la psychologie amoureuse. Je pourrais aussi vous dire qu’il faut tenter de comprendre cette âme inquiète. Mais je ne veux pas faire preuve de gentillesse. Je vous avais prévenus au départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, c’est une histoire qui m’a ennuyée, fait perdre mon temps; je reste sincèrement étonnée qu’on puisse réussir à publier des trucs semblables. En fait, y avait-il seulement une histoire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Catherine M. devrait aller consulter un thérapeute et cesser de déverser ses flots de problèmes sur nous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, Madame, s’il vous plaît, ne récidivez en nous imposant un autre jour de souffrance. Pitié. C’était assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous avais dit que ça ne serait pas gentil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6716787460783334855?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6716787460783334855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6716787460783334855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6716787460783334855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6716787460783334855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/jour-de-souffrance_15.html' title='Jour de souffrance'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2484231373526758880</id><published>2008-10-15T12:07:00.001-04:00</published><updated>2008-10-15T12:09:27.558-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Une éducation libertine</title><content type='html'>D’abord, Jean-Baptiste Del Amo. Il s’agit d’un fort jeune auteur (à peine vingt-six ans) qui vit en France, à Montpellier, et qui est déjà récipiendaire de quelques prix pour ses nouvelles. &lt;em&gt;Une éducation libertine&lt;/em&gt; est son premier roman. À vrai dire, c’est tout un prodige. Que ce livre soit un premier roman, il fallait réellement le savoir, car pour ma part, je ne m’en suis jamais aperçue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il peut paraître étonnant qu’un si jeune écrivain réussisse aussi bien du premier coup. Pourtant, la note est presque parfaite. Le style d’écriture est personnel, il nous enivre presque avec de longues phrases bien construites. Le niveau de langue est soutenu, les descriptions sont percutantes et très réussies, les dialogues ajoutent au texte sans l’alourdir et, en plus de toutes les odeurs qui règnent dans cette histoire, un parfum de provocation se hume à travers chacune des 431 pages, comme si Del Amo avait ouvert la bouteille sans avoir l’intention de la refermer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Il y a donc ce parfum de provocation. L’histoire de ce roman est classiquement construite. Divisée en quatre parties, elle présente un jeune homme nommé Gaspard qui vient de Quimper et qui décide de quitter sa province pour Paris, animé d’une soif extraordinaire d’ascension sociale. Arrivé en terre promise, les choses ne se passent pas toutes comme il l’aurait souhaité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Fleuve, rive gauche, rive droite, la Seine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gaspard ne connaîtra jamais les grandes soirées de Versailles. Il tentera de s’élever dans la société, saisissant les occasions comme elles se présentent, sans trop réfléchir. Après que Gaspar a connu une médiocre bourgeoisie et un avant-goût de la noblesse, le destin s’acharne sur lui et le rejette au fleuve; il retombe aussi bas qu’il avait commencé. Ascension sociale? Non, descente aux enfers. À l’instar d’un certain Rastignac (&lt;em&gt;Le Père Goriot&lt;/em&gt; de Balzac), Gaspar ne sait pas faire les bons choix et il se retrouve exploité. Il est comme un enfant qu’on séduit par de belles promesses et qu’on abandonne dès qu’on s’est lassé de sa naïveté. Et la provocation dans tout cela? Nous y sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Del Amo nous présente une ville libertine où la prostitution court les rues, les ruelles, se cache dans les bordels et survit dans l’indifférence populaire. Gaspard se vendra. Mais Del Amo aborde une autre facette de la prostitution du Paris du XVIIIe siècle. Il met l’accent sur les relations homosexuelles. L’homosexualité est d’ailleurs un thème souvent abordé dans ses nouvelles. Si la psychologie des relations est exploitée, notamment en ce qui a trait à la relation avec Étienne de V., dangereux séducteur qui initiera Gaspard à des amours réprouvées par la morale de l’époque et condamnées par l’Église, c’est le côté froid du commerce charnel qui étonne. À certains moments, l’esprit des personnages s’efface pour laisser place à de longues descriptions qui ne laissent pas indifférent. C’est un roman très réaliste qui présente la vie et les relations des personnages de façon crue. Mais il faut dire que le contexte de la prostitution et des complications amoureuses s’y prêtent. Malgré tout, le roman donne mal au cœur. Les longues descriptions, destinées tantôt à présenter un Paris en décomposition, malodorant, mourant de la misère, tantôt à dresser le portrait du quotidien de Gaspard dans ses tentatives pour survivre, écœurent tout simplement. Jamais je n’ai autant sauté de pages à cause d’un profond dégoût. Les descriptions (présentes tout le long du livre) de têtes arrachées, de pendaison, de la prostitution, de la rue et des ruelles, et de l’odeur de Paris en 1760, sont horribles au point de rendre malade. Et là, si c’était l’intention de l’auteur que de donner des haut-le-cœur au lecteur, eh bien sachez que c’est réussi dans mon cas. À mon avis, ce côté un peu beaucoup inspiré du &lt;em&gt;Parfum&lt;/em&gt; de Patrick Süskind  aurait pu être exploité de façon un peu moins appuyée. Il faut savoir doser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le roman se mérite une place dans la sélection du Goncourt. L’auteur, dans une maîtrise rare de la langue, s’amuse à nous raconter cette histoire parmi tant d’autres qu’a connues le Paris de 1760. Tout y est : l’anonymat des individus, la désolante réalité de la mort qui abroge les classes sociales, la misère d’un peuple affamé et la soif d’ascension sociale. Pas étonnant qu’il y ait eu une révolution quelques années plus tard…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2484231373526758880?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2484231373526758880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2484231373526758880' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2484231373526758880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2484231373526758880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/une-ducation-libertine_15.html' title='Une éducation libertine'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-232237020241426277</id><published>2008-10-14T23:20:00.000-04:00</published><updated>2008-10-15T12:11:18.978-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Une éducation libertine.</title><content type='html'>Peut-on se perdre vraiment corps et âme dans une ville déchue, d’une laideur séduisante ? Avec ces pavés porteurs d’histoire, ces recoins sombres où les odeurs des uns se mêlent à celles des autres, ce ciel vêtu de gris, &lt;em&gt;un ciel d’acier&lt;/em&gt;, qui recouvre de son manteau froid les hauts et les bas de ces âmes stériles. Quand les déchéances de chacun s’entremêlent dans un délire de sentiments enfouis dans la crasse, la misère, l’hiver, la mort anodine, l’amour déplacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que Jean-Baptiste Del Amo nous livre l’histoire de Gaspard. Un jeune homme qui quitte sa ville natale, Quimper, l’ombre menaçante du père et l’odeur de truie de la mère pour la capitale. Paris, l’ensorceleuse. Une ville que l’auteur, dans son style remarquable, compare à une mère, une amante, une infidèle, une catin. Sous le regard placide de la Seine, Gaspard, qui fuyait un passé, se retrouve avili, assailli par un monde dont il apprendra à deviner les doubles faces. Il s’en servira pour devenir ce que lui-même méprisait. Il atteindra la noblesse des hommes, mais perdra celle du cœur. Sa chute sera aussi douloureuse que l’avait été son ascension.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son exil volontaire, Gaspard rencontrera des hommes qui chasseront, dans tout les sens du terme, sa candeur juvénile, des hommes qui lui dévoileront ses instincts cachés derrière l’attente. Ils ont représenté, en somme, &lt;em&gt;son apprentissage&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce premier roman, Del Amo aborde, avec talent mais non sans une certaine brusquerie dans ce cas-ci bénéfique, l’homosexualité, la prostitution, la dépravation d’une époque où pourtant la religion et &lt;em&gt;la décence&lt;/em&gt; primaient. L’hypocrisie des uns n’a d’égale que l’absence de conscience des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Une éducation libertine&lt;/em&gt; est un roman magnifique. Les descriptions sont faites avec une telle minutie que s’imposent à nous une odeur tenace, une émotion intense. On parvient à voir, percevoir, grâce à la plume de l’auteur, Paris dans lequel le parcours initiatique de Gaspar se compare à une descente aux enfers, où la puanteur accompagne la perte d’humanité, où l’on tue, viole, où la vue d’un crâne d’enfant flottant dans le Fleuve indiffère.&lt;br /&gt;On suit à la trace l’évolution de Gaspard à travers les dédales de l’inconnu, évolution ponctuée de retours en arrière, de couleurs qui lui rappellent la souillure de sa ville natale qu’il a voulu fuir, mais qui l’a rattrapé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques pages, lues avec respect, m’ont séduite tant par leur beauté que leur saleté. J’ai consenti moi-même à une forme d’apprentissage que Del Amo nous impose dans une vérité, certes choquante pour certains, et qui me fait douter de notre propre humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rose Carine Henriquez&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-232237020241426277?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/232237020241426277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=232237020241426277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/232237020241426277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/232237020241426277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/une-ducation-libertine.html' title='Une éducation libertine.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3306096368403477321</id><published>2008-10-14T23:09:00.001-04:00</published><updated>2008-10-30T23:47:25.239-04:00</updated><title type='text'>Le 5 à 7 au profit du Prix Goncourt des Lycéens</title><content type='html'>En tant que membres du Prix Goncourt des Lycéens, nous lisons, étudions, lisons, mangeons, dormons juste pour dire… et nous lisons. Mais il y a parfois des exceptions. Le 9 octobre 2008, l’AGE de Bois-de-Boulogne a organisé un 5 à 7 fort sympathique au profit du Prix Goncourt des Lycéens (autrement dit… pour nous!) La soirée commença à 17h, comme prévu dans la publicité, alors que les tables du Caféinné commençaient à s’emplir de toutes sortes de bonnes choses à manger. Il faut dire que ça creuse l’appétit, une journée d’école. Malgré le fait que nous étions trois, Meggie, Gregory et moi-même, nous avons entamé une conversation qui s’est poursuivie longuement dans la soirée. Puis, sont venus nos collègues du Prix. Des enseignants sont aussi venus nous rejoindre ainsi que plusieurs autres étudiants du collège souhaitant profiter de la soirée. Le Caféinné n’était pas plein, mais nous savions y mettre de l’ambiance. À 18h, d’autres joyeux membres du prix littéraire s’étaient ajoutés à notre table. Caroline, Florence, Alexandra, entre autres, sont arrivées après avoir terminé leur cours. Et puis la soirée avançant, malgré les sujets de conversations passionnants qui nous animaient tous, il a fallu faire place au spectacle. Ce fut une représentation d’Ivy, slameur qui encourage la poésie francophone et auteur du livre-CD intitulé SLAMAMÉRICA. Le slam, c’est un genre oral qui mêle poésie et paroles scandées, comme une chanson sans mélodie, avec un rythme très prononcé et un jeu sur la polysémie des mots. Les textes qu’Ivy nous a présentés étaient fort colorés, engagés, animés et profondément poétiques. Il maniait la langue française avec une belle virtuosité. Tout de suite, ce fut le coup de foudre, nous l’avons a-d-o-r-é! (En tout cas, pour ma part…) Il nous a surpris par le travail qu’il avait accompli avec les mots. Un numéro m’a particulièrement marquée, il s’agissait d’un slam à l’intérieur duquel il faisait ressortir les notes de la gamme. Mais la surprise ne s’arrêtait pas qu’à la richesse des textes, il a su nous étonné également par le choix d’un instrument bien particulier (une sorte de flûte-piano…). Mais on ne peut passer sous silence la performance du musicien l’accompagnant qui méritait elle aussi de longs applaudissements. À 19h15, le spectacle s’est terminé. Malgré ma soif d’en entendre plus, il a bien fallu rentrer à la maison. Pour lire… évidemment!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette soirée fut donc particulièrement bien réussie. Rencontrer les membres du Prix Goncourt des Lycéens dans un contexte autre que celui des rencontres officielles est toujours une expérience sympathique. Avant de terminer, l’AGE a tenu aussi tenu à préciser que les soirées 5 à 7 ne sont pas terminées. Ce sera donc une expérience à renouveler pour certains d’entre nous. Entre deux livres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3306096368403477321?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3306096368403477321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3306096368403477321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3306096368403477321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3306096368403477321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/le-5-7-au-profit-du-prix-goncourt-des.html' title='Le 5 à 7 au profit du Prix Goncourt des Lycéens'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8889820880338802378</id><published>2008-10-14T20:17:00.001-04:00</published><updated>2008-10-14T20:19:55.752-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Jour de souffrance</title><content type='html'>Paraissant sept ans après la publication de &lt;em&gt;La vie sexuelle de Catherine M.&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt; serait en quelque sorte le complément de ce premier livre autobiographique de l’auteure. Dans son premier récit, l’auteure présentait son conjoint actuel, Jacques, et racontait leur relation amoureuse alimentée de jalousie. L’ensemble du récit reposait sur les détails intimes de cette relation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt;, sur un ton similaire, on assiste au quotidien de la narratrice qui nous livre ses moindres pensées, dévoile ses secrets les plus intimes. Peu à peu, on pénètre son esprit pour en venir à découvrir à quel point la jalousie la ronge. En effet, Jacques entretient plusieurs relations avec diverses amantes. On constate, dans un premier temps, que la narratrice découvre « par hasard » les traces de ces aventures relatées dans le journal intime de son conjoint. L’auteur expose alors le déroulement de sa quête d’indices qui a pour seul but de nourrir sa jalousie : elle poursuit ses investigations, recherchant toujours davantage de preuves qui l’amènent à imaginer les pires tromperies et lui causent ainsi les pires souffrances. Paradoxalement, cette même souffrance la fait également fantasmer et sa jalousie devient pour la narratrice une obsession dont elle ne peut plus se libérer. Malgré la souffrance que génère cette quête, tout au long du récit, elle l’entretiendra et nous en présentera les moindres détails.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers cette jalousie maladive, la narratrice effectue une analyse poussée de son inconscient et de ses processus mentaux. Cette introspection peut s’avérer parfois très intéressante, mais place également le lecteur en position de voyeur : la narratrice se met complètement à nu, sans aucune pudeur. Le malaise qui nous habite à la lecture ne prend pas tant sa source dans les descriptions détaillées des épisodes de masturbation que dans la découverte de ses tourments les plus profonds. Chez le lecteur, il se manifeste alors une gêne similaire à celle qui survient lorsqu’on pénètre par hasard dans l’intimité d’autrui. L’inconfort du lecteur est d’autant plus grand que la narratrice dévoile également une part de sa folie, ses pertes de contrôle générées par sa jalousie, « crises » qu’elle mentionne dans un chapitre du livre intitulé « Pulsion ». Un tel aveu est désarçonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix narrative utilisée contribue elle aussi à révéler la pensée de la narratrice, ce récit autobiographique étant écrit à la première personne. Le roman donne d’ailleurs davantage l’impression d’une réflexion ou d’un ouvrage portant sur la psychologie que d’une histoire, surtout les deux premières parties où l’on croirait parfois lire un essai freudien. Ce n’est que plus tard que l’on en vient à découvrir le véritable fil conducteur de l’histoire. Cette histoire ne semble être qu’un prétexte pour donner libre cours à l’exploration intime des sentis et au partage des réflexions sur la vie de l’auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au style du roman, il paraîtra peut-être un peu cru aux yeux prudes de certains lecteurs, mais ce n’est pas tant ce style que le contenu même du livre qui le rend moins accessible. En effet, un public de jeunes adultes ne sera pas toujours en mesure de prendre suffisamment de recul et ne pourra peut-être pas comprendre le détachement de l’auteure quant à ses expériences antérieures. Ce public ne manifestera peut-être pas le même intérêt quant au contenu et au style qu’un public plus mûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt; est un livre percutant, dans lequel le lecteur pénètrera au cœur des tourments d’une auteure qui n’hésite pas à se dévoiler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marianne Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8889820880338802378?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8889820880338802378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8889820880338802378' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8889820880338802378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8889820880338802378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/jour-de-souffrance_14.html' title='Jour de souffrance'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-4343669190335557449</id><published>2008-10-14T20:13:00.001-04:00</published><updated>2008-10-14T20:17:26.495-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Rencontre en soirée : le mardi 7 octobre 2008</title><content type='html'>18h20, dans les couloirs déserts du cégep. Tout est calme, silencieux, dehors le soleil s’est déjà couché. Peu à peu, les gens se rassemblent devant la porte obstinément close de la salle du Conseil où a lieu la rencontre. Mme Garet se présente et essaye de joindre un gardien pour que le local soit ouvert, mais en vain ! Puisqu’on dit que la fin justifie les moyens, et qu’aucune autre solution ne se présente, elle finit par employer « la force », c’est-à-dire le téléphone rouge destiné uniquement aux urgences (il s’agit en effet d’une urgence littéraire!) et réussit en bout de ligne (au bout de la ligne !) à joindre un garde qui nous ouvre la porte. Quelle impressionnante salle, presque intimidante ! Nous nous installons. Nous sommes huit élèves, un parent et deux professeurs, bref un petit comité. La discussion sera plus intime ce soir, et c’est tant mieux parce que cela nous permettra d’approfondir nos idées et donnera peut-être la chance à certaines d’entre nous d’exprimer ses opinions avec davantage de conviction. Lors de cette rencontre, nous allons tenter de déterminer les points positifs et négatifs de chaque roman afin de nous préparer pour les délibérations en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le chasseur de lions&lt;/em&gt; a semblé être très apprécié par la majorité des lectrices présentes. Ce roman a permis des expériences à la fois sensorielles et sensuelles. La qualité de l’écriture est reconnue unanimement, même si certaines ont trouvé le style de Rolin plutôt déstabilisant. Miroir de l’impressionnisme, ce livre incarne la révolution sous toutes ses formes et nous fait découvrir avec brio le peintre Manet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton humoristique de &lt;em&gt;La Traversée du Mozembique par temps calme&lt;/em&gt; nous séduit tout d’abord. Le style particulier de Pluyette, sa façon de jouer avec le lecteur et le monde dans lequel ce dernier est plongé distinguent le roman. Malheureusement, il y a un bris dans la constance de l’humour et l’absurde finit par nous essouffler. Même s’il s’agit d’une lecture agréable, la consommation se fait rapidement, un peu comme un « fast food » qu’on mange sur le pouce. Si on a coutume de dire : « Les paroles s’envolent, les écrits restent », le dicton ne s’applique pas au dernier roman de Pluyette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; ne semble pas non plus faire l’unanimité ce soir. Certaines lectrices ont apprécié le cadre socioculturel et historique dans lequel se déroule l’histoire ainsi que la manière dont Catherine Cusset permet aux lecteurs de se mettre dans la peau de tous les personnages, les rendant ainsi humains et presque réels. C’est tout le contraire pour d’autres, qui n’ont pas du tout trouvé les personnages attachants. La tyrannie basée sur la peur, le choc des cultures et surtout des générations, l’histoire universelle de la femme, l’incompréhension et la culpabilité reliée au suicide sont autant de thèmes abordés dans ce roman et ils nous font vibrer. Toutefois, certaines d’entre nous affirment que le récit anecdotique, relatant le quotidien d’une femme est ennuyant, que l’histoire ne fait pas rêver et qu’en somme, l’œuvre manque sérieusement de fantaisie. Les avis sont extrêmement partagés en ce qui concerne ce roman. Il faudra donc se résoudre à trancher lors des prochaines réunions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qui touche à mon corps je le tue&lt;/em&gt; de Valentine Goby a également été apprécié par la plupart d’entre nous. Le fil invisible entre des personnages qui ne se connaissent pas, mais qui vivent des situations apparentées, de même que l’impact de la relation mère-enfant sont deux thèmes formidablement bien exploités dans cette « tragédie en cinq actes ». La poésie qui se dégage de ce récit nous atteint en plein cœur et nous permet de vivre avec les personnages une palette d’émotions en vingt-quatre heures. Même si certaines d’entre nous ont trouvé le récit trop mélancolique et la psychologie lourde, nous reconnaissons presque toutes le talent incroyable de Goby dont les personnages ressentent une douleur tellement forte qu’elle « leur appartient ». Un roman à découvrir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est perplexe devant &lt;em&gt;Le rêve de Machiavel&lt;/em&gt; de Christophe Bataille. On sent qu’une grande œuvre se cache derrière sa densité. Certaines ont su en extraire la portée philosophique et l’avertissement fait aux sociétés modernes. Une consommation trop rapide ne rend pas justice à la richesse de ce portrait qui jumelle l’horreur de la peste noire et la brillance de la Renaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On marche sur des œufs avec &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt; de Karine Tuil. Certains d’entre-nous ne l’ont pas lu, et on ne veut pas leur révéler sa conclusion. Un livre à «punch» ? C’est peut-être tout ce qu’on retient du roman de Karine Tuil : une intrigue assez bien ficelée, qui rend la lecture agréable, mais laisse un vide au niveau du contenu. Une chose est sûre, le roman de Karine Tuil s’inscrit dans l’actuel courant de l’autofiction où des romanciers français exposent leur vie amoureuse et leurs déboires sexuels. Faisant abstraction du ton sensationnaliste de Tuil, le groupe apprécie la mise en abyme habilement insérée et le thème de la domination qui motive les personnages dans leurs interactions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On effleure &lt;em&gt;La Beauté du monde&lt;/em&gt; de Michel Le Bris, mais la plupart d’entre nous n’ont pas terminé cette brique. Elle fera l’objet de la rencontre du lendemain avec l’ensemble des participants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Où on va, papa&lt;/em&gt; ? de Jean-Louis Fournier, est également au programme du mercredi, mais on ne peut se retenir d’en parler. On en discute même longuement, puisqu’il semble tous nous enthousiasmer…ou presque !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà; on est revenu sur les huit premiers titres, avec du recul cette fois, ce qui nous a permis de poser un regard critique sur les œuvres. Certains livres nous ont habités, tandis que d’autres, qu’on croyait avoir préférés, ne nous laissent finalement qu’une impression superficielle. En somme, on a apprécié de se rencontrer en dehors des réunions officielles pour discuter plus en profondeur des romans. De plus, la communication est plus facile en petit groupe. Il est 21h30, les ventres crient famine, on regarde ses horaires de bus, de train, on appelle papa ou maman, on prend sa voiture ou son vélo… non pas de cycliste aujourd’hui, l’air est froid et les feuilles mortes glissantes ! On se dit au revoir et à demain pour notre rendez-vous hebdomadaire du mercredi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence Paquin-Mallette et Alexandra Saucan&lt;a href="http:///" target="_blank"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-4343669190335557449?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/4343669190335557449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=4343669190335557449' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4343669190335557449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/4343669190335557449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/rencontre-en-soire-le-mardi-7-octobre.html' title='Rencontre en soirée : le mardi 7 octobre 2008'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1493590964853441499</id><published>2008-10-14T20:11:00.001-04:00</published><updated>2008-10-14T20:12:57.965-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Jour de souffrance</title><content type='html'>Après &lt;em&gt;La vie sexuelle de Catherine M&lt;/em&gt;., Catherine Millet récidive avec un nouveau récit autobiographique, &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt;. Titre paradoxalement bien choisi pour le pauvre lecteur, étant donné que l’auteur se contente de l’ennuyer dans un long appel à la pitié et à la sympathie. Catherine Millet décrit comment, alors qu’elle découvre que son conjoint Jacques la trompe, elle cède à un élan masochiste et tente de découvrir tous les détails des aventures de Jacques, quitte à ruiner sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le processus aurait pu être intéressant sans le profond pathétisme de la narratrice qui accuse hypocritement son amant de la tromper, même si elle ne voyait aucun problème à coucher avec nombre d’hommes jusqu’à ce que Jacques lui demande d’arrêter. S’ensuit une série d’épisodes de mensonges, d’espionnage, de récriminations et de crises d’apitoiement, sans oublier les scènes de coucheries et de masturbation que Catherine Millet semble prendre plaisir à exposer à un public qui ne veut rien en savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisqu’il est question des incessantes références sexuelles, notons qu’elles sont écrites dans un style particulièrement navrant. Pas assez passionnées pour être romantiques, pas assez belles pour être érotiques, pas assez explicitement excitantes pour être pornographiques, pas assez choquantes et dérangeantes pour être obscènes, pas même assez froides pour être chirurgicales, elles sont d’un style que l’on pourrait à peine qualifier de discursif et laissent le lecteur avec l’impression de se retrouver face à une inconnue légèrement éméchée qui, ayant décidé de faire de lui son meilleur ami, décide de lui exposer en moult détails sa vie, alors que le pauvre ne demandait qu’à savourer un bon texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt; suscite un léger espoir au début du récit, alors que les réflexions se portent sur le monde imaginaire que les gens se construisent et qui finit par empiéter sur le réel. Le sujet aurait pu être intéressant s’il avait été poussé plus loin, mais le lecteur se rend vite compte que les délires de Millet ne sont qu’une excuse de plus pour décrire ses fantasmes masturbatoires, qui semblent de plus en plus n’avoir été placés là que pour faire vendre le livre à un public de mâles gavés à la testostérone qui seraient prêts à lire n’importe quoi pour peu qu’y figure le mot «fellation».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’apothéose de la consternation se produit lorsque le lecteur se rend compte que la quasi-totalité du dernier chapitre semble avoir été greffée au livre, tant elle manque de lien avec le corps du récit. La seule utilité visible de ces pages superflues semble être de publiciser &lt;em&gt;La vie sexuelle de&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Catherine M&lt;/em&gt;., qui est mentionnée beaucoup plus souvent qu’il n’est nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gregory Sternthal-Ouimet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1493590964853441499?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1493590964853441499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1493590964853441499' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1493590964853441499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1493590964853441499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/jour-de-souffrance.html' title='Jour de souffrance'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7539525465726825568</id><published>2008-10-13T23:45:00.002-04:00</published><updated>2008-10-13T23:47:40.142-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Syngué Sabour : Pierre de patience</title><content type='html'>&lt;em&gt;Syngué Sabour&lt;/em&gt; signifie, en perse, « pierre de patience » : une pierre à laquelle on peut confier tous nos secrets, nos peurs, notre désespoir et notre regret. Après avoir absorbé toutes nos souffrances, la pierre éclatera en nous libérant de nos fardeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une salle vide, une femme sans nom trouvera sa propre pierre de patience en la personne de son mari, devenu comateux à la suite d’une blessure de guerre. Subissant chaque jour les conséquences de la folie des combats incessants et inutiles, elle sera poussée à se révéler de plus en plus à cet homme qui n’avait jamais porté attention à elle. De fil en aiguille, le lecteur découvrira le passé chargé de cette femme. Toutefois, la Syngué Sabour étant ce qu’elle est, elle éclatera inévitablement avant que la dernière page ne soit tournée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Atiq Rahimi situe son histoire « En Afghanistan ou ailleurs » d’après la première page de son roman, et sa participation dans la guerre d’Afghanistan entre 1979 et 1984 se fait sentir dans l’ambiance cynique et désabusée de la guerre, dans laquelle les soldats ne se battent plus pour protéger ce qui leur est cher, mais pour la gloire et pour assouvir leur soif de sang, quitte à abattre ceux qui étaient anciennement des frères. Toutefois, encore plus que son passé dans l’armée, c’est le diplôme d’Atiq Rahimi en audiovisuel et son expérience dans la mise en scène de son film &lt;em&gt;Terre et cendres&lt;/em&gt; qui laissent une trace profonde sur l’écriture du roman. Les phrases courtes, les descriptions relevant autant de la mise en scène que de la poésie, et surtout la façon dont les scènes sont décrites à partir d’endroits multiples, mais dans un espace clos, comme si le lecteur était placé devant un écran et qu’une main experte maniait une caméra dans la salle vide, tout transmet une image vibrante de l’environnement et de l’action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la mise en scène claire et précise, les sons, les odeurs, les personnages et même la guerre ne sont qu’artifices de magicien, un jeu de fumée et de miroirs pour retenir l’attention du lecteur afin de laisser l’atmosphère du livre doucement s’implanter son esprit et ensuite ne jamais lâcher prise. Bientôt, rien n’aura d’importance sauf d’écouter la femme livrer ses secrets et de devenir un témoin de l’oppressante montée de sa folie. Bientôt, la réalisation de son impuissance forcera le lecteur à prier avec la femme pour que la Syngué Sabour reste sauve, qu’elle ne s’arrête jamais d’écouter, sinon pour éclater et être délivrée enfin du récit de la femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le lecteur est entraîné de plus en plus profondément dans le récit, il en vient à ne plus pouvoir porter attention à ce qui l’entoure. Le silence imposé par le style épuré de l’écriture&lt;br /&gt;se maintient jusqu'à la finale qui éclate bruyamment avant de poser une dernière question devant laquelle le lecteur ressentira le désir de prendre du recul afin de faire disparaître l’ambiguïté et de trouver une réponse claire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un désir vain, toutefois, alors qu’au milieu de la lecture on se demande pourquoi la femme ne tient plus le compte des perles de son chapelet et que l’on est troublé de constater qu’elle a clairement cessé de l’égrener et l’a mis de côté dès les premières pages. On cherche désespérément à se délivrer du rythme subtilement imposé depuis le début du livre, mais après le dernier mot, la pierre de patience aura beau avoir éclaté, la respiration lente et profonde de l’homme comateux continuera à hanter nos pensées,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gregory Sternthal-Ouimet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7539525465726825568?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7539525465726825568/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7539525465726825568' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7539525465726825568'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7539525465726825568'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/syngu-sabour-signifie-en-perse-pierre.html' title='Syngué Sabour : Pierre de patience'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2853304213420539790</id><published>2008-10-13T23:42:00.001-04:00</published><updated>2008-10-13T23:45:15.807-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Qui touche à mon corps je le tue.</title><content type='html'>« Faiseuse d’anges », Marie G. se voit condamnée à mort parce que les enfants qu’elle « fait passer » auraient pu être des futurs soldats. Lucie L. attend sur son lit qu’un fœtus mort lui rende son ventre. Exécuteur, Henri D. se prépare mentalement à être la dernière personne à toucher Marie. Le temps d’une journée et d’une nuit, ces trois âmes perdues s’égareront dans leurs souvenirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce dernier roman de Valentine Goby, ce n’est pas l’histoire de Jules-Henri Desfourneaux, un des derniers exécuteurs français, ni celle de Marie-Louise Giraud, seule avorteuse à subir la peine de mort en France, qui importent. Ce n’est pas non plus le régime du Maréchal Pétain sous l’occupation allemande que Goby veut relater. Dans &lt;em&gt;Qui touche à mon corps je le tue&lt;/em&gt;, on plonge dans l’univers intime des trois personnages, en découvrant leurs peurs, leurs espoirs, leurs grandes failles et leurs petits moments de grandeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On commence par découvrir leur jeunesse, qui fut marquée pour les trois par un attachement particulier à leur mère, qui aura des conséquences nettement freudiennes sur leurs vies futures. Marie était un remplacement, elle sera ignorée et en viendra à aimer les enfants des autres. Lucie était trop aimée, elle ne pourra plus jamais abandonner complètement son corps à quelqu’un d’autre. Henri est convaincu que sa mère est morte à cause de lui, il deviendra « exécuteur des hautes œuvres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore plus que dans les histoires touchantes et humaines des personnages, c’est dans l’évocation de l’environnement de ceux-ci que se révèle le talent particulier de Valentine Goby. Les décors splendides, d’une haute sensualité, frappent particulièrement l’imagination. On voudrait pouvoir passer des journées entières allongé dans le grenier de la mère de Lucie, pour pouvoir ressentir pleinement la texture des tissus, écouter le silence apaisant, et laisser courir sur soi la douce lumière tamisée. Et personne n’a jamais vécu la sensation de glisser un bas neuf à son pied comme Henri l’a vécue. Ce qui rend encore plus frappant ce buffet pour les sens, c’est son contraste avec la douce mélancolie des personnages. Lucie est accablée par le spectre de l’enfant dont elle se débarrasse, et les remords causés par sa conduite envers sa mère la hantent toujours. Marie est tourmentée par l’idée qu’elle ne contrôle plus sa vie, et que des murs froids et impersonnels l’empêchent de voir une dernière fois les enfants qu’elle héberge. Finalement, sous un ciel gris, Henri s’efforce de se débarrasser de son humanité pour les quelques minutes durant lesquelles il aura à prendre celle d’une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention toutefois, &lt;em&gt;Qui touche à mon corps&lt;/em&gt; n’est pas un livre pour ceux qui désirent se faire raconter une histoire. Le récit des personnages se déroule très lentement à travers leurs réminiscences, et les trois protagonistes n’effectuent quasiment aucune « action » véritable. Mais pour ceux qui désirent se plonger dans un univers sensuel et émotionnel, Valentine Goby nous offre un petit bijou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Gregory Sternthal-Ouimet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2853304213420539790?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2853304213420539790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2853304213420539790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2853304213420539790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2853304213420539790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/qui-touche-mon-corps-je-le-tue.html' title='Qui touche à mon corps je le tue.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2202157968954480865</id><published>2008-10-13T23:41:00.000-04:00</published><updated>2008-10-13T23:42:25.820-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Où on va, Papa?</title><content type='html'>Je vous souhaite la bienvenue chez papa; dans son univers quotidien, dans ses réflexions, ses états d’âme et surtout, la bienvenue dans le monde de ses deux fils. La bienvenue ? Pas au premier abord; ses fils sont lourdement handicapés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Où on va, papa ?,&lt;/em&gt; œuvre de Jean-Louis Fournier, se veut provocatrice et libératrice d’une mauvaise conscience collective.  Provocatrice, oui, par son thème tabou encore de nos jours : le handicap mental et physique. Mais ce que ce livre a de particulier, c’est qu’il présente le regard qu’un père pose sur ses deux fils invalides. C’est le regard d’un père démuni, convaincu d’avoir raté sa paternité, d’avoir raté sa chance. Dans toute sa maladresse, on ressent le malaise et le regret. Non pas le regret d’avoir des enfants malades, mais celui de ne pas avoir pu faire avec eux tout ce qu’il aurait voulu. De ne pas pouvoir les envoyer dans de grandes universités, de ne pas pouvoir leur lire un Tintin, de ne même pas réussir à savoir s’ils ressentent parfois du bonheur eux aussi. Pour se sortir d’un univers triste et lourd, il y a l’humour noir et cynique du personnage qui surprend et fait sourire malgré tout. Cette ironie douce-amère nous provoque, mais elle résulte du malaise du père face à ses enfants. Mais ne semble-t-il pas consternant qu’on réussisse à s’attacher à ce point à un personnage choquant, cruel, égocentrique et malheureux? C’est ici que l’on comprend à quel point ce livre est humain, car ce père aime véritablement ses enfants et l’amour paternel se reflète d’une manière toute particulière; le texte est rempli de poésie. Un peu partout, de délicates interventions poétiques ponctuent les passages plus difficiles et les rendent magnifiques et touchants. Et on comprend ce père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman est tout simple, naturel et épuré dans son traitement. Une chance, car le sujet est si lourd qu’il semble nécessaire de lui donner de l’espace. L’émotion est présente partout; on se choque, on rit, on pleure… C’est le portrait d’une souffrance au quotidien. Mais pourtant, on ne peut qu’aimer, vivre, relire et relire cette œuvre qui ne laisse aucunement indifférent. Aimer ? Mais parfaitement. C’est un livre tout simplement magnifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Où il faut aller, papa ? Ici, dans l’univers de Jean-Louis Fournier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2202157968954480865?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2202157968954480865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2202157968954480865' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2202157968954480865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2202157968954480865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/o-on-va-papa_13.html' title='Où on va, Papa?'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8018281706843921478</id><published>2008-10-13T23:34:00.001-04:00</published><updated>2008-10-13T23:39:36.629-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Rencontre du 8 octobre</title><content type='html'>Le voyage à Paris approche à grands pas, et ce n’est pas juste en regardant le calendrier qu’on s’en aperçoit, mais à la fébrilité dans la salle en cette cinquième rencontre. Pour la première fois, M. Hottote, organisateur du voyage en France, se joint au cercle de lecture. Mais je crois que ce qui fait surtout monter le « Paris-baromètre » aujourd’hui, c’est la fameuse fiche de présélection où nous devions évaluer nos collègues selon des critères précis. Alors, pour mettre toutes les chances de notre côté, on s’est tous proposés pour rédiger la critique d’un des trois prochains livres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détails réglés (voir &lt;a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/142718525513385402/05_CR_8oct_BaT1.pdf"&gt;compte rendu&lt;/a&gt; détaillé), présentation terminée, que l’action commence ! Premier roman à l’ordre du jour : &lt;em&gt;La beauté du monde&lt;/em&gt;. Constatation : très peu ont réussi à le terminer. Non pas parce qu’ils le trouvaient insupportable (mis à part Nicolas), mais par manque de temps. Peu importe, on n’a pas eu besoin de lire l’intégrale des 679 pages pour se forger une opinion. Certes, la discussion n’est pas passionnée. On a été ébahis par les descriptions de l’Afrique et du New York des Années folles, mais on se questionne sur l’originalité de l’œuvre, sur la présence de Winnie et sur de probables erreurs sur la manière d’appréhender le monde. Bref, on se questionne beaucoup trop. Mauvais signe pour Michel Le Bris?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Où on va, papa ?&lt;/em&gt; À Paris ! Personnellement, j’aimerais bien y aller et je crois que ce roman (témoignage ?) a plus de chance de faire partie du voyage que la brique précédente. À part Alexandra qui a eu l’impression que l’auteur méprisait son lecteur et M. Morin qui, si on résume son souffrant monologue, a trouvé l’histoire trop « molle » et trop « cute », que des louanges! On se réjouit qu’un père s’exprime enfin. Un père qui ose dévoiler sa honte et sa culpabilité, mais surtout son amour, humain, pour ses enfants « anormaux». On aime l’humour noir poétique dont on rit maladroitement, et qui nous touche parfois jusqu’aux larmes. Finalement, on félicite son style simple et son titre révélateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dernières minutes partent à toute vitesse comme à chaque rencontre. Avant qu’on se quitte, Mme Garet nous rappelle qu’il faudra bientôt choisir nos trois titres préférés. On s’enflamme déjà quand Nicolas dévoile les siens…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline St-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8018281706843921478?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8018281706843921478/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8018281706843921478' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8018281706843921478'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8018281706843921478'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/rencontre-du-8-octobre.html' title='Rencontre du 8 octobre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-5818477929451079830</id><published>2008-10-10T23:23:00.000-04:00</published><updated>2008-10-10T23:24:56.438-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Où on va, Papa?</title><content type='html'>Jean-Louis Fournier est un écrivain, humoriste et réalisateur de télévision. Cette année, son roman autobiographique &lt;em&gt;Où on va, Papa ?,&lt;/em&gt; paru chez Stock, est sélectionné pour le Prix Goncourt. On y découvre le père de deux enfants « pas comme les autres » qui «ont du naître un 30 février», Mathieu et Thomas. C’est la relation père-fils qui nous est présentée, puisque la mère et le reste de la famille sont pratiquement absents du roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y apprend que Fournier fut le complice de l’humoriste français Pierre Desproges. Ils ont sans doute en commun le sens de l’absurde, de l’anticonformisme et de l’humour noir. Auteur de&lt;em&gt; la&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Grammaire française et impertinente&lt;/em&gt; (2003), Jean-Louis Fournier ne manque pas d’esprit. « On conjuguera le verbe péter », écrit-il pour faire un clin d’œil aux enfants dans cette grammaire comique. Il fait également référence à son livre &lt;em&gt;Antivol, l'oiseau qui avait le vertige&lt;/em&gt; publié en 2003, dans sa métaphore filée des enfants-oiseaux. Fournier cherche à décrire les imperfections de la réalité de façon drôle. Il joue sur des notes noires, lorsqu’il traite de manière cruelle ou désespérée, l’absurdité du monde. Ses envies de mettre fin à la vie de ses fils, ou encore de s’autodétruire, en choquerons quelques-uns, mais c’est là l’ultime détresse du père, qui, en réalité, ne ferait aucun mal à ses « petits ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, ironie et ton macabre sont de mise, car le propos n’est pas léger. Fournier traite de la difficulté d’être en marge de la société, de ne pas répondre aux critères de beauté et d’excellence. On ressent les déceptions d’un père qui souhaitait &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; pour ses enfants qui ne partageront jamais sa sensibilité face à la musique, la littérature, la nature, l’amour, l’art et les belles voitures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La narration au «je» fait place à des questionnements, des rêves, des souvenirs, et à l’autodérision. Elle présente également sa propre interaction avec la société, que le narrateur critique par la bande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fournier a une plume épurée, qui donne un rythme fluide à la lecture. Sa maîtrise de l’humour et son écriture imagée rendent la lecture très agréable. Seules les répétitions volontaires peuvent être agaçantes, mais n’est-ce pas là le quotidien de parents d’enfants handicapés?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’attache rapidement aux garçons, qui sont d’éternels enfants. Fournier sait toucher et émouvoir, sans toutefois tomber dans le sensationnalisme ou la pitié. La question naïve que ne cesse de poser le petit Thomas ramène aux grandes interrogations de la vie et finalement à l’essentiel : « Où on va, papa? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence Paquin-Mallette&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-5818477929451079830?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/5818477929451079830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=5818477929451079830' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5818477929451079830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5818477929451079830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/o-on-va-papa_182.html' title='Où on va, Papa?'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-2230881703629405609</id><published>2008-10-10T23:18:00.000-04:00</published><updated>2008-10-10T23:20:02.578-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Où on va, Papa?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Un livre « pas comme les autres »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois livres de la semaine dernière étaient assez sombres (&lt;em&gt;Qui touche à mon corps je le tue&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le Rêve de Machiavel et La Domination&lt;/em&gt;), alors j’appréhendais la lecture de &lt;em&gt;Où on va, papa&lt;/em&gt; ? sachant que Jean-Louis Fournier écrivait ce roman pour ses deux fils lourdement handicapés, Mathieu, l’aîné, et Thomas. Finalement, je me suis tordue de rire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fournier ne cherche pas à se plaindre ou à faire pitié. Il exprime son amour pour ses enfants de la manière dont ils semblent avoir vécu, c’est-à-dire avec simplicité et humour. Un humour à la Hara-kiri, magazine français reconnu pour son style « bête et méchant », un style typique à Fournier pour ceux qui le connaissaient déjà; bref, tellement cynique qu’au début je m’en voulais de rire du fait que « pendant de nombreuses années, [il ait] bénéficié d’une vignette automobile gratuite ». Mais, j’ai fini par comprendre que l’auteur avait volontairement créé ce malaise. Donc, je me suis laissé aller, et j’ai ri ! Plusieurs ont été touchée par la poésie, efficace j’en conviens, qui se dégage de cette œuvre, mais personnellement, c’est la critique que le narrateur fait de la société qui m’a le plus émue : « Je ne comprends toujours pas pourquoi on félicite et récompense ceux qui ont des beaux enfants, comme si c’était de leur faute. Pourquoi, alors, ne pas punir et mettre des amendes à ceux qui ont des enfants handicapés ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le nombre faramineux de pages à lire pour le Goncourt, j’ai profité du fait que cette œuvre était très courte pour la lire une deuxième fois d’affilée. Choix peut-être pas judicieux, mais qui en a valu la peine, car j’ai pu apprécier ce livre davantage. En somme, c’est une œuvre qui fait réfléchir, mais demeure légère. Un petit bijou de lecture, facile à offrir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline St-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-2230881703629405609?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/2230881703629405609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=2230881703629405609' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2230881703629405609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/2230881703629405609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/o-on-va-papa_10.html' title='Où on va, Papa?'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7017932289653046785</id><published>2008-10-10T23:15:00.002-04:00</published><updated>2008-10-10T23:18:26.149-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>La domination</title><content type='html'>Auteure fort prolifique, Karine Tuil est connue du milieu littéraire, et plusieurs de ses œuvres se sont retrouvées en nomination pour des prix ou en ont reçu. Que ce soit à l’aide d’un récit burlesque, tel que dans &lt;em&gt;Interdit&lt;/em&gt;, ou en adoptant une écriture plus grave, comme pour &lt;em&gt;Douce&lt;/em&gt; &lt;em&gt;France&lt;/em&gt;, les romans de Karine Tuil semblent aborder des thèmes très intéressants. &lt;em&gt;La domination&lt;/em&gt; ne fait pas exception à la règle. La forme utilisée est elle-aussi très intéressante puisqu’on y retrouve une narration à la première personne entrecoupée de l’histoire racontée par cette même narratrice, et cette mise en abyme vient ajouter à la richesse du récit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès les premières lignes du roman, la narratrice nous saisit justement par la richesse de l’histoire. Elle nous décrit son père tel qu’elle le percevait, soit comme un être manipulateur, hypocrite, vivant de l’illusion. Pourquoi donc écrire sur cet être sans scrupule? Un éditeur lui aurait demandé de faire l’exercice, d’écrire sur son père, Jacques Lanski, cet homme à double face, ce personnage charismatique dont les vilains côtés n’étaient révélés qu’en privé. La narratrice hésite, puis se décide à écrire en passant par la fiction, se transformant en homme pour les besoins de la cause. « [J]e serai le mâle, le fils, la part d’ombre, le double masculin, négatif, j’emprunterai l’identité qu’il m’avait choisie : Adam » (p.49). On découvre alors le deuxième roman dans ce roman, l’histoire de Jacques Lanski, cette fois-ci à travers le regard blasé de son « fils », Adam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À partir de cet instant, les deux histoires se juxtaposeront l’une à l’autre. L’histoire de la narratrice, de sa relation ambiguë avec son éditeur, que l’on imagine avoir cours à Paris, histoire au cœur de laquelle on découvre toutes les interrogations d’une fille envers son père quant à ces actions blessantes. C’est à même ce récit que l’on découvre aussi toute la difficulté éprouvée par la narratrice lors de la rédaction. Parallèlement, il y a l’histoire de Jacques Lanski qui, dans un premier temps, se mariera à une aristocrate catholique française, sera père de deux enfants, reniera ses racines juives, pour finalement aller vivre en Israël avec sa maîtresse russe, renouant avec ce passé qu’il tentait d’oublier, geste sans explication qui sèmera la confusion et la haine chez la narratrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La note de suicide, ce « Je n’en peux plus, pardon » (p .157), vient appuyer le questionnement quant à la véritable nature du père de la narratrice. Ce qui est particulièrement intéressant au sein du livre, c’est justement cette double interrogation de l’identité du père, puisque celle-ci se trouve présente tant chez la narratrice que chez son avatar, Adam. Le roman est donc un prétexte au récit de la vie de cet homme qui apparaît bien des fois hypocrite, jouant un rôle de médecin charismatique pour ses patients, d’homme humaniste, mais qui se joue de sa famille dans l’intimité. C’est d’ailleurs le double récit qui vient ajouter de la force au propos, car l’histoire de cette trahison nous est racontée deux fois, une fois à travers les yeux de la narratrice et une autre à travers ceux d’Adam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc une domination claire qu’exerce le père au sein de sa famille en la manipulant, domination qui justifie le titre du roman. Cette domination n’est cependant pas la seule au coeur même du livre, puisque celle de l’éditeur sur son auteure est aussi abordée tout au long du récit. On y retrouve aussi une autre forme de domination, une domination d’ordre amoureux ou sexuel, puisque nous est relatée aussi la relation érotisée entre l’éditeur et la narratrice, où l’on ne distingue plus toujours lequel des deux personnages en vient à dominer l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karine Tuil nous transporte donc dans un univers bouleversant où les valeurs s’entrechoquent, où l’on tente de trouver un sens à des actions injustifiées, blessantes. La justesse du style, la véracité du discours de la narratrice amène le lecteur à ressentir les mêmes émotions intenses que la narratrice elle-même. Ce concept de roman dans un roman est très fort, puisqu’il ajoute à la vraisemblance du roman, créant entre la narratrice et le lecteur ce sentiment de proximité puisque les deux savent que le roman de Jacques Lanski est un récit. On en vient donc parfois à oublier que le récit de la narratrice est aussi un roman. L’auteure joue de ces deux histoires, les superpose à un point tel qu’on ne sait plus distinguer les éléments de la fiction écrite par la narratrice qui sont « vrais » de ceux qui seraient tirés de son imagination. La fin est donc très surprenante, les deux histoires s’entremêlant plus que jamais dans une complexité amenant un suspense très prenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, &lt;em&gt;La domination&lt;/em&gt; est un véritable petit bijou, le genre de livres que l’on prend plaisir à lire tant il est bien écrit. Le thème de la domination et ses multiples sens est si bien exploré qu’une relecture du texte mettra très certainement en lumière de nouveaux éléments, ce qui fait de cette œuvre une véritable mine d’or à même de nous amener à une nouvelle réflexion pendant chaque relecture. Un livre donc à lire et à relire, pour un plaisir renouvelé chaque fois!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marianne Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7017932289653046785?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7017932289653046785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7017932289653046785' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7017932289653046785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7017932289653046785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/la-domination_10.html' title='La domination'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8042397529335296320</id><published>2008-10-10T23:13:00.002-04:00</published><updated>2008-10-10T23:15:28.937-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>La beauté du monde</title><content type='html'>Michel Le Bris, dans son tout dernier roman, &lt;em&gt;La beauté du monde&lt;/em&gt;, réussir à nous faire vivre, vibrer dans son monde, son monde de mots. L’ivresse des années 20, si bien décrite, nous habite dans la première partie du livre. La description si sensuelle de l’environnement, de l’atmosphère tout au long de ce roman est un des points positifs. L’écriture nous transporte littéralement dans un autre univers auquel on voudrait appartenir. Plusieurs fois, en lisant, je me suis dit : « Comme j’aimerais être Osa, avoir son courage, sa force ». On ne peut qu’admirer le personnage si attachant qu’est cette jeune femme lors du voyage dont il est le plus longuement question, en Afrique, personnage qui restera transformé par ses expériences. C’est cette femme qu’on rencontre au tout début, celle que les voyages auront transformée à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Osa Johnson choisira Winnie, une jeune écrivaine, pour écrire son récit; de petits extraits du journal de celle-ci seront joints à l’histoire légendaire qu’Osa et Martin, son mari, vécurent ensemble. Les séquences du journal de l’auteure, Winnie, m’ont particulièrement touchée, car elles créent un lien entre les deux femmes et permettent de souffler un peu lorsque les longueurs commencent à se faire sentir. Je trouve très intéressant d’avoir la vision de Winnie sur Osa et de connaître des brides de l’élaboration de la biographie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, j’ai trouvé longues l’introduction et la première partie. La deuxième époque du roman, le cœur, la partie centrale, la plus étoffée, « la beauté du monde », se révèlera la plus riche. J’avais hâte de découvrir la véritable aventure du couple, de voir avec leurs yeux le Kenya, une part du monde dont je ne connaissais rien avant ma lecture, mais l’écriture tendait à me ralentir... comme pour dire : « Attend, tu vas y arriver, maintenant savoure la beauté de ce monde urbain qu’était New York pendant les Années folles, ensuite viendra le dessert. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre, je le conseille à tous les gens ayant vécu un voyage, aux amants de l’aventure, mais davantage encore à ceux qui n’ont jamais eu cette chance, car les livres, ce livre, représentent un moyen de vivre une expérience de voyage sans égale, d’une beauté inouïe, sans même avoir à prendre l’avion, à faire ses bagages ni à se préoccuper d’une quelconque préparation. Cela ne demande que de savoir lire, d’avoir le cœur ouvert et de prendre de temps de vivre ce merveilleux livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meggie-Laurence Vincent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8042397529335296320?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8042397529335296320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8042397529335296320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8042397529335296320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8042397529335296320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/la-beaut-du-monde.html' title='La beauté du monde'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-5255609903847000380</id><published>2008-10-08T11:52:00.001-04:00</published><updated>2008-10-08T11:55:57.345-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Où on va, Papa?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Les oiseaux auxquels il ne manquait que les ailes…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’habitude veut que chaque parent trouve ses enfants exceptionnels, spéciaux et qu’il brille de fierté pour eux, mais Jean-Louis Fournier, avec son livre &lt;em&gt;Où on va, papa ?,&lt;/em&gt; donne une nouvelle perspective sur le rôle important de parent. Père de deux enfants lourdement handicapés, il nous fait voir avec lucidité la réalité des parents qui ont des enfants qui demandent encore plus d’attention et d’affection que ceux qui sont considérés comme « normaux ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mathieu, l’aîné, est né normal en apparence, puis, avec le temps, on a diagnostiqué une lenteur cérébrale qui s’est révélée un handicap mental et physique qui, au lieu de s’améliorer, ne ferait qu’empirer. Sourd, aveugle et voûté, Mathieu établit des contacts avec le monde extérieur quand il lance son ballon hors de sa portée pour que ses parents aillent le lui chercher. Thomas, deux ans plus tard, fait revivre aux parents d’un enfant handicapé l’espoir d’un deuxième en parfaite santé, espoir bien vite éteint puisque, à l’instar de son aîné, Thomas aussi souffrira de ce handicap physique et mental. Comme son frère, il parlera très peu, seulement une phrase quand il reconnaît son père : « Où on va, papa ? ». Le père des deux enfants rejette alors sur lui le blâme pour ce malheur, Thomas et Mathieu étant, selon lui, victimes de son désir d’être marginal. Lui qui s’était toute sa vie efforcé d’être différent, il avait maintenant bien réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fournier traite de thèmes lourds avec un humour souvent très noir, parfois cynique, mais toujours franc et lucide. Pour lui, ses fils ne sont pas « handicapés », mot qui le rebute particulièrement, mais bien « différents ». Il raconte les regards des gens sur ses enfants « indatables ». Tout au long du roman, de magnifiques analogies traduisent l’amour d’un père pour ses fils d’une manière particulièrement émouvante. Il aurait voulu que ses fils, les « petits oiseaux auxquels il manquait des ailes » aient pu quitter à tire-d’aile un monde qui n’était pas fait pour eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce roman ( ?) sans chapitre, Jean-Louis Fournier nous raconte la simplicité du monde à travers les yeux de ses fils, et les regards déplacés que le monde jette sur eux. Empreint d’une culpabilité sous-jacente, il nous énumère avec déception et regret tout ce qu’il ne fera jamais avec ses fils, toutefois sans aucun apitoiement. La franchise sèche des phrases, la brièveté des paragraphes et des phrases mettent en lumière toute la lourdeur du thème et la sincérité de l’écriture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, un livre touchant et magnifique, qui porte à réfléchir sur la chance de pouvoir apprécier toutes les choses, même les plus infimes, qui tapissent notre vie de bonheur. Gardez près de vous vos mouchoirs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-5255609903847000380?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/5255609903847000380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=5255609903847000380' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5255609903847000380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/5255609903847000380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/o-on-va-papa.html' title='Où on va, Papa?'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6599080856703809517</id><published>2008-10-08T11:49:00.001-04:00</published><updated>2008-10-08T11:52:06.331-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Le rêve de Machiavel</title><content type='html'>Ce roman ne peut nous laisser sans réaction. Il est impossible de rester indifférent devant cette écriture simple, mais embrouillée à la fois, où le rêve et le réel se confondent. Christophe Bataille, l’auteur de ce roman, &lt;em&gt;Le rêve de Machiavel&lt;/em&gt;, nous transporte au XVIe siècle, en Italie, où il nous fait revivre le dernier amour de ce personnage marquant de l’histoire, Machiavel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peste ravage tout sur son chemin, elle est partout et frappe sans distinction. Machiavel tente de s’en sortir; il fuit, vit la nuit et se cache le jour. À cette époque, pour se protéger de la peste tout est permis, imaginé et possible : boire du sang de poule, se laver au vinaigre et en boire, laver les malades avec de la paille et des échalotes, prier, etc. Machiavel vivra durant quatre jours enfermé avec une « reine » dont il ne connaîtra même pas le nom, ce n’était pas l’important. Après la disparition soudaine de cette femme, Machiavel sort de sa chambre, de l’auberge, passe devant un bûcher, sauve une jeune fille blonde des mains d’un bourreau. Quelques nuits s’écoulent avant qu’il rencontre Violetta, la fille d’un alchimiste qui, condamné au bûcher, lui demande de la sauver « mais on ne soigne pas la peste. On se la donne » (p.154). Cette fille est malade, atteinte de la peste bubonique. Machiavel s’en occupe, la soigne, l’aime jusqu’au tout dernier instant. Avant sa mort, quand elle avait peur, Machiavel la rassurait; quand elle sera morte, il s’occupera de son corps, lui offrira une fin respectable, la lavera et l’embaumera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Machiavel aura côtoyé la mort, vécu avec la peur et aimé douloureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman décrit la peur, la maladie et la mort d’une façon telle qu’on ne peut s’empêcher d’en ressentir des frissons, parfois de dégoût, parfois de plaisir devant la beauté de l’amour, le sentiment qui nous garde en vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meggie-Laurence Vincent&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6599080856703809517?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6599080856703809517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6599080856703809517' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6599080856703809517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6599080856703809517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/le-rve-de-machiavel.html' title='Le rêve de Machiavel'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1887803582369197511</id><published>2008-10-05T23:04:00.000-04:00</published><updated>2008-10-10T23:04:40.714-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Mardi 30 septembre</title><content type='html'>Enfin ! Nous y sommes arrivées ! Après de nombreux détours, d’innombrables feus rouges, stops, bravant les bouchons de circulation et l’impatience croissante de plusieurs automobilistes, nous avons enfin réussi à atteindre le studio de Télé-Québec où nous (Florence, Janie, Anne-Sophie, Mme Garet et moi-même) allons assister dans quelques instants à l’enregistrement de Bazzo.tv, une émission culturelle animée par Marie-France Bazzo. L’accueil des assistantes est chaleureux malgré l’air frais du studio. On nous offre des bouteilles d’eau et des craquelins, on prend nos noms, puis on nous demande de patienter dans la cafeteria du studio. Vingt minutes plus tard, les assistantes reviennent nous chercher et nous dirigent vers le plateau de tournage. Distribution de coussins rouges (extrêmement confortables), installation... À ma grande surprise, le studio d’enregistrement est plutôt petit, et le public se compose d’une soixantaine de personnes tout au plus. Les tests de sons sont effectués : on nous demande d’applaudir pour la forme. Enfin Marie-France Bazzo «entre en scène» en compagnie de son invité de la semaine, Louis Morissette, et de ses journalistes chroniqueurs. Silence sur le plateau. Dans trois, deux, un… l’émission débute. En bon public nous applaudissons. L’animatrice présente les sujets au menu cette semaine : la sortie du livre de Julie Couillard massacrée par les journalistes chroniqueurs de l’émission (pauvre fille !), discussion avec Louis Morissette de sa carrière et de ses différents projets dont l’écriture du Bye Bye 2008, revue de l’actualité portant sur le rôle de l’école dans notre société, brillant éditorial de Danny Laferrière. Finalement, après plusieurs pauses et quelques chroniques que je n’ai pas mentionnées, la discussion s’oriente sur les livres de la semaine du Club de lecture : Depuis la fenêtre de mes cinq ans d’Arlette Cousture et… Un chasseur de lions d’Olivier Rolin !!! Au grand dam de Mme Garet, Jean Barbe (notre parrain, soit dit en passant) a absolument détesté le livre qu’il trouve prétentieux avec ses tournures de phrases au «tu», ses parenthèses à n’en plus finir et ses multiples références culturelles (je ne suis pas complètement en désaccord avec ce point). Appuyé par son collègue Pierre Curzi, il en donne une critique plutôt féroce. C’est alors que Sophie Cadieux intervient : elle a aimé le livre. Les phrases à la deuxième personne permettant un détachement du personnage, le pathétique Pertuiset, l’abondance de descriptions lui ont plu. Marie-France Bazzo se met également de la partie pour défendre le Rolin, qu’elle a adoré. La discussion s’enflamme ! En bout de ligne, les avis sont partagés; les unes ont aimé, les autres pas, Notre lion s’en sort avec quelques coups de griffes. L’émission se termine sur une note plus légère avec un quizz sur le hockey. Finalement, au bout de deux heures bien remplies, l’enregistrement se termine. On remercie les invités, le public, et on nous dirige vers la sortie. Mme Garet me dépose à la station Frontenac, où le cœur léger, la tête encore remplie des discussions de l’émission, je prends le métro sans vraiment faire attention où je vais. L’expérience de ce premier tournage a été fort enrichissante! L’émission Bazzo.tv sera diffusée le jeudi 2 octobre à 21h à Télé-Québec. En scrutant bien le public, vous remarquerez peut-être cinq belles femmes débordantes d’enthousiasme ! Bonne semaine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandra Saucan&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1887803582369197511?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1887803582369197511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1887803582369197511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1887803582369197511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1887803582369197511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/mardi-30-septembre.html' title='Mardi 30 septembre'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-703009035399820372</id><published>2008-10-05T21:52:00.001-04:00</published><updated>2008-10-08T11:48:29.860-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>La domination</title><content type='html'>Quelques années après &lt;em&gt;Tout sur mon frère&lt;/em&gt; (Grasset, 2004), un livre sur l’effet pervers de l’autofiction, Karine Tuil replonge dans son sujet de prédilection avec &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt; (Grasset, 2008). En lice pour le Goncourt de 2008, ce roman raconte l’histoire de la narratrice, une écrivaine qui doit écrire un livre sur son père, et qui, pour ce faire, se place dans la peau d’un fils imaginaire, Adam Lansky. Bien que la prémisse (voire la promesse) de &lt;em&gt;La domination&lt;/em&gt; soit de raconter la vie de Jacques Lansky, antisémite féroce et homme volage, l’histoire de cet homme ne compose que quelques extraits qui entrecoupent le corps du roman, où l’écrivaine s’adresse à « vous », son éditeur, avec qui elle entretient une liaison à la limite du sadomasochisme. Le titre prend tout son sens alors que l’on découvre la relation entre l’éditeur et Jacques Lansky, ce qui donne lieu à des implications franchement dérangeantes à propos de la relation de l’auteure et de l’éditeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers les relations éditeur/écrivain et les aventures du père, c’est toute la raison qui pousse les hommes d’un certain âge vers les femmes plus jeunes que Karine Tuil tente d’explorer et d’expliquer. Sont aussi fortement présents le thème de la recherche du père dans l’amant et celui de l’antisémitisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons au passage le talent particulier de Karine Tuil de façonner des personnages laids, méprisables et pathétiques qui tentent de retrouver un brin de dignité humaine et d’honneur. Il convient aussi de féliciter l’auteure pour la finale percutante du roman, qui vaut à elle seule l’aventure de la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gregory Sternthal-Ouimet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-703009035399820372?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/703009035399820372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=703009035399820372' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/703009035399820372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/703009035399820372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/la-domination.html' title='La domination'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1606172396696210009</id><published>2008-10-05T10:01:00.013-04:00</published><updated>2008-10-05T21:52:47.246-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Rencontre du 1er octobre 2008</title><content type='html'>Il s’agit maintenant de la troisième rencontre officielle du cercle de lecture du prix Goncourt des lycéens. Six livres sur quinze ont déjà été lus… le temps passe vite! Les lecteurs s’installent rapidement pour ne pas gaspiller une seconde du temps qui nous est si précieux! L’enthousiasme et le dynamisme sont comme chaque semaine au rendez-vous. On aurait pu penser que le moral serait à la baisse étant donné que les livres à lire cette semaine étaient en quelque sorte un peu sombres, mais non! Nous avons tous un moral d’acier et savons apprécier les œuvres à leur juste valeur. Au menu cette semaine, trois livres : &lt;em&gt;Le rêve de Machiavel&lt;/em&gt; de Christophe Bataille, &lt;em&gt;Qui touche à mon court je le tue&lt;/em&gt; de Valentine Goby et &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt; de Karine Tuil. Avant de rentrer dans le cœur du débat, des petits rappels s’avèrent nécessaires. Vous trouverez des précisions dans le &lt;a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/16245899119530455/compterendu.pdf"&gt;compte rendu de la rencontre&lt;/a&gt;. Nous avons aussi pris connaissance de la nouvelle manière dont nous pouvions rédiger nos fiches critiques. On a en effet reçu cette semaine, par courriel, un exemplaire vierge de fiche critique, on peut donc le remplir pour chaque livre et l’envoyer d’un simple clic! Pratique et écologique! Juste avant de rentrer dans le vif du sujet, les personnes qui ont assisté à l’enregistrement de &lt;a href="http://bdeb-goncourt.blogspot.com/"&gt;Bazoo&lt;/a&gt;, mardi dernier, ont évoqué brièvement leur expérience qui, semble-t-il, a été très enrichissante.&lt;br /&gt;On y est enfin! C’est le temps de commencer les discussions. Petite nouveauté pour cette fois-ci. Nous avons été séparés en petits groupes de cinq à six personnes pour la première heure. Je trouve que c’est beaucoup plus pratique étant donné que tout le monde peut donner facilement son avis et qu’on arrive à gérer plus aisément notre temps. Les groupes étaient très homogènes puisqu’ils se composaient d’élèves, mais aussi de quelques professeurs passionnés de lectures qui nous ont rejoints cette semaine. On a prévu à la deuxième heure de reformer un seul groupe pour débattre des livres tous ensemble. Dans le groupe que j’ai rejoint, un étudiant a proposé de commencer à discuter des livres en les choisissant par ordre alphabétique. C’est ainsi qu’on a commencé par &lt;em&gt;Le rêve de Machiavel&lt;/em&gt;. La discussion s’amorce très vite, chacun a son mot à dire. Ceux qui ont apprécié ce livre ont évoqué l’aspect historique de celui-ci; il est vrai que l’auteur a effectué beaucoup de recherches, on le ressent tout au long du roman. Malgré le thème plutôt macabre du livre, tout le monde autour de la table reconnaît que le style et l’écriture de l’auteur sont tout à fait remarquables. Le livre ne fait pas l’unanimité, mais quelques-uns ont affirmé qu’il s’agissait de leur livre favori. On a ensuite poursuivi avec &lt;em&gt;Qui touche à mon corps je le tue&lt;/em&gt;. Personnellement c’est celui que j’ai préféré des trois. Il arbore les grands thèmes de la vie sous un aspect psychologique et je pense que c’est pour cette raison qu’il a été vraiment apprécié… surtout par les filles! Il ne reste plus beaucoup de temps, on est vite passé à &lt;em&gt;La Domination&lt;/em&gt; de Karine Tuil. C’est le livre qui a crée le plus de divergences d’opinions. Certains ont réellement apprécié l’histoire et l’originalité de la forme de ce roman, alors que d’autres ont trouvé que l’histoire de l’héroïne était trop complexe et que la relation qu’elle entretenait avec son père n’était pas vraiment racontée. Une fois que les trois livres ont été passés en revue, nous avons procédé à un débat collectif. La discussion a du mal à commencer aux premiers instants, mais quelques secondes plus tard plusieurs mains sont déjà levées. Les interventions s’enchainent l’une après l’autre jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’il est déjà l’heure de partir. Les dernières interventions sont très brèves, car plusieurs d’entre nous ont des cours juste après cette réunion. On se dit très rapidement au revoir, on repart donc chacun avec de tout nouveaux livres à lire et à explorer.&lt;br /&gt;Les romans sur lesquels nous avons débattu ce mercredi n’ont pas fait l’unanimité chez les étudiants, mais on ne peut pas encore parler d’élimination franche. Je vous avoue que je suis très soulagée, car le livre que j’ai préféré cette semaine a survécu aux critiques des jurés!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assirem Amal Boumati&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1606172396696210009?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1606172396696210009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1606172396696210009' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1606172396696210009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1606172396696210009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/rencontre-du-1er-octobre-2008.html' title='Rencontre du 1er octobre 2008'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1199625867144461447</id><published>2008-10-03T23:01:00.000-04:00</published><updated>2008-10-10T23:03:03.346-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Jour de souffrance critiqué à Bazzo.tv</title><content type='html'>En tant que jeunes lecteurs, c’est toujours plaisant de comparer ses critiques à celles de lecteurs plus aguerris. Or, comme les livres en lice pour le prix Goncourt ne font pas encore les manchettes au Québec, très peu les ont déjà critiqués. C’est pourquoi, le 18 septembre dernier, à &lt;em&gt;Bazzo.tv&lt;/em&gt;, on a été surpris d’apprendre que le livre de Christine Millet, &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt;, passait sous le bistouri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, cette émission télévisée d’actualité, animée par Marie-France Bazzo, réserve toujours quelques minutes à son club de lecture. Cette fois, Pascale Nazarro, journaliste et auteure, Sophie Faucher, comédienne, ainsi que Pierre Curzi, comédien et ancien président de l’Union des artistes, ont pris la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’ils aient tous remarqué l’efficacité de l’écriture « chirurgicale » de l’auteure, seul M. Curzi a su l’apprécier. Les femmes, pour leur part, ont trouvé que, pour un livre où la jalousie était le thème principal, l’émotion manquait. L’auteure pose un regard distant sur son personnage, mais c’est justement ce que M. Curzi a trouvé fascinant : « (…) comme un acteur qui s’analyse sur une scène. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aimerait commenter leurs critiques, mais on ne débattra pas &lt;em&gt;Jour de souffrance&lt;/em&gt; avant le 15 octobre. En revanche, mardi prochain, soit le 30 septembre, les invités du club de lecture de &lt;em&gt;Bazzo.tv&lt;/em&gt; commenteront &lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt; d’Olivier Rolin. Quelques étudiants vont assister à l’enregistrement de l’émission. On espère qu’ils auront la chance de faire valoir leur point de vue aux lecteurs invités de &lt;em&gt;Bazzo.tv&lt;/em&gt;, car cette fois, on en aura déjà discuté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Caroline St-Pierre&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1199625867144461447?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1199625867144461447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1199625867144461447' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1199625867144461447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1199625867144461447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/10/jour-de-souffrance-critiqu-bazzotv.html' title='Jour de souffrance critiqué à Bazzo.tv'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6513816610795831137</id><published>2008-09-30T21:18:00.002-04:00</published><updated>2008-09-30T21:26:17.783-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Un chasseur de lions.</title><content type='html'>&lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt;… qu’est-ce que cette phrase évoque pour vous? La savane, le courage, la poursuite de félins, la sauvagerie et… la beauté du monde. Certainement pas Paris, la vie intellectuelle, la révolution, l’impressionnisme et le raffinement… &lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt;, c’est le titre du dernier roman d’Olivier Rolin, auteur français prolifique, qui s’inspire de la toile la moins connue de Manet, &lt;em&gt;Portrait de Pertuiset, tueur de lions&lt;/em&gt; (1881), pour tisser un chassé-croisé dans lequel le modèle et l’artiste sont les principaux personnages. &lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt; ne se veut pas une biographie d’Édouard Manet, mais une intrigue «romanesque et romancée», telle qu’annoncée par l’auteur en quatrième de couverture. La trame repose sur des faits historiques à partir desquels Rolin a brodé sa propre vérité. Il nous raconte ainsi l’amitié née entre deux individus aux antipodes l’un de l’autre : un artiste gracieux et spirituel et un chasseur vulgaire au regard éteint, tels que le narrateur nous les décrit (p. 9). Le paradoxe qui les unit est exploité tout au long du livre qui raconte leurs vies parallèles, l’un établi à Paris, et l’autre en constante mouvance, cherchant l’aventure, entre autres en Afrique du Nord et en Amérique du Sud. Parmi les personnages qui se greffent à leur histoire, on reconnait Berthe Morisot, Charles Baudelaire et Stéphane Mallarmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un narrateur anonyme joue un rôle que l’on devine autobiographique, et introduit ainsi une autre voix narrative et un deuxième temps de narration. Qui est-ce ? un homme énigmatique dont on a, par moment, de la difficulté à déterminer s’il est le contemporain de Manet ou le nôtre, et qui, grâce à sa curiosité, constate l’œuvre du temps qui passe. Olivier Rolin ne se contente pas de relater une histoire, il présente le reflet actuel de celle-ci, un portrait de l’évolution de la civilisation : «L’idée a quelque chose de séduisant, d’une rue tirant son nom des lointains qu’on y découvrait, et qui ont désormais disparu derrière la croissance de la ville», pense-t-il (p. 40). Le moins qu’on puisse dire, c’est que Rolin – ancien reporter – a le souci du détail. Cependant, les trop nombreuses références brisent le rythme du récit. Le lecteur perfectionniste qui souhaitera comprendre chaque allusion culturelle ou historique, et repérer chaque lieu sur une carte sera confronté à une recherche énorme. Il faut donc taire quelques-unes de ces envies, et s’armer d’un atlas. Le souci du détail de l’écrivain se reflète également dans le portrait qu’il trace de Manet. Les éléments biographiques jumelés au contexte historique et aux descriptions de toiles aboutissent à une réflexion artistique étoffée et passionnante : «Dommage […] qu’on ne puisse pas peindre les discours. À défaut de peindre les mots, je peindrai la bouche qui les profère», remarque le Manet de Rolin (p. 140). L’auteur allie son œil et sa plume pour décrire à merveille plus d’une dizaine de toiles de Manet, sans toujours les nommer; c’est pourquoi un parcours de l’œuvre du peintre permet de mieux apprécier la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La qualité de l’écriture est séduisante : on baigne dans un univers visuel et imagé aux coloris vifs appuyés par une langue soutenue et un style recherché. Si Pertuiset «a besoin […] de la solidité rassurante du lieu commun» (p.203), ce n’est pas le cas de Rolin, qui fait preuve de fantaisie en utilisant des jeux lexicaux et des procédés stylistiques tout à fait savoureux. La variété de la langue s’exprime aussi par les différents niveaux d’humour qui sont présents tout au long du roman. Par exemple, Rolin emploie une métaphore issue du langage populaire pour designer Pertuiset en tant que «gros lard» (p. 9). Mais il change de registre (p. 128) lorsqu’il met les mots suivants dans la bouche de Pertuiset : «La gloire d’ouvrir une terre nouvelle à la civilisation! D’augmenter le trésor des connaissances humaines, d’inscrire son nom au bas de la page du Progrès!», autant de lieux communs que Pertuiset ne reconnaît pas comme tels, mais que le narrateur qualifie d’«inepties enflées» (p. 140).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’humour fin et intelligent de Rolin soulève le rire plus d’une fois, que ce soit dans une scène comique, grâce à la polysémie, aux interpellations du lecteur, aux titres animaliers des chapitres ou devant l’amusant chasseur. Eugène Pertuiset est le personnage le mieux construit du roman, celui auquel, malgré la grossièreté et la robustesse, on s’attache et face auquel on éprouve des émotions. Son nom génère même un nouvel adjectif, « pertuisesque » (p. 211), dans le dictionnaire Rolin. Ce dictionnaire comprend également des termes rares comme «olibrius». En effet, pourquoi ne pas «sortir un peu les vieux mots, leur faire faire un tour dans la langue» (p.145)? On ne peut critiquer l’œuvre de Rolin sans parler de sa saveur très politique. Ayant vécu a Paris sous la Commune de 1871, Édouard Manet sera témoin de la Semaine sanglante. La révolte est sans doute l’un des trois principaux thèmes du roman (avec l’œuvre du temps et la raison d’être de l’art). Le lecteur se souviendra du fait suivant : «La Révolution est toujours assassinée!» (p. 47 et 147).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt; est une œuvre littéraire dont l’originalité ne fait aucun doute. Tout comme Manet rejette les conventions néoclassiques, Rolin rejette la forme classique du roman. L’artiste-peintre précurseur de la modernité et l’homme de lettre novateur ont certainement des points communs, que ce soit leur démarche artistique inventive ou leur fibre révolutionnaire. Il est à souhaiter que la difficulté de lecture engendrée par la très grande quantité de références diverses ne compromette pas le succès du roman. Si seulement «les mêmes combats [n’étaient] pas à mener, [car] à jamais, la bêtise et le conformisme, le mauvais goût sont toujours triomphants» (p.180) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florence Paquin-Mallette&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6513816610795831137?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6513816610795831137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6513816610795831137' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6513816610795831137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6513816610795831137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/un-chasseur-de-lions.html' title='Un chasseur de lions.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7175404161192156724</id><published>2008-09-29T23:28:00.002-04:00</published><updated>2008-09-30T21:23:25.535-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Qui touche à mon corps je le tue.</title><content type='html'>Vingt-quatre heures et j’avais terminé le dernier roman de Valentine Goby, &lt;em&gt;Qui touche à mon&lt;/em&gt; &lt;em&gt;corps je le tue&lt;/em&gt;, son cinquième roman après &lt;em&gt;La note sensible&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Sept jours&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L’antilope blanche&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L’échappée&lt;/em&gt;, livres tous parus chez Gallimard. Vingt-quatre heures… la durée exacte de l’histoire absolument bouleversante mise en scène par Goby.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est quelque cent trente-cinq pages et un quart qui déversent sur vous un flot intense de questionnements, peines et déchirements. De l’aube à l’aube – la tragédie est découpée en cinq actes – le décor parisien est une façade, car l’incursion du lecteur va bien au-delà du paysage urbain de l’année 1943. Vivant en parallèle les vingt-quatre heures d’une condamnée à mort, trois personnages se relayent dans l’illustration de leur vie maintes fois éprouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie G., la dernière femme destinée à la guillotine, vit sa dernière nuit en prison, réfléchissant à son rôle de « faiseuse d’anges», périphrase que l’on utilise pour ne pas dire avorteuse. D’autres anges meurent naturellement : ses sœurs Marie, dont on lui donne le prénom; elle a passé sa vie à longer les murs pour ne pas être remarquée. Jamais elle ne s’est sentie distinguable, elle n’aura été, toute sa vie, qu’une Marie parmi toutes les autres Marie.&lt;br /&gt;Lucie L., porteuse d’un fœtus qu’elle ne désire pas, se fait avorter pour ne pas mener à terme l’embryon qui serait la suite de sa chair, la succession de son sang. Issue d’une famille où le père était absent et la mère possessive, Lucie refuse tout contact humain : &lt;em&gt;Qui touche à mon corps je le tue.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Henri D., bourreau comme ses ancêtres l’étaient, attend l’aube pour exécuter les ordres. Hanté par le fantôme de sa mère, persuadé d’être responsable de sa mort, lui aussi se revoit gamin et pleure son existence. De ses victimes, il est le plus souffrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un narrateur omniscient cède la parole tour à tour à chacun des personnages qui portent tous le fardeau de leur naissance, le deuil de leur enfance. Cette exhibition très intime de la souffrance de chacun m’a ébranlée. Touchant, le lien mère-enfant (la mère et son odeur, la mère et ses caresses, la mère dans toutes ses faiblesses…); poignant, le sentiment de dépossession de soi, la peur de disparaître : &lt;em&gt;Qui touche à mon corps je le tue.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pourtant pas un roman étouffant et perturbant comme il en existe beaucoup. Le thème de la douleur est omniprésent, mais, sous-jacent, c’est la recherche identitaire si chère aux auteurs contemporains qui demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écriture de l’auteur garde un rythme très intense tout au long du roman. De très longues phrases énumérant des émotions en rafale, puis, coupure. Seules quelques lignes constituent le paragraphe suivant. Trois mots par phrase qui veulent tout dire. Avec une écriture directe qui ne cache rien, Valentine Goby sait dire les choses telles qu’elles sont, dans leur noirceur et leur lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anabel Cossette Civitella&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7175404161192156724?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7175404161192156724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7175404161192156724' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7175404161192156724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7175404161192156724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/qui-touche-mon-corps-je-le-tue.html' title='Qui touche à mon corps je le tue.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-6488358460002627529</id><published>2008-09-29T21:58:00.010-04:00</published><updated>2008-09-29T22:14:14.015-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En chair et en os'/><title type='text'>Le jury.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGJH-uPG9I/AAAAAAAAABE/S3MIm30PkX8/s1600-h/GetAttachment8.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251629410679725010" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGJH-uPG9I/AAAAAAAAABE/S3MIm30PkX8/s320/GetAttachment8.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGJA8cpMoI/AAAAAAAAAA8/YFmPzNLCuK8/s1600-h/GetAttachment7.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251629289809982082" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGJA8cpMoI/AAAAAAAAAA8/YFmPzNLCuK8/s320/GetAttachment7.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGI7DTOqDI/AAAAAAAAAA0/iL6HJ2PKGXU/s1600-h/GetAttachment6.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251629188570327090" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGI7DTOqDI/AAAAAAAAAA0/iL6HJ2PKGXU/s320/GetAttachment6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIwnjaGwI/AAAAAAAAAAs/Dqj0FKWOUyQ/s1600-h/GetAttachment5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251629009323301634" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIwnjaGwI/AAAAAAAAAAs/Dqj0FKWOUyQ/s320/GetAttachment5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIoneoAeI/AAAAAAAAAAk/s796FFBiDQo/s1600-h/GetAttachment4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251628871864287714" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIoneoAeI/AAAAAAAAAAk/s796FFBiDQo/s320/GetAttachment4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGId1w8K-I/AAAAAAAAAAc/SCPqsSEo3t4/s1600-h/GetAttachment3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251628686720642018" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGId1w8K-I/AAAAAAAAAAc/SCPqsSEo3t4/s320/GetAttachment3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIWYiROEI/AAAAAAAAAAU/r-S79zdVJtw/s1600-h/GetAttachment2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251628558615394370" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIWYiROEI/AAAAAAAAAAU/r-S79zdVJtw/s320/GetAttachment2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIL_xDvbI/AAAAAAAAAAM/3jJwFcYBAYc/s1600-h/GetAttachment1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5251628380167847346" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGIL_xDvbI/AAAAAAAAAAM/3jJwFcYBAYc/s320/GetAttachment1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-6488358460002627529?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/6488358460002627529/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=6488358460002627529' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6488358460002627529'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/6488358460002627529'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/le-jury.html' title='Le jury.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_Qa0udWY0JlA/SOGJH-uPG9I/AAAAAAAAABE/S3MIm30PkX8/s72-c/GetAttachment8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3430915098540168462</id><published>2008-09-28T22:14:00.006-04:00</published><updated>2008-10-26T15:53:59.229-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Rencontre du 24 septembre 2008.</title><content type='html'>Nous voilà donc à la deuxième rencontre du cercle de lecture du prix Goncourt des Lycéens. Nous nous sommes tous placés en cercle, justement, dans une certaine hâte et avec une fébrilité perceptible… c’est parfaitement justifiable puisque c’est aujourd’hui que les débats s’amorcent.&lt;br /&gt;Parmi les trois livres lus : &lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt; d’Olivier Rolin, &lt;em&gt;La Traversée du Mozambique par temps calme&lt;/em&gt; de Patrick Pluyette et &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; de Catherine Cusset, y aura-t-il des mises à mort, des couronnements glorieux ? Seul l’avenir nous le dévoilera. La prise de position de chacun sera sûrement débattue férocement. Il y a près d’une semaine qu’on entend parler de ces livres un peu partout dans le cégep…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le débat est légèrement retardé par les différentes annonces. D’abord, il y a ce 5 à 7 organisé par l’AGE au Caféiné le 9 octobre au profit du Goncourt des Lycéens. Le représentant de l’AGE nous invite à publiciser l’événement dans nos classes et auprès de nos amis. Et puis il y a du nouveau aujourd’hui : nous sommes filmés et photographiés. Cela nous permettra d’ajouter des séquences des débats sur notre merveilleux blog. Les nouvelles continuent de plus belle; nous avons un contact avec une revue littéraire. De plus, il y a un changement dans l’ordre de lecture. Nous devrons attendre encore un peu avant de lire &lt;em&gt;Le Silence de Mahomet&lt;/em&gt; de Salim Bachi : nous n’avons pas encore reçu ce roman. Pour la semaine prochaine, nous entamerons à la place &lt;em&gt;Le Rêve de Machiavel&lt;/em&gt; de Christophe Bataille. Ce changement ne semble pas nous ébranler, nous sommes prêts à tout, des étudiants assoiffés de pages et de mots. Enfin, nous sommes invités à l’enregistrement de l’émission télévisée Bazzo.tv où il sera question du roman d’Olivier Rolin. Nous sommes six braves à vouloir y assister. Que voulez-vous ! certains malchanceux ont des cours à l’heure de l’enregistrement… Vous trouverez plus de détails sur toutes ces informations dans le &lt;a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/142718525513385402/03_CR_24sept_BaT.pdf"&gt;compte rendu de la rencontre&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin la discussion sur les livres s’amorce. Les étudiants se redressent sur leur chaise, les mains se lèvent déjà et les commentaires commencent à fuser de tous les côtés de la pièce. Le débat promet. Le premier livre qui sera décortiqué, retourné de tous les bords et soumis à la critique est &lt;em&gt;Un chasseur de lions&lt;/em&gt;. Il est intéressant ce bouquin. Les commentaires tournent autour de Manet et de Pertuizet, mais dérivent bientôt vers les critères que nous avions établis pour classer les livres. Précisions faites, nous continuons avec coeur. L’abondance de références artistiques, géographiques et historiques semble être le point du débat. Les opinions sont partagées. Finalement, le lion s’en sort sauf. Mais la conversation a du mal à passer à un autre roman… et le temps défile. Enfin, nous laissons émerger notre côté aventurier et c’est l’absurde et l’humour qui deviennent les objets du débat. Nous parlions bien évidemment de &lt;em&gt;La Traversée du Mozambique par temps calme&lt;/em&gt; que presque tout le monde semble avoir apprécié. La tempête passée, nous abordons &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt;. Il s’agit du roman le plus réaliste et ici encore les points de vue diffèrent puisque c’est de l’histoire comme telle dont nous discutons. Pas d’élimination, pas de gagnant, pas d’unanimité ! Seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra de ces trois romans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réunion se termine à la hâte, les dernières interventions sont malheureusement amputées. Mais nous partons chacun avec un nouveau livre dans les mains… avec une féroce rage de lecture. Ce fut bien évidemment une rencontre très chargée, d’autant plus que nous avons eu de la grande visite : Mme Bourgie, de la Fondation Bourgie, nous a rejoints. Il m’a semblé que nous aurions pu passer toute la rencontre à parler d’un seul des trois livres tant nous en avions à dire. C’était un peu dommage de seulement faire le survol de ces romans. Mon livre préféré n’a pas fait l’unanimité, mais ouf… je ne suis pas la seule à l’avoir adoré. Et je suis bien heureuse d’avoir pu intervenir souvent dans le débat. Enfin, c’est sûr qu’on y met plus de conviction quand on a bien compris l’histoire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janie Deschênes&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3430915098540168462?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3430915098540168462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3430915098540168462' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3430915098540168462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3430915098540168462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/rencontre-du-24-septembre-2008.html' title='Rencontre du 24 septembre 2008.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-3635645908890345123</id><published>2008-09-27T19:23:00.002-04:00</published><updated>2008-09-28T22:14:19.398-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>La Traversée du Mozambique par temps calme</title><content type='html'>C’est tout un engagement de lecteur qu’il faut prendre lorsqu’on embarque dans cette &lt;em&gt;Traversée du Mozambique&lt;/em&gt; &lt;em&gt;par temps calme&lt;/em&gt; ! Avec son quatrième roman, Patrice Pluyette nous fait voyager aux quatre coins de la planète sans jamais passer par ce tant attendu Mozambique. Les codes préétablis sont ici effacés pour laisser place à ceux de l’auteur qui a sa propre définition du roman... C’est un récit philosophique que Pluyette nous propose, sur la trame d’un pastiche de récit d’aventure. Si l’on tombe parfois dans le cliché, ce n’est que pour mieux le défaire, ou plutôt pour l’utiliser dans un revirement de situation qui laissera le plus aguerri des lecteurs pantois. Nous suivons ici l’aventure du capitaine Belalcazar, incertain descendant d’un conquistador, et de son équipage, de prime abord typique, mais en fait profondément original. Leur objectif : Païtiti, ville mythique où tout l’or inca serait rassemblé, véritable obsession pour ce capitaine qui n’en est pas à sa première tentative. Les personnages et les évènements que le groupe rencontrera seront tous plus inusités les uns que les autres. Qu’il s’agisse d’un pirate géant faisant son apparition dans un baril en pleine tempête ou de Sophie, réelle « fille des vues », qui les fera passer du pôle Nord à l’orée de la forêt amazonienne en moins de temps qu’il n’en faut pour prononcer le titre de ce roman, le lecteur peine parfois à s’y retrouver. Toute l’aventure est décrite, et même commentée, par l’auteur dans un style qui lui est très particulier. Maniant l’humour absurde et les rebondissements saugrenus comme nul autre, Patrice Pluyette sait autant nous faire rire que nous faire réfléchir. Qui d’autre aurait pensé à incarner la sagesse dans un personnage appelé Petit Pénis ? C’est pourtant ce à quoi il faut s’attendre lorsqu’on décide de suivre Pluyette dans &lt;em&gt;La Traversée du Mozambique par temps calme&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Monette&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-3635645908890345123?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/3635645908890345123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=3635645908890345123' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3635645908890345123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/3635645908890345123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/la-traverse-du-mozambique-par-temps.html' title='La Traversée du Mozambique par temps calme'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8459430579607973368</id><published>2008-09-26T19:44:00.004-04:00</published><updated>2008-09-26T19:53:59.414-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Critiques du jury'/><title type='text'>Étrangère chez soi.</title><content type='html'>Les remous que la Deuxième Guerre mondiale a laissés derrière elle se font sentir dans le roman &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt; de Catherine Cusset. On y raconte la vie d’Elena, jeune orpheline de Bessarabie que la vie n’a pas épargnée, recueillie par son oncle et sa tante, qui lutte pour se faire une place dans sa Roumanie d’adoption. Au fil des pages, on découvre une jeune fille prometteuse et entêtée qui ne désire que partir loin de la tyrannique Roumanie communiste de Ceausescu. Elle y parvient avec l’homme qu’elle épousera et leur fils, et tous les trois rencontrent maints obstacles sur la route qui les mènera vers les États-Unis. Après l’euphorie trop brève du rêve, Elena devenue Helen se retrouve nez à nez avec une réalité froide à laquelle elle ne s’était pas préparée. La « distanciation » de son fils unique, la dégradation progressive de l’homme qu’elle aime; son univers semble lui glisser entre les doigts, la poussant à répéter par amour les erreurs de ses parents. À travers les déchirures d’une famille internationale, on observe comment parfois, la vie rapproche les personnes que tout semblait a priori opposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce roman est un baume sur l’identité meurtrie des sociétés contemporaines. Une histoire qui nous fait voyager de la Bessarabie aux États-Unis en passant par la France, l’Italie et Israël, voyager du pire au meilleur en passant par les larmes et les sourires. Catherine Cusset donne vie à des gens plus vrais que nature et attachants par leurs histoires et leurs différences. Avec &lt;em&gt;Un brillant avenir&lt;/em&gt;, on apprend que l’appartenance ne s’acquiert pas avec un titre de propriété, et que la confiance et l’attachement permettent à l’homme d’être chez lui partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anne-Sophie Voyer&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8459430579607973368?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8459430579607973368/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8459430579607973368' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8459430579607973368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8459430579607973368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/trangre-chez-soi.html' title='Étrangère chez soi.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-1311211556496201443</id><published>2008-09-26T19:33:00.008-04:00</published><updated>2008-10-26T15:58:03.284-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Première rencontre officielle.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mercredi 17 septembre 2008&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la première rencontre officielle des 22 participants du Prix Goncourt des Lycéens. Après un cours de chimie, d’histoire ou de philo, on s’isole dans un local de la bibliothèque du collège (quoi de mieux pour parler littérature !), on se scrute, on s’observe, on se présente ! Voici les visages de ceux que nous côtoierons pendant les deux prochains mois. Tous sont enthousiastes, agités et peut-être un peu fébriles à l’idée de se lancer dans ce marathon de lecture. L’implication commence maintenant : on se répartit les tâches, il faut s’organiser si on veut que l’aventure se poursuive ! Créer le blog, trouver un parrain journaliste, chercher des fonds et tenir les archives : chacun s’implique comme il le peut, dans la sphère qui lui convient. Un travail littéraire s’impose, nous devons établir des critères d’évaluation des romans et nous familiariser avec les auteurs. La frénésie est palpable quand on prononce les mots « Paris », « Rennes », « valises », et aussi « Rolin », « Pluyette » et « Cusset ». Certains ont déjà entamé les lectures (ils s’échappent, ont hâte de s’exprimer), d’autres cherchent à s’emparer des livres… Chose certaine, les univers de ces trois auteurs nous habiteront pour la semaine à venir…&lt;br /&gt;Il faudra attendre au mercredi 24 septembre pour débattre, critiquer, louanger ou condamner. Au programme lors de cette prochaine rencontre : nos impressions sur les trois premiers romans.&lt;br /&gt;Tranquillement, on prend ses aises dans ce tourbillon de littérature.&lt;br /&gt;À suivre…&lt;br /&gt;Florence Paquin-Malette&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cliquez sur ce lien pour accéder au &lt;a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/142718525513385402/02_CR_17sept_FMP1.doc"&gt;compte rendu formel&lt;/a&gt; de la rencontre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-1311211556496201443?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/1311211556496201443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=1311211556496201443' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1311211556496201443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/1311211556496201443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/premire-rencontre-officilelle.html' title='Première rencontre officielle.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-8445981236694278561</id><published>2008-09-23T21:51:00.002-04:00</published><updated>2008-09-26T13:01:50.388-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>La naissance du Goncourt</title><content type='html'>La naissance du Goncourt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Le prix Goncourt est un prix d'excellence décerné chaque année, et ce, depuis 1903, au « meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année ». Ainsi, à chaque édition, les dix membres de l’Académie Goncourt se réunissent pour pouvoir désigner l’heureux gagnant du prix qui reçoit une somme symbolique de 7,50 euros, mais aussi la promesse d’un succès certain pour son livre, d’une gloire et d'une renommée qui ne peuvent être négligés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            En 1874, après la mort de Jules Huot de Goncourt, son frère, Edmond rédige un testament qui fait d’Alphonse Daudet et de Léon Hennique ses légataires officiels. Ils auront pour mission de créer une société littéraire qui perpétue l’atmosphère régnant dans les salons littéraires et qui rende hommage à la pensée des frères Goncourt. Trois règles d’or devaient déterminer si l’œuvre d’un auteur pouvait prétendre à cette récompense qui deviendra vite prestigieuse : premièrement l’œuvre se doit d’être originale, deuxièmement elle doit être parue dans l’année et, troisièmement, il est obligatoire qu’elle soit écrite en langue française, aucune traduction n’est autorisée. Lors de la première réunion, qui a eu lieu le 13 décembre 1903 au restaurant Champaux, les dix académiciens ont remis le premier prix à Antoine Nau pour son livre Force ennemie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1988, l’idée d’un professeur de lettres rennais, qui avait suggéré à ses classes de lire une partie des romans de la sélection Goncourt, fut reprise par la Fnac et l’Action culturelle du Rectorat de l’Académie de Rennes. C’est ainsi que naquit le Prix Goncourt des Lycéens. L’objectif de cette initiative était de rehausser la popularité de la lecture chez les jeunes et de récompenser les efforts d’un écrivain qui se serait démarqué. La première édition obtint un succès immédiat. En quelques années, la participation explosa et le Goncourt des Lycéens eut une renommée nationale.&lt;br /&gt;[paragraphe]&lt;br /&gt;Aujourd’hui, tous les niveaux de classes, toutes les séries et tous les types de lycées peuvent participer au Goncourt des Lycéens. Aucun préalable n’est demandé, si ce n’est l’amour de la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Prix Goncourt des lycéens revêt une importance spéciale aux yeux des auteurs principalement parce qu’il vient des étudiants qui sont, en fait, les lecteurs de demain, mais aussi parce que contrairement au jury de l’Académie, ils portent un tout autre regard sur le livre : sans contrainte et sans a priori.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Goncourt des lycéens n’est pas seulement un marathon de lecture, il est aussi un stimulant éducatif. L’idée de pouvoir décerner un prix revêtant une importance significative aux yeux de l’auteur choisi oblige les jeunes à développer leur sens critique. Ils sont tenus de peser le pour et le contre en se basant sur des critères qu’ils doivent eux-mêmes établir avec l’aide de leur professeur. Cependant le Goncourt des lycéens n’est pas simplement bénéfique dans le cadre scolaire, il est aussi un stimulant de la lecture familiale. Les jeunes ne se sentent pas seulement obligés de lire pour leur programme scolaire, mais cultivent aussi la lecture pour le plaisir, plaisir qu’ils font partager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, pour l’édition 2008 du prix Goncourt des lycéens prés de 2000 étudiants, issus de 56 différentes classes de France, mais aussi du Québec et du Maroc, participeront activement à cet événement et décerneront une nouvelle fois ce prestigieux titre à l’auteur qui aura conquis leur cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assirem Amal Boumati et Stéphanie Déborah Jules&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-8445981236694278561?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/8445981236694278561/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=8445981236694278561' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8445981236694278561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/8445981236694278561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/la-naissance-du-goncourt_9959.html' title='La naissance du Goncourt'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-970038731998789519.post-7197682694721814154</id><published>2008-09-17T20:40:00.012-04:00</published><updated>2008-10-26T15:56:23.734-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Journal de bord'/><title type='text'>Réunion d'information.</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mercredi 10 septembre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prix Goncourt des lycéens suscite un grand intérêt parmi les étudiants du collège de Bois-de-Boulogne ! En effet, sur les cinquante et un qui ont répondu par courriel aux sollicitations, vingt-huit se sont présentés à la réunion d’information. Nous étions tous ravis d’accueillir Céline Bengle, de la Direction des études et des Services aux étudiants, qui fera partie du cercle de lecture. D’autres personnes nous rejoindront au fil des rencontres : Michel-André Hottote, professeur d’histoire de l’art et organisateur du voyage en France, ainsi que des professeurs de français et d’autres disciplines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enthousiasme des étudiants est évident dès le début de la réunion. Ils sont prêts à se lancer dans cette aventure : un vrai marathon de lecture (15 romans, 5 146 pages en une cinquantaine de jours !), une épreuve d’endurance dont nous sortirons tous essoufflés, sans aucun doute, mais vainqueurs, ex æquo, forts d’une expérience enrichissante et inoubliable.&lt;br /&gt;La présentation du prix Goncourt et les motifs qui président à la naissance du Goncourt des lycéens sont volontairement passés sous silence : cette recherche constitue en effet le premier travail que les jurés auront à faire, et le résultat servira d’introduction au blogue dans lequel sera présenté le journal de bord. À cette présentation s’ajoutera une brève biographie des auteurs qui apparaissent sur la liste de cette année, liste que vous trouverez ici &lt;a href="http://fnaclive.com/gdl"&gt;Le Goncourt des lycéens sélection 2008&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une partie de la réunion est dévolue à la présentation de l’organisation mise en place pour le bon déroulement de l’événement : la date limite d’inscription, la constitution de petites équipes, la rotation des livres, la création du blogue et la tenue du journal de bord, les rencontres du cercle de lecture, le voyage en France, etc. Si vous voulez avoir plus de précisions sur ces différents aspects, cliquez ici &lt;a href="http://sd-1.archive-host.com/membres/up/142718525513385402/01_CR_Information1.pdf"&gt;Information&lt;/a&gt; pour avoir accès au compte rendu de la rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est ensuite question de l’influence du prix. Les étudiants participants vont devenir les jurés d’un prix important qui assure des ventes considérables à l’auteur qui le reçoit. Le simple fait d’être sur la liste Goncourt augmente la visibilité des romans : les retombées pécuniaires et publicitaires sont appréciables pour tous les auteurs en lice. L’attribution du Goncourt des lycéens implique, de la part des jurés, la prise de conscience des avantages matériels évidents qui peuvent en découler. Mais le Prix assure aussi (surtout ?) au récipiendaire une place de choix dans le champ littéraire en lui amenant de nombreux lecteurs et en attirant sur lui l’attention de ses pairs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs qui ont reçu le Goncourt des lycéens lui accordent une place particulière dans leur coeur. Dans une entrevue qu’il accorde à Marc Cassivi (&lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; du 6 septembre 2008) Philippe Claudel, lauréat l’année dernière pour &lt;em&gt;Le Rapport de Brodeck&lt;/em&gt;, le qualifie de vrai prix et avoue que le Goncourt des lycéens l’a plus touché que le Renaudot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour agir comme jurés, il faut donc établir des critères qui permettront d’éliminer 12 oeuvres pour n’en retenir que 3, et finalement ne couronner qu’un seul roman. Et on parle enfin de littérature : que doit posséder une oeuvre pour se mériter un tel prix ? Quelques éléments ressortent après discussion : l’oeuvre doit être accessible aux jeunes, traiter de sujets intemporels, susciter un vrai plaisir de lecture, être vraisemblable (au sens littéraire du terme), etc., et, bien sûr, l’auteur doit posséder un style propre; autant de critères qui seront discutés, contestés, approuvés, modifiés, balayés au fil des rencontres du cercle de lecture...&lt;br /&gt;La prochaine rencontre a lieu le 17 septembre. Nous saurons alors combien d’étudiants de Bois-de-Boulogne participeront à cette course extraordinaire. Ce bref résumé de notre première rencontre constitue ma seule participation au journal de bord : je vous cède la parole !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicole Garet&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/970038731998789519-7197682694721814154?l=leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/feeds/7197682694721814154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=970038731998789519&amp;postID=7197682694721814154' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7197682694721814154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/970038731998789519/posts/default/7197682694721814154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leprixgoncourtdeslyceens-bdeb2008.blogspot.com/2008/09/journal-de-bord-mercredi-10-septembre.html' title='Réunion d&apos;information.'/><author><name>Jury du Collège de Bois-de-Boulogne</name><uri>http://www.blogger.com/profile/18200290980197048916</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
